Dérives scientistes et idéologie sécuritaire

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Ce texte fait partie de l'ouvrage collectif à paraître aux éditions Éres

Roland Gori2

Dérives scientistes et idéologie sécuritaire

« Un savant français du XIXe siècle, réincarné en 1997, ne sourcillerait même pas ; c’est exactement la même chose qu’il cherchait voici déjà un siècle. […] Le programme de dégénérescence fonctionne à l’intersection des théories de l’hérédité et des problèmes classés parmi les problèmes sociaux — de sorte qu’au bout du compte les centres d’intérêt ne sont guère différents de ceux d’aujourd’hui. 

Ian Hacking3

« Et qu’arrive-t-il si cette langue cultivée est constituée d’éléments toxiques ou si l’on en a fait le vecteur de substances toxiques ? Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir. »

Victor Klemperer4

La médecine, la psychologie et la psychiatrie ne sont pas seulement des modes de connaissance scientifique ou des pratiques professionnelles. Elle sont aussi des pratiques de contrôle social participant au gouvernement des conduites. Dans notre culture démocratique et libérale, les pratiques de gouvernementalité des individus tendent à se prévaloir des connaissances scientifiques pour dépister, prévenir et traiter les risques qui pourraient compromettre la santé des individus ou des populations.

Michel Foucault a montré qu'à partir du XVIIIe siècle, la liberté formelle se révèle le corrélat obligé de la mise en place de dispositifs sécuritaires. C’est au même moment qu’apparaît de manière décisive l'espoir de trouver dans les sciences, et plus particulièrement dans la médecine une rationalité sanitaire à même de fonder une éthique sécuritaire dont la « médicalisation » actuelle de l'existence constitue un aboutissement. La médecine, la psychiatrie et la psychologie participent au nom de la santé publique transformée en véritable salut religieux à nous dire comment il faut nous comporter dans tous les aspects de notre vie quotidienne pour bien nous porter

Roland Gori, Marie-José Del Volgo, op. cit.

en étendant ainsi à l'infini le contrôle médical.

Dans ce que j’appelle une « civilisation médico-économique de l’humain »5 les diagnostics et les traitements psychiatriques constituent un enjeu essentiel de ces pratiques de normalisation sociale accomplies au nom de la raison médicale. Les diagnostics et les traitements psychopathologiques construisent une définition des normes et des déviances comportementales. A ce titre, ils sont éminemment politiques.

Précisons. Si on veut bien entendre que les diagnostics et les traitements psychopathologiques naissent dans une niche culturelle, à quelles mutations anthropologiques assistons-nous depuis 25 ans, c’est-à-dire depuis l’apparition du DSM6 III et de son emprise sur la littérature internationale comme sur les évaluations qui s’y réfèrent ?

A la différence des versions précédentes, le DSM III se présente comme un véritable manifeste en faveur d’une remédicalisation de la psychiatrie et des objets qu’elle prend en charge. Tout ce qui faisait question jusque là quant au rapport de la psychiatrie avec la médecine se trouve transformé en postulat idéologique : il n’y a « pas de distinction fondamentale à établir entre les troubles mentaux et les affections médicales générales », si bien que l’on peut envisager « sous un jour nouveau les relations entre troubles mentaux et troubles physiques. »7 Il y a là véritablement un gommage anthropologique du fait psychiatrique. Ce gommage anthropologique procède du démantèlement des grandes entités psychopathologiques comme celles de la névrose ou de la mélancolie au profit de la notion molle et flexible de « troubles du comportement ». Cette notion flexible de « trouble du comportement » permet à la fois d’étendre à l’infini le champ du pathologique en fonction des valeurs éthiques d’une société et en même temps d’immuniser les systèmes de classification des DSM contre les critiques épistémologiques en augmentant sans cesse le nombre de troubles du comportement recensés.

Nous entrons de plain-pied dans une psychiatrie post-moderne qui au nom du positivisme et du pragmatisme établit une flexibilité, une précarité, une liquidité des critères classificatoires de la psychiatrie permettant son instrumentation idéologique et politique tout en favorisant les industries de la santé mentale.

Cette recomposition du champ de la santé mentale procède de la puissance informante de la novlangue du scientisme, de sa propagande et de sa rhétorique publicitaire. Les laboratoires pharmaceutiques ont su intensément soutenir les partisans de cette psychiatrie positiviste dans lesquels elle voyait les représentants les plus fidèles de ses intérêts commerciaux. La presse américaine et plus récemment la presse française ont su faire état de ces conflits d’intérêts des experts qui au nom des idéaux de la science accomplissent les prescriptions sociales et économiques qui servent leurs intérêts autant que ceux des industries de santé. L’alliance objective entre le démantèlement du fait psychopathologique au profit de la notion molle et déficitaire de « troubles du comportement » et les intérêts des industries de santé se révèle au grand jour dans le dépistage des risques de développer des troubles mentaux. Ce dépistage des populations à risque tout en assurant leur contrôle social et leur gestion sécuritaire place les individus sous pharmacovigilance et contention éducative. Ce qui peut conduire à cette fameuse « clinique des gens fragiles »8 autorisant des traitements préventifs par des psychotropes. Qui s’en plaindra ? Sûrement pas les actionnaires des laboratoires pharmaceutiques ! Et cela même si scientifiquement parlant la validité de ces diagnostics s’avère extrêmement problématique. Comment différencier en psychopathologie une clinique « subnormale » d’une clinique « subsyndromique » ?

On retrouve ici une des critiques majeures que l’on a pu faire à l’adresse des promoteurs du DSM III qui confondent systématiquement validité et fiabilité des diagnostics. En systématisant les procédures formelles qui permettent à des psychiatres de poser des diagnostics, les promoteurs du DSM III ont cherché à augmenter le taux d’accord des praticiens. Le diagnostic devient une affaire de consensus d’opinions (de préjugés ?) des experts. Peu importe que ces diagnostics soient valides ou pas. Il suffit de « faire semblant »et de« faire semblant » au nom de la science alors même qu’elle se trouve sévèrement bafouée. On retrouve à chaque fois la même « ruse logique » et rhétorique : faