Mourir pour des idées

Laurent Le Vaguerèse
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Mourir pour des idées d’accord mais de mort lente. G Brassens  

George Brassens

Les mesures prises lors du confinement à la clinique de La Borde

Michel Lecarpentier
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Durant le confinement à La Borde, nous avons été touchés dès le début par la circulation du virus car un moniteur strasbourgeois s’était rendu dans sa famille début mars et s’est trouvé contaminé par un médecin urgentiste de ses amis, qui ne se savait pas malade. Il a travaillé deux jours avant de l’apprendre et son confinement à son domicile commença sur le champ. Ses cas contacts furent immédiatement repérés et toute une stratégie a pu se mettre en place avec l’aide de l’infectiologue du département et de l’ARS. Il fut décidé de concert que les activités du club seraient maintenues avec des aménagements pour qu’une vie sociale thérapeutique puisse continuer à soutenir psychiquement la collectivité. Le club et ses réunions habituelles de discussion et de décision furent très importants pour que chacun puisse être partie prenante des modifications nécessaires tout en maintenant donc les invariants structurels.  

Clinique de La Borde

La rentrée, quelle rentrée?

Laurent Le Vaguerese Alain Abelhauser
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Les français semblent vouloir jouer avec le temps. Ce qui était prévu en mai ou juin ou juillet se retrouve en septembre. Comme si, par l'opération du Saint Esprit, tout pouvait être décalé de trois mois ? Sans doute avec le secret espoir que la rentrée verrai tout ce désordre effacé. Donc, on fait comme si, une rentrée Canada Dry en quelque sorte, avec un mois de mai qui se retrouve en septembre et des "évènements" qui se bousculent. Rentrée éditoriale en pointillés. On imagine bien que l'été n'a pas été très serein du côté des petits éditeurs. Quant aux grands, on les suppose plus attentifs à la rentrée littéraire qu'à celle des publications des psychanalystes.  Mon ami Alain Abelhauser qui a obtenu le "Prix oedipe des Libraires" pour son livre "Mal de femme" m'a proposé de publier en "bonnes feuilles" un court extrait de son prochain ouvrage qui doit sortir début septembre. Les voici donc en avant première.  Bonne "rentrée" à tous LLV       L e s    b r e t e l l e s  e t        l a        c e i n t u r e

Un doute infini. l'obsessionnel en 40 leçons

Pause

Laurent Le Vaguerèse
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Pause : Il est temps pour chacun d’entre nous de faire enfin une pause après ces deux premiers trimestres éprouvants. Il y a eu certes la pandémie qui, à l’heure où j’écris, est loin d’être terminée et où la crainte d’un retour à l’automne est une éventualité que l’on ne saurait ignorer, mais à Paris et sans doute dans d’autres villes les grèves et les divers mouvements sociaux qui ont agité le pays, ont rendu l’exercice des professions du soin particulièrement épuisantes. Il n’y eut pas que des effets néfastes à tous ces soubresauts. La planète a respiré comme jamais donnant une image crédible à un futur possible et contrastant avec la litanie des dégradations que rien, décidément rien, ne semblait pouvoir arrêter. La clinique aussi a pu nous faire croiser chez certains de nos patients des effets de retrouvaille, de prises de recul et de réflexions dont les conséquences positives ont pu nous étonner. Dans d’autres situations au contraire, le confinement a fait reculer les progrès d’un travail commencé, éloigné de nos cabinets des patients qui auraient eu au contraire, besoin de poursuivre leur travail avec nous.

pause

Retour de la censure

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Céline Masson Directrice du Réseau de recherche sur le Racisme et l’Antisémitisme, Centre d'Histoire des Sociétés, des Sciences et des Conflits (CHSSC), psychanalyste, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne, présidente de l’Association française de recherche sur les processus de création, Pandora, auteur de La fonction de l’image dans l’appareil psychique chez Erès.

Pour déconfiner la psychanalyse. lettre ouverte à mes collègues

Vincent Magos
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Pour déconfiner la psychanalyse Lettre ouverte à mes collègues   Peut-être la crise du coronavirus vient-elle avec plus de vigueur encore interpeller les pratiquants de la psychanalyse. Pourtant, depuis le Livre noir, il y en eu des interpellations.

Éditorial : Déconfinement ?

Laurent Le Vaguerèse
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« L’avenir appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt » Coluche « Nous vaincrons par ce que nous sommes les plus forts » Paul Reynaud Ministre des finances Septembre 1939 »   Il y a comme cela des phrases qui vous restent en mémoire. En quelques mots tout est dit même et surtout lorsque la suite vient en révéler la saveur. Cette brièveté fait un étonnant contraste avec les flots de paroles et d’écrits qui déferlent en ce moment. Certes on n’entend pas beaucoup les psychanalystes et c’est tant mieux cela leur évite de dire des bêtises ce dont ils sont coutumiers. Peut-être est-ce là au fond le principe du fameux silence de l’analyste sur lequel tant a été écrit. Malheureusement ils se rattrapent en écrivant des livres que personne ne lit plus tant ils sont, sauf exceptions, sans intérêt.  

déconfinement astérix

la méthode scientifique

Laurent Le Vaguerèse
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La méthode scientifique ?   L’épidémie de coronavirus se maintient et se développe en France et dans le monde, en particulier au sein de la population dite instruite de ce que représente une démarche scientifique. Vous savez bien un truc qui parle de nombre de cas étudiés, de temps nécessaire à l’évaluation des résultats, de fiabilité de la méthode et des pourcentages de faux positifs, de complexité de l’étude étant donné les différents facteurs entrant en jeu, j’en passe. Et pour peu que l’on suive de près les données très compliquées à comprendre même avec un solide bagage scientifique, on ne peut que saluer le courage des chercheurs dans leur tentative pour maintenir la rigueur du raisonnement à un niveau élevé et à un niveau suffisant d’incertitude pour que, pour ma part, je ne désespère pas complètement de mes concitoyens et surtout des plus instruits.  

virus

Prenez vos distances

Joël Des Rosiers
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TRIBUNE    Le malheur du monde Pour la distance de précaution. Contre la distanciation sociale  

confinement

un courrier de Miren Arambourou

Miren Arambourou
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Chers collègues, Je ne doute pas que chacun ait trouvé comment maintenir le lien avec ses patients et soutenir le champ transférentiel dans ces circonstances étranges. Pour ma part, j’ai proposé des séances par téléphone aussi souvent que c’était possible (sauf avec les enfants) et je constate chaque jour combien il était important d’insister. Certains patients qui avaient tant de mal à faire avec la vie ordinaire, même aménagée, puisent dans leurs expériences de survivance aux traumas des capacités étonnantes pour faire face à cet actuel. Dans les réseaux d’écoute bénévole des soignants, on ne reçoit pas énormément de demandes. Les personnels des maisons de retraite, des centres d’accueil pour handicapés, des hôpitaux psychiatriques etc sont acculés à faire preuve d’une immense créativité pour poursuivre leur tâche en dépit de la pénurie dramatique qui leur est imposée : la nécessité d’agir décharge temporairement l’angoisse à l’idée de la contagion à laquelle ils sont exposés sans protection. J’imagine que nous aurons, après la levée du confinement, à accueillir bien des effondrements. 

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