George Brassens

Mourir pour des idées

Mourir pour des idées d’accord mais de mort lente. G Brassens C’était il y a bien longtemps, mais peut-être est-ce encore le cas aujourd’hui, je l’ignore car je ne fréquente plus guère mes collègues. En ce temps lointain donc, chaque rencontre se faisait dans un climat que pour ma part je trouvais pesant. On aurait dit que l’avenir de l’humanité allait se jouer dans chacune des prises de paroles des psychanalystes auto proclamés présents dans la salle. À vrai dire je m’en fichais. J’avais 25 ans et la docte assemblée, infatuée d’elle-même, me gonflait. Donc j’étais le vilain petit canard. J’...Lire la suite
Clinique de La Borde

Les mesures prises lors du confinement à la clinique de La Borde

Durant le confinement à La Borde, nous avons été touchés dès le début par la circulation du virus car un moniteur strasbourgeois s’était rendu dans sa famille début mars et s’est trouvé contaminé par un médecin urgentiste de ses amis, qui ne se savait pas malade. Il a travaillé deux jours avant de l’apprendre et son confinement à son domicile commença sur le champ. Ses cas contacts furent immédiatement repérés et toute une stratégie a pu se mettre en place avec l’aide de l’infectiologue du département et de l’ARS. Il fut décidé de concert que les activités du club seraient maintenues avec des...Lire la suite
Un doute infini. l'obsessionnel en 40 leçons

La rentrée, quelle rentrée?

Les français semblent vouloir jouer avec le temps. Ce qui était prévu en mai ou juin ou juillet se retrouve en septembre. Comme si, par l'opération du Saint Esprit, tout pouvait être décalé de trois mois ? Sans doute avec le secret espoir que la rentrée verrai tout ce désordre effacé. Donc, on fait comme si, une rentrée Canada Dry en quelque sorte, avec un mois de mai qui se retrouve en septembre et des "évènements" qui se bousculent. Rentrée éditoriale en pointillés. On imagine bien que l'été n'a pas été très serein du côté des petits éditeurs. Quant aux grands, on les suppose plus attentifs...Lire la suite
pause

Pause

Pause : Il est temps pour chacun d’entre nous de faire enfin une pause après ces deux premiers trimestres éprouvants. Il y a eu certes la pandémie qui, à l’heure où j’écris, est loin d’être terminée et où la crainte d’un retour à l’automne est une éventualité que l’on ne saurait ignorer, mais à Paris et sans doute dans d’autres villes les grèves et les divers mouvements sociaux qui ont agité le pays, ont rendu l’exercice des professions du soin particulièrement épuisantes. Il n’y eut pas que des effets néfastes à tous ces soubresauts. La planète a respiré comme jamais donnant une image...Lire la suite

Retour de la censure

Céline Masson Directrice du Réseau de recherche sur le Racisme et l’Antisémitisme, Centre d'Histoire des Sociétés, des Sciences et des Conflits (CHSSC), psychanalyste, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne, présidente de l’Association française de recherche sur les processus de création, Pandora, auteur de La fonction de l’image dans l’appareil psychique chez Erès. Suzanne Ferrières-Pestureau Psychanalyste, membre de Pandora, auteur de La violence dans l’art aux éditions du Cerf Régine Waintrater Psychanalyste, anc. Maître de Conférences à l’Université de Paris, membre de Pandora...Lire la suite

Pour déconfiner la psychanalyse. lettre ouverte à mes collègues

Pour déconfiner la psychanalyse Lettre ouverte à mes collègues Peut-être la crise du coronavirus vient-elle avec plus de vigueur encore interpeller les pratiquants de la psychanalyse. Pourtant, depuis le Livre noir, il y en eu des interpellations. Au delà d’y percevoir la seule mauvaise foi, quelques collègues y ont bien repéré un symptôme à penser et nous ont apostrophé : « Psychanalystes qu’avons-nous fait de la psychanalyse ? » (Merci A. Millet). Ce fut jugé « intéressant », fit l’objet de quelques colloques avant que chacun retourne à son cabinet. Dommage. Nous avons continué de...Lire la suite
déconfinement astérix

Éditorial : Déconfinement ?

« L’avenir appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt » Coluche « Nous vaincrons par ce que nous sommes les plus forts » Paul Reynaud Ministre des finances Septembre 1939 » Il y a comme cela des phrases qui vous restent en mémoire. En quelques mots tout est dit même et surtout lorsque la suite vient en révéler la saveur. Cette brièveté fait un étonnant contraste avec les flots de paroles et d’écrits qui déferlent en ce moment. Certes on n’entend pas beaucoup les psychanalystes et c’est tant mieux cela leur évite de dire des bêtises ce dont ils sont coutumiers. Peut-être est-ce là au...Lire la suite
virus

la méthode scientifique

La méthode scientifique ? L’épidémie de coronavirus se maintient et se développe en France et dans le monde, en particulier au sein de la population dite instruite de ce que représente une démarche scientifique. Vous savez bien un truc qui parle de nombre de cas étudiés, de temps nécessaire à l’évaluation des résultats, de fiabilité de la méthode et des pourcentages de faux positifs, de complexité de l’étude étant donné les différents facteurs entrant en jeu, j’en passe. Et pour peu que l’on suive de près les données très compliquées à comprendre même avec un solide bagage scientifique, on ne...Lire la suite
confinement

Prenez vos distances

TRIBUNE Le malheur du monde Pour la distance de précaution. Contre la distanciation sociale « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. » écrit Albert Camus dans Poésie 44 un essai paru en 1944, durant la Deuxième Guerre mondiale. L’objet en question est à définir comme un objet philosophique, c’est-à-dire le résultat d’une activité de la pensée, que le sujet se préoccupe du monde ou de lui-même. S’agissant de l’expression « distanciation sociale », calque de « social distancing », on ne peut que regretter le coupable empressement avec lequel elle s’est illustrée dans les...Lire la suite

un courrier de Miren Arambourou

Chers collègues, Je ne doute pas que chacun ait trouvé comment maintenir le lien avec ses patients et soutenir le champ transférentiel dans ces circonstances étranges. Pour ma part, j’ai proposé des séances par téléphone aussi souvent que c’était possible (sauf avec les enfants) et je constate chaque jour combien il était important d’insister. Certains patients qui avaient tant de mal à faire avec la vie ordinaire, même aménagée, puisent dans leurs expériences de survivance aux traumas des capacités étonnantes pour faire face à cet actuel. Dans les réseaux d’écoute bénévole des soignants, on...Lire la suite

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