L'école buissonnière

Saverio Tomasella
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L'école buissonnière « En analyse, c'est le patient qui sait . » « Le seul problème de l'analyse, c'est l'analyse de l'analyste. » S. Freud Dire que nous sommes facilement rattrapés par la volonté de contrôler, l'autre, soi, la cure, la prise de parole dans un groupe d'analystes, la théorie c'est enfoncer une porte grande ouverte. Pourtant le faux-soi du psychanalyste guette, si pour sauver la ligne d'une école ou les croyances des maîtres ou analystes du passé nous portons le masque et prenons la pose. Se protéger de la contagion du transfert-hors-cadre ? peste imaginaire des psychanalystes ? Toutes écoles et tendances confondues, ne surgissent-ils pas, parfois, ces mots d'exil et de pouvoir, ces mots de mort,entre analystes ? L'histoire des mouvements psychanalytiques en France n'en est pas exempte.

Gêne éthique

Daniele Epstein
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Gêne éthique "Voici que l'homo sapiens est en voie de devenir Homo biologicus, un étrange bipède qui cumulera les propriétés de se reproduire sans mâle comme les pucerons, de féconder sa femelle à distance comme les mollusques Nautiles, de changer de sexe comme les poissons Xiphophores, de se bouturer comme le ver de terre, de remplacer ses parties manquantes comme le triton, de se développer en dehors du corps  maternel comme le kangourou, de se mettre en état d'hibernation comme le hérisson" Jean Rostand "Il se pourrait que la finalité inconsciente des bricolages contemporains consiste à bouturer l'humain de qualité, celui qu'on affinerait de génération en génération par le tri d'embryons surnuméraires, au fil des efforts de purification génique" Jacques Testart RESUME Après Darwin qui découvrait l'origine animale de l'homme, on sait aujourd'hui que 90% de notre génome est commun avec celui de la souris, 99% avec celui du singe. Cependant, bien que soumis comme l'espèce animale, aux lettres de son génome, l'homme -parce qu'il parle- relève aussi de la Lettre de l'inconscient.

Atelier débat malaise dans la mondialisation

Sílvia Lisboa
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Atelier débat malaise dans la mondialisation "Est-ce que nous pouvons dire qu'il existe vraiment une subjectivité, ou est-ce que nous l'inventons?" L'invitation à la réflexion est parti de la psychanalyste carioca Teresa Pinheiro au deuxième jour de l'atelier "Psychanalyse et Malaise dans la Mondialisation ". Elle a cité le penseur anglais Harold Bloom, pour qui Shakespeare a été, dans la mise en scène de ses tragédies, l'inventeur de la subjectivité, de l'homme questionneur: "être ou ne pas être, voici la question". L'approche a enflammé le débat dans l'atelier qui avait comme thèmes la "Pédagogie de l'Alterité et de la citoyenneté" et "Identité et Classification de la Souffrance dans l'Actualité". Teresa Pinheiro a soulevé la question de la validité des études qui considèrent la subjectivité comme quelque chose qui naît avec le sujet. Pour elle, la subjectivité est, d'une certaine manière façonnée par le social. Cette dimension doit être prise en compte par les études sur les maladies psychiques d'aujourd'hui.

Féminisme et maternisme, bioéthique et bio-pouvoir, nom-du-père et patronyme

Laurent Le Vaguerèse
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Féminisme et maternisme, bioéthique et bio-pouvoir, nom-du-père et patronyme Je ne sais si la naissance d'un nouveau millénaire y est pour quelque chose, mais j'ai le curieux sentiment que notre société est en train de prendre un virage qui ne me plaît guère et dont l'origine n'est pas plus ancienne que celle de ma mémoire, ce qui indique que j'y ai bien ma part au même titre que ceux que l'on dit de "ma" génération. Penser, cela signifie à mon sens, tenter de se dégager, autant que possible, des idées "à la mode", de ce qui fait le consensus, l'air du temps. C'est résister, dans le bon sens du terme, à la foule et à la connivence. C'est éviter aussi d'entraîner les autres à sa suite si ce n 'est pour les inviter à penser par eux-mêmes. C'est cela, je crois, le rôle de l'intellectuel. Et c'est cette dérive que l'on peut sans doute reprocher le plus à nos "maîtres à penser" les plus récents. C'est extrêmement fatigant, mais c'est aussi salutaire. Cela évite de tomber dans la morosité sinon dans la dépression dont on oublie, à coup de Prozac, qu'elle est d'abord liée au fait de céder ou de ne pas céder sur son désir.

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