À propos de la pièce "Vienne 1913" d'Alain Didier-Weill

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« VIENNE 1913 » d'Alain Didier-Weill (in Editions Les carnets de psychanalyse, 2004).

Par J-J. Moscovitz

Février 2006

_______________

C'est sans doute avec toute son âme, sou goût des belles choses, son art pour le dire en un mot, qu'Alain Didier-Weill, psychanalyste et collègue, a écrit sa dernière pièce « Vienne 1913 » pour que soit mise en scène sa fiction. Au théâtre monter la rencontre entre Adolf Hitler âgé de 20 ans et Sigmund Freud, dans une symétrie de deux héros telle que le texte veut radicalement nous placer avant les camps, en 1913, pour nous donner accès à ce que certains souhaitent en vain, soit une explication des crimes qui vont se commettre. La générosité de l'auteur le pousse vers une démonstration où le psychique individuel expliquerait l'Histoire, la rupture de civilisation, la Shoah. Comme si mesurer le possible de motions monstrueuses pouvait s'équivaloir à sa réalisation dans le réel de ce qui va avoir lieu 20 à 30 ans plus tard. Car ce serait déjà à l'état embryonnaire dans le mode de pensée et du dire d'Adolf Hitler ? Alors que la mise en acte des crimes dans la chambre à gaz implique un saut, une anfractuosité ineffaçable, une rupture du fil de l‘Histoire du monde.. Dés lors cette rupture une fois le crime commis annule le rôle et l'impact dans l'histoire dont A.Didier-Weill voudrait nous convaincre, savoir l'histoire intime ou l'histoire familiale du criminel Hitler.

Voilà qui me heurte profondément, car quelle que soit l'art de la mise en scène et la qualité du texte, il m'est difficile d'accepter une telle prise de position, non seulement parce que cela brouille notre rapport à ce qui s'est paasé, après 1913, mais surtout parce que la rupture de civilisation nous oblige éthiquement à ne pas se situer avant qu'elle ne se soit produite. C'est là tout le procès intellectuel et éthique de toute fiction sur les meurtres des juifs, des malades mentaux, des tziganes, des homosexuels. Car dialogues, personnages, acteurs, intentions de l'auteur nous rendent la monstruosité acceptable, voire divertissante…

En effet, malgré une vraie complexité des personnages allant de Jung à Klimt, aux tenants d'Ostara, la revue antisémite d'alors aux membres d'une famille bourgeoise de Vienne, etc…un point majeur est à soulever bien malgré moi car ce texte me maltraite, tout comme la pièce car elle masque quelque peu le poids que je ressens en lisant le texte.

Oui, « Vienne 1913 » me maltraite, car concernant les effets du nazisme sur la psychanalyse, point majeur sur la transmission de la Shoah, l'auteur pose son questionnement exactement dans le sens inverse, soit des effets de la psychanalyse sur le nazisme, sur sa connaissance, en allant fouiller dans la tête d'un Adolf Hitler, en y mettant ce qu'il veut y trouver. Et la pièce fait tournées, elle est jouée, le tout sur fonds de poser enfin l'énigme de l'antisémitisme au regard de Freud, d'un Freud visité par l'auteur pour le meubler aussi de ce qu'il y met. Sans nous faire entendre que l'antisémitisme est surtout une pathologie collective qui interroge

chacun d'entre nous d'une façon singulière certes, mais qui ne doit pas nous faire oublier Freud qui, lui, soulève cette question, mais aussi une autre et bien plus vivante et productive en fin de son Homme Moïse et la religion monothéiste de 1938, je veux dire celle de savoir pourquoi être juif s'est-il transmis malgré tant d'obstacles depuis des millénaires.

Qu'est-ce qu'être juif pour chacun d'entre nous, point si souvent entendu dans la clinique quotidienne.

Maltraité aussi je le ressens parce qu'il est bien admis aujourd'hui que la rupture de la civilisation du fait de la Shoah a un impact sur la psychanalyse. Au point qu'il est juste de soutenir que l'antisémitisme, certes toujours là, est aussi passé à l'a-sémitisme, aux destructions des peuples juifs d'Europe de l'Ouest et de l'Est. Au point d'avoir à repérer comme psychanalyste, les effets en retour sur la pensée et donc sur l'impensable au niveau de chacun en son intime. Et je pose donc que rien de tel n'apparaît dans la pièce d'Alain Didier-Weill ni dans aucune autre de ses productions textuelles.

Son texte évoque, semble-t-il, une impérieuse nécessité de donner raison à sa position, rien ne peut lui faire douter que quelque chose choque dans sa façon d'aller se promener « in caput Adolfi », si ce latinisme m'est permis, à l'instar de Victor Klemperer et son LTI, Linguae Tertii Imperii…

Ainsi dans  »Vienne 1913 », la catastrophe de la Shoah s'expliquera par ce qui se passe dans la tête du personnage d'Adolf perçu par l'auteur, psychanalyste, qui laisserait supposer qu'il saurait tout de la cause psy de l'horreur à venir. Confusion voulue ? entre la faille du sujet individuel et la rupture de l'Histoire, elle au niveau collectif ?

Dés lors plusieurs points à rappeler ici :

- rien ne permet de dire que la Shoah était nécessaire, d'aucune façon, aucune et à jamais.

- se poser avant est une attaque contre cette non nécessité, et aussi contre les victimes, contre les témoins et donc « humanise » les bourreaux, fait que le crime contre l'humanité devient crime de l'humanité. Ce texte, comme toute fiction montrerait ainsi le crime pris dans une logique qui laisse la pensée intacte de ce qui est arrivé entre l'avant et l'après la catastrophe, que rien dans la pensée ne se serait inscrit depuis les camps nazis. Aucun effet.

Bref, il faut le rappeler sans cesse : il n'y a pas de raccord des consciences, de la pensée, de la logique entre l'avant et l'après la Shoah. Mais rupture.

Tel que se poser avant c'est comme la logiciser malgré soi, comme considérer possible la nécessité qu'elle ait eu lieu. D'où le mouvement dans ce texte d'une explication « psychanalytique » qui plaque la notion de castration dans ce qu'il nous fait vivre par le personnage « d'Adolf ». Et pour ce, l'auteur use du prénom1 d'un tel criminel dans une proximité pour le moins choquante, ce qui laisse supposer combien se voulant en lieu et place de Freud, il désire rencontrer … Hitler. Rien que ça ! Et il le fait via le personnage de Hugo, ami d'Adolf, nobliau à l'antisémitisme plus acceptable pour le spectateur…

***

Applaudir le mot Hitler…

La Shoah n'était pas nécessaire, et puisqu'elle a eu lieu, il faut (éthique et logique ici se rejoignent) se garder de la justifier, de la rendre nécessaire. Car un tel texte nous place alors comme si le spectateur se retrouvait co-auteur du crime, en une sorte d'acquiescement passif de ce qui a eu lieu . D'où un risque genre applaudir le mot Hitler sur scène, faire jouir le signifiant Adolf… Quel que soit le coté farce (et attrape ta pensée et mets là, toi le spectateur, dans le jouir l'horreur)…Tout cela est de l'ordre de la maladresse… Et nous en faisons tous face à la rupture de l'Histoire/civilisation.

Maladresse dans tous les sens du mot. Mais qui renvoie à ceci :

-il y a urgence de la reconnaître, sinon,

-elle devient symptôme, soit satisfait à la toute puissance de la pensée, à un soi-disant tout savoir de l'horreur, et

-si ce symptôme est non reconnu, alors on file vers la perversion/mensonge/rupture éthique, et qui si elle n'est pas reconnue, alors

-le politique risque de s'emparer de nos maladresses non élaborées et c'est le danger d'alimenter, sans le vouloir ni le savoir, les tenants de l'atténuation des crimes, dits alors de l'humanité…

Point encore à dire ici, essentiel pour les psychanalystes : pourquoi un tel texte/pièce ? pourquoi la perspicacité d'A.D-Weill lui a fait choisir Hitler, et non un autre criminel , en retrouvant ses antécédents dans les dossiers du Procès de Nuremberg. Un autre criminel nazi comme celui surnommé La Hollandaise qui ne pouvait pas s'endormir sans avoir chaque jour tué à la hache et jeté d'une falaise une quarantaine de juifs à Mathausen ? Ou d'Amon Goeth, le chef du camp de Platzow, tout aussi criminel, que met en scène Steven Spielberg en 1994 dans son film «The Schindler'List » ? Cela nous enseignerait beaucoup sur la fureur antisémite qui semble être un des enjeux de ce texte : l'étude, la mise en scène de ces deux meurtriers n'étant pas des chefs d'un Etat criminel permettraient de nous faire percevoir au mieux leur psychologie individuelle, leur rapport à la parole des hommes ? ou encore le film de Jérome Boivin de 1988 « Baxter », le chien qui pense son maître, surtout si c'est un nazillon parmi d'autres.

Alors pourquoi Hitler ? serait-ce parce qu'il a, quoi qu'il en soit, un nom aussi souvent proféré que celui de Freud ? c'est très possible, car c'est là juste ce qu'il faut pour mettre en symétrie les deux héros…. Et à ce moment pour le spectateur que je suis : ou tout se brouille, ou tout se gobe… Voilà le piège que j'essaie de dire ici.

Notamment est ainsi masqué que c'est le politique qui mènera « Adolf » au pouvoir et non sa psychopathologie si teintée de freudisme qu'elle soit, Lacan inclus.

