La psychanalyse, le politique et le désir

LA PSYCHANALYSE, LE POLITIQUE ET LE DESIR X 1 Les questions abordées dans cet article seront reprises par l'auteur dans son séminaires les premiers lundi de chaques moi au Théâtre Mouffetard (7 rue moufetard 75005) à partir du lundi 3 octobre. I – La psychanalyse et les Lumières La levée de la censure et le paradoxe des Lumières Freud, tout en s'avérant méfiant envers le sens unifiant, homogénéisant, que la psychanalyse tend à donner du réel, confessait toutefois une admiration absolue envers les philosophes des Lumières. Tempérant une telle admiration par sa réserve envers la science, Lacan...Lire la suite

Réponse au dossier d'Ursula Gauthier dans le Nouvel observateur

Les secrétaires d'une parole en souffrance à propos du dossier «Faut-il en finir avec la psychanalyse», le Nouvel Observateur, n° 2130 du 1er au 7 septembre 2005. Madame Gauthier, Votre article et le dossier que vous avez organisé autour de la parution d'un livre noir, de l'éditrice Catherine Meyer, appelle-t-il des réponses? Contrairement à ce que vous affirmez, je ne suis pas sûr que ce livre constitue un «événement», mais plutôt l'un des avatars d'une querelle de pouvoir orchestrée par les intérêts pharmaceutiques et la réorganisation des politiques de santé en Europe. C'est pourquoi je ne...Lire la suite

Note de lecture et commentaire du "Livre noir de la psychanayse"

Photo Philippe Duval (R) 1 - Contenu de l'ouvrage Le 1er septembre paraît aux Arènes un ouvrage collectif intitulé Le livre noir de la psychanalyse. Vivre, penser et aller mieux sans Freud. Catherine Meyer en est l'éditrice responsable avec la collaboration de Mikkel Borch-Jacobsen, Jean Cottraux, Didier Pleux et Jacques Van Rillaer. Dans cet ouvrage, les freudiens sont mis en accusation : ils ont, dit-on, envahi les médias à coups de propagande et de mensonges. Sont brocardés avec une rare violence tous les représentants du mouvement psychanalytique depuis ses origines : Melanie Klein,...Lire la suite

Anti freudisme et/ou antisémitisme : les leçons d'un procès

Les attendus que l'on lira ici sont ceux d'un procès attenté pour diffamation par le « Club de l'Horloge » et Jacques Bénesteau à l'encontre d'Élisabeth Roudinesco. Au centre de cette accusation l'article qu'Élisabeth Roudinesco a publié dans la revue « Les Temps Modernes » sous le titre « Le club de l'horloge et la psychanalyse : chronique d'un antisémitisme masqué ». Le club de l'Horloge se veut un laboratoire d'idées pour l'extrème droite, quant à Jacques Bénesteau il est l'auteur d'un ouvrage intitulé « mensonges freudiens ». En s'attaquant à la psychanalyse et à Freud Jacques Bénesteau s...Lire la suite

Actualité du juridisme psy

Pour ignorer que le droit participe sous nos cieux d'Occident de l'institution du sujet de la parole, les psychanalystes ne me semblent pas avoir su jusqu'alors prendre acte de l'articulation de la clinique à la dimension juridique, proprement langagière, de la Loi. Ce qui se manifeste dans la manière dont l'apport majeur de Pierre Legendre en ce domaine se trouve encore aujourd'hui circonscrit ou déformé. Les différentes sphères de la psychanalyse, réduisant le juridique à une seule fonction de puissance sur le réel, à la seule perspective de régulation des comportements, ne reconnaissent...Lire la suite

le psychanalyste est-il au service du consommateur?

Le psychanalyste est-il au service du consommateur ?* Peut-on se payer une analyse ? Peut-on acheter une analyse comme on s'achète un vêtement ou une maison de campagne lorsque l'on en a les moyens ? peut-on -et avec quel profit c'est le cas de le dire - raisonner de cette façon, ou du moins penser la demande adressée à un analyste en ces termes ? Les événements de l'an passé concernant la législation sur les psychothérapies, la massification de l'offre « psy » assimilée à un service quelconque et dont le coût tend à diminuer au fur et à mesure de l'évolution des rapports entre l'offre et la...Lire la suite

Lettre ouverte à Mme Catherine Vincent

« Le défi de l'évaluation de psychothérapies, un casse-tête pour les professionnels » « Le Monde » du 09 Mars 2005 Lettre ouverte à Mme Catherine Vincent. Madame. Dans votre article du Monde du 09 Mars 2005 intitulé « Psychothérapies, le défi de l'évaluation », le casse-tête théorique et pratique que représenterait l'estimation de l'efficacité des traitements semble vous poser un douloureux problème. Il le serait aussi, selon vous pour les professionnels ! Mais qui pose ce défi et quels professionnels veulent le relever ainsi ? Après votre regard sur ce qui serait une « polémique » il est...Lire la suite

Intervention de Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret au colloque de l'association "Psychanalyse et politique"

Histoire d'un amendement Tout commence le 8 octobre 2003 à l'Assemblée Nationale, dans la lueur jaunâtre des débats nocturnes. Un amendement est présenté par M. Accoyer, député. Cet amendement a pour objet de mettre fin au « flou » législatif qui existe par rapport à l'exercice des activités des psychothérapeutes, mais aussi des psychanalystes. Il dispose que la « mise en œuvre » des « différentes catégories de psychothérapies » […] « ne peut relever que de médecins ou de psychologues ayant les qualifications professionnelles requises ». Cet amendement suscite un très court débat. Personne ne...Lire la suite

Élisabeth Roudinesco s'entretient avec Philippe Grauer

Philippe Grauer : — Tu es très active ces derniers temps, à conférence un peu partout en France en l'honneur de Freud voyageur, et voici qu'en plus du travail de présentation de cette jolie édition de Notre cœur tend vers le sud (Fayard, 2005), traduite par Jean-Claude Capèle et que tu as talentueusement préfacé, on apprend que tu es reçue par François Hollande. Tu as donc rencontré hier après-midi le Premier secrétaire du Parti socialiste. Il s'agit d'un événement. Peux-tu nous dire comment s'est déroulée cette rencontre ? Élisabeth Roudinesco : — J'ai en effet rencontré hier François...Lire la suite

Meurtrier à trois ans et demi

Meurtrier à trois ans et demi ! “Tragédie incompréhensible” affirme-t-on tant dans le public que parmi les autorités concernées. Mercredi après-midi, une jeune mère, pensionnaire d'une maison d'accueil pour femmes en difficulté confie la garde de sa fille de quatre semaines pour quelques minutes à une autre locataire du centre. Profitant sans doute d'un moment d'absence de tout adulte auprès du nourrisson, un petit garçon de trois ans et demi s'en est pris au bébé, l'a fait tomber de son landau et l'a frappé et violenté jusqu'à ce que mort s'en suive. Les enquêteurs ont reconstitué la scène...Lire la suite

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