« Je ne sais quoi » D'après les chansons d'Yvette Guilbert et sa correspondance avec Sigmund Freud

"je ne sais quoi" Yvette Guilbert

Autres critiques de l'auteur

"élémentaire" au Théâtre de la Tempête; Laurent Le vaguerèse

élémentaire

Ce n’est certes pas la première fois,  que ce soit au théâtre ou au cinéma, que l’on prend pour sujet ce qu’il advient lorsqu’un adulte nommé enseignant, instituteur, professeur des écoles ou autre se coltine avec une classe que ce soit au collège ou dans les classes...

Lire la suite

Léonard de Vinci : Une exposition et quelques remarques

Sainte Anne

Léonard de Vinci : une exposition et quelques réflexions   En sortant de l’exposition qui se tient au Louvre en ce moment, j’ai rapidement jeté un œil sur les divers documents proposés pour compléter cette visite. S’y trouvait comme de coutume les numéros...

Lire la suite

"J'ai rencontré Dieu sur Facebook" Par L.Le vaguerèse

  « J’ai rencontré Dieu sur facebook » texte et mise en scène Ahmed Madani   J’avais pris beaucoup de plaisir à voir (F)lammes et je vous avais invité à aller voir cette pièce à la fois drôle, dynamique et intéressante par les points de vue qui s’y...

Lire la suite

Pages

« Je ne sais quoi » d’après les chansons d’Yvette Guilbert et sa correspondance avec Sigmund Freud.Du 20 Novembre au 20 décembre Jeudi 21h 30 vendredi et samedi 22h dimanche 17h30. Théâtre de la Tempête Cartoucherie de VincennesRéservations 01 43 28 36 36 www.la-tempete.fr/

Si Freud n’était guère sensible à la musique, on sait qu’en revanche il appréciait les chansons d’Yvette Guilbert. Une longue correspondance en témoigne dont seule une faible partie nous est parvenue. Originaire d’un milieu modeste , Yvette Guilbert avait fait carrière d’abord au théâtre puis au cabaret dans le but avoué de gagner de l’argent. C’est au cours de son séjour à Paris en 1885 que Freud visiteur avide de découvertes et de dépaysement mais fort désargenté lui aussi avait pu l’apprécier dans son répertoire. Il ne manqua pas ensuite de venir l’écouter chaque année lors des récitals qu’elle donnait à Vienne.

Yvette Guilbert avait inventé , ou du moins adapté de l’opéra pour le caf’conc’, la formule du « parlé-chanté ». Elle écrivait elle-même une partie de ses chansons mais interprétait également d’autres auteurs compositeurs.

À l’occasion d’un colloque organisé par la Société Psychanalytique de Paris, Paul Denis l'organisateur du colloque avait alors eu l’idée de proposer aux participants d’assister à un spectacle composé de chansons d’Yvette Guilbert. C’est ce spectacle revu et augmenté de plusieurs chansons et de plusieurs lettres de Freud qui nous est proposé aujourd’hui. Spectacle amusant et pétillant interprété par Nathalie Joly accompagnée par Jean-Pierre Gesbert au piano, qui nous replonge dans ces petites scènes amusantes ou émouvantes, un rien grivoises, qui ne devaient pas manquer d’évoquer à Freud les souvenirs de sa jeunesse.Comme devait le rappeler Alain de Mijolla au cours de discussion qui a suivi la première du spectacle Freud n’était pas un puritain et les chansons d’Yvette Guilbert, même si elle devait se méfier de la censure, parlaient vrai de la misère, des bourgeois et du sexe.

Un Cd reprenant les chansons ainsi que les lettres de Freud est également en vente. http://marchelaroute.free.fr/discographie.htm