***

Rappelons-le : si s'explicite logiquement la montée du nazisme jusqu'au Totalstadt, la mise en acte de la solution finale reste une suite d'« improvisations », comme le souligne Raül Hilberg2. Ce qui signifie la limite de toute explication, qu'il y là un saut, une rupture de la rationalité, dés l'entrée dans la chambre à gaz.

Rupture de la rationalité, la rupture de l'histoire convoque le psychanalyste, c'est même lui qui y est en premier convoqué car si l'humain a été attaqué, l'inconscient l'est aussi, car une telle attaque a eu lieu non seulement au niveau de sa vie, il l'a été au niveau de sa mort, de ce qu'elle est devenue depuis. Et du coup la limite de l'inconscient est à réinterroger, dans notre actuel.

Voilà pourquoi se placer à un tel niveau actuel tel que je le soutiens, implique de se situer dans l'après et de percevoir les effets de l'attaque de l'humain.. Et se placer au niveau de la cause du crime nous laisse en dehors d'une telle prise en compte de la rupture produite.

Oui, pourquoi, dans « Vienne 1913 » 3 se placer volontairement avant le crime pour l'expliciter ?

Du criminel avant le crime… ?

Question actuelle pour le coup : y a-t-il du criminel avant le crime ? Adolf Eichmann, comme il semble le dire à son procès à Jérusalem, avait t-il en son for intérieur une abolition, une forclusion de l'existence du meurtre au point que tuer lui serait devenu nécessaire pour accéder à l'existence de la mort ? celle de l'autre ? ici du juif , plus autre que tous les autres ?

Lui le juif avec son monothéisme éthique, a inventé la différence entre la vie et la mort, faisant sortir l'humanité de l'idolâtrie. Et l'attaque des juifs s'est faite autant sur un bébé juif, un banquier juif, un savetier juif… Nous percevons là une dimension très abstraite du crime : comment le mot juif, le signifiant juif est-il devenu si équivalent au corps, à la personne, à la vie, à la mort des juifs ? ‘du criminel avant le crime' nécessite alors la forclusion de l'acte meurtrier non pas après, non pas pendant, mais avant le crime, comme le souligne Gunther Anders quand il cite Freud ?4 mais il le dit avec la précaution que ne prend pas A.Didier-Weill, celle de poser qu'une telle approche ne peut se faire que « de nos jours ». Après le crime.

La bonne logique d'un temps linéaire que notre auteur comme quelques autres souhaitent si ardemment, est en contradiction une fois pris en compte un tel « de nos jours ».

Et alors , mais alors seulement, il est possible de dire qu'un retour de l'idolâtrie a eu lieu sous la forme d'une amplification jamais atteinte de l'antisémitisme nazi, qui, par la solution finale, a pris une forme d'a-sémitisme, de Destruction des juifs et de son effacement. Effacement de l'effacement au point que le crime devait être nié, que le négationnisme est inhérent au nazisme, il le constitue au départ même du projet des meurtres de masse. Il ne lui est pas postérieur, ni ne lui succède. Voilà ce que la prise en compte de la rupture de l'Histoire nous permet d'avancer ici.

Et poser d'emblée comme accessible un savoir sur l'horreur à venir, et surtout en allant se promener dans la tête de Freud pour aller par une fiction sur ce qui se passe dans la tête d'Adolf Hitler, le risque est patent : rien n'empêche, au contraire, d'aller y trouver dans un coin, vers 1913… !, quoi donc  et dés lors de la justifier? la chambre à gaz. Voire de dire qu'Hitler aurait été prophète, du fait que l'on riait de ce qu'il disait alors que cela allait avoir lieu (cela fut dit lors d'un débat après la pièce au centre Rachi récemment). Au point de voir dans Mein Kampf autre chose qu'un programme politique, mais un texte prédictif sur fonds philosophique. Certes, prédictif, il l'est devenu …du fait que la Shoah a eu lieu. Après donc. C'était un programme et rien d'autre. Qui a réussi car illisible alors…

***

Oui, nous sommes après, après la rupture de l'Histoire : comment alors s'en débarrasser ? en sauvant la pensée qui elle aussi et surtout elle, est marquée de cette rupture

Sauver la pensée

Pour sauver la pensée (la bonne logique et sa toute puissance), pourtant entamée par la rupture de la civilisation, pour sauver le narcissisme de notre pensée, il faut la vivre comme intacte alors qu'elle est atteinte, tout précisément la pensée psychanalytique… D'où l'exigence de se le dire entre artistes et psychanalystes. Nous sommes après la Destruction, et il n'y a pas à lâcher sur cette brisure ni la vouloir réparée ou réparable…

***

D'où pour sauver sa pensée, l'auteur « rencontrant » Hitler sur la scène, avant la solution finale, fait appel à Freud et au thème de la castration à travers quoi il démontre qu'Adolf passe au travers…D'où la faille du sujet individuel venant alors à se confondre avec la rupture de l'Histoire, ce qui n'est pas le cas. A vouloir cela, plus de rupture de l'histoire ni surtout ses effets sur chacun d'ente nous, sinon un air compassé devant le souffrance du monde.

L'art ici, quel que soit son pouvoir de séduction propre, ne justifie aucun atermoiement. Au contraire.

L'abord de la Shoah a rendez-vous avec une approche psychanalytique, celle de tenter un repérage de l'inconscient qui tienne compte de ce qui est arrivé. Et non pas que ce soit de l'ordre d'une expertise psy opérée sur scène comme dans « Vienne 1913 » par l'auteur via Freud sur un Adolf genre ado douloureux et somme toute sympathique, et à l'avenir prometteur…

Voilà les résistances auxquelles chacun participe si facilement où « Vienne 1913»… veut nous situer comme avant la Shoah pour l'expliquer en une maîtrise du savoir inconscient. Sans compter sur l'erreur de dates et de lieu à la fin : l'Anschluss c‘est 1938, et la mort des sœurs de Freud après 1941, c'est à Treblinka venant de Tiresin, au moins pour Rosa, pour les autres les lieux sont incertains, et les mises à mort dans les chambres à gaz à Auschwitz Birkenau commencent en 1942. Précisions essentielles pour au moins laisser aux victimes le lieu de leur disparition, leur mise en un immense silence sans nom.

***

Or en fin du jeu, dans le texte et dans la

pièce, une symétrie des cartons se veut métaphore de mal et du bien, indiquant respectivement un Hitler triomphant entrant à Vienne , un Freud fuyant à Londres, ses sœurs exterminées dans les camps.

Une telle symétrie aussi simple entre nos deux héros est très spécieuse. Pourquoi une telle métaphore du mal (Hitler, la haine) et du bien (Freud, la parole), sinon pour que le spectateur soit amené à se retrouver face à du religieux, c'est là ma crainte, face à des certitudes quasi religieuses, celles du mal et du bien, pour nous persuader qu'il y a une continuité de l'Histoire alors qu'il y a rupture. Tout est fait pour ne pas le dire, ni le savoir. Le montrent ces propos inscrits sur ces cartons si naïvement utilisés, puisque de telles inscriptions datées de 1913 sont exprès déjà là avant que l'horreur des années 1940 ne se soit produite.

Freud……………………………………………………………………………………Hitler :

aussi loin, par des points dits de suspension, que je puisse les éloigner l'un de l'autre, l'association des ces deux noms me blesse profondément, car elle réenchaine juif à ses ennemis : l'antisémite, le nazi. Et ici quel accouplage ! Avec ces noms-là en cette terrible symétrie séductrice jouée/jouie sur scène, n'est ce pas nous faire accepter la continuité et de la pensée et de l'histoire sans même faire signe que cela est une vraie question. Il manque là, à l'évidence, la scène qui dans « Vienne 1913 » dise un tel impossible à dire…

Ici ré-inscrivons au plus profond de notre pensée la nécessité absolue de ne pas réinstaurer de couplage nazi/juif5.

Ma critique indique ainsi un certain refus que l'on se serve de Freud pour cacher la rupture de la pensée, alors qu'il y a là une entame à définir. Chacun est ici seul avec lui-même. Cela n'a rien de mondain. C'est une très puissante exigence qui, pour le spectateur, l'artiste ou le psychanalyste, isole quelque peu celui qui s'y soumet.


  • 1.

    Cela rappelle l'ouvrage d'un auteur de théâtre Eric Emmanuel Schmitt « La part de l'autre » éd. Albin Michel 2001 où le personnage d'Adolf Hitler, par l'action de Freud nous laisse imaginer que le pire deviendrait le mieux, mais au prix d'un ‘trouble' infini de la part de l'auteur…

  • 2.

    La Destruction des juifs d'Europe, éd.Fayard Paris 1986.

  • 3.

    1913? Serait-ce, par exemple, et pour rejoindre quelque peu le discours psychanalytique, la date de naissance du père de l'auteur, je pose la question…. ? que l'on me pardonne mon outrecuidance ici mais du père et ses signifiants sont pour le moins présents dans toute approche des grands hommes, et des héros, quels que soient leurs rapports à l'histoire et à la pensée.

  • 4.

    Günther Anders, « Nous, fils d'Eichmann » p.116, Bibliothèque Rivages,. Paris 1999

  • 5.

    Plus près de nous la manif' pour Ilan Halimi torturé à mort, comme évènement collectif de ce 26 février 2006, a disjoint le lien à ses assassins pour un temps, en donnant place au singulier de chacun d'entre nous. Un psychanalyste le sait.