Le soin psychique en réanimation. oeuvrer pour l'accompagnement psychologique des patients, des familles et des soignants
oeuvrer pour l'accompagnement psychologique des patients, des familles et des soignants

Sous la direction de:

La psychanalyse et les réanimés
Les vêtir de paroles

libre opinion: Euthanasie

Je crois savoir que le texte législatif - autorisant la sédation profonde continue, jusqu'à ce que quelqu'un, un malade « condamné », comme on disait autrefois, privé de tout apport hydrique et calorique, meure de déshydratation et d'inanition - a été voté par l'Assemblée et refusé par le Sénat. Si ces deux assemblées ne parviennent pas à un accord, il sera voté une deuxième fois par l'Assemblée nationale et aura force de loi. Il paraît que le quidam ne sentirait ni la soif ni la faim qui détruisent son corps ; comment l'a-t-on prouvé ??? Je ne sais. Je ne sais pas non plus pourquoi on a...Lire la suite

Romain Gary

Romain Gary Gary, le feu en russe, est le pseudonyme que Roman Kacew s’est choisi en brûlant ses vaisseaux, en désertant les terres du nom de son père. Gary me brûle à la fin et je cherche à m’en délivrer Mon regard et mon cœur ont été accrochés par le titre d’un petit cahier de L’Herne : « Le judaïsme n’est pas une question de sang ». C’est le titre d’une interview de Gary conduite en 1970 par Richard Liscia (Arche 26 Avril-25 mai 1970) et j’ai su d’emblée qu’on n’allait pas sur cette voie vers l’enfermement et la convention. Et puis, je me suis aperçu vite que comme Camus, comme Orwell,...Lire la suite
Marcel Cohen. « Sur la scène intérieure. Sous titre : Faits ». Gallimard 2013. Un ami m’a signalé ce volume. Je me suis rendu chez mon libraire pour le commander. Il m’a répondu qu’il croyait bien me l’avoir déjà vendu. Pour me convaincre, il m’a montré la couverture du livre qui effectivement me disait quelque chose. De retour à la maison, j’ai commencé à fouiller dans mes piles de bouquins, et j’ai fini par le retrouver. Je l'avais déjà parcouru, survolé, croyais-je. Je l'ai repris, et à ma surprise j'ai bien dû constater que je l'avais déjà lu de la première à la dernière ligne, et non...
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le labyrinthe du silence
A propos d’un film « Le labyrinthe du silence » Ça fait une dizaine d’années que, entraîné par l’amitié de Michel Fennetaux j’ai participé activement au séminaire parole/génocide qu’il a animé jusqu’à sa disparition. Mon parti pris était de m’intéresser aux victimes et aux témoins de la tentative d’extermination des juifs d’Europe par les nazis, et de ne pas m’occuper de la psychologie ni de l’histoire des bourreaux. C'était sans compter avec « le hasard » : lors de la présentation de mon livre « Jouissances, du sein au meurtre », un ami qui s'était dérangé m'a glissé en partant un livre sous...
Du sein au meurtre
philippe claudel
"J'abandonne" 5 L'auteur, Philippe Claudel, a choisi de nous offrir un roman sur les prélèvements et les greffes d'organe à l'intérieur d'une tragédie qui respecte l'unité de lieu : une pièce appelée « le confessionnal », l'unité de temps : à peu près deux heures, l'unité d'action : recueillir une autorisation de prélèvements d'organe auprès de la mère d'une jeune fille en mort cérébrale 6 Sur leur fiche de paie ils sont « psychologue ou thérapeute », mais dans le milieu où ils gravitent, on les surnomme les hyènes. Ces deux là sont chargés d’annoncer la mort et d’obtenir de la famille l’...
Réparer les vivants de Maylis de Kerengal Gallimard On nous annonce un roman, mais c’est plutôt une ode à la transplantation. Tous les personnages, du coordinateur à l’infirmière et au chirurgien, sont intéressants et originaux ; chacun a sa beauté et on se ferait prélever de bon cœur, rien que pour faire la connaissance de tous ces gens merveilleux. Il sont d’une extrême délicatesse et ne commettent jamais de fausse note (si, on nous en offre tout de même une seule, mais est-ce vraiment une fausse note : l’infirmière qui soigne le corps du donneur lui parle gentiment comme elle le fait aux...
confiteor
CONFITEOR de Jaume Cabre. Actes Sud 2013 Bien que dans ma jeunesse lointaine, les livres épais ne me rebutassent point, (j’ai beaucoup aimé et relu bien des fois les frères Karamazov), j’ai maintenant horreur des gros bouquins, et celui-là, qui fait presque huit cent pages m’avait d’abord rebuté par son poids dont déjà souffraient mes mains. Mais j’ai entendu mon libraire en faire grand éloge dans sa boutique de bon accueil. - C’est le meilleur roman étranger de l’année, disait-il. Me voilà donc avec les 770 pages de « Confiteor ». Retraité et seul à la maison pour quelques jours, ce livre ne...

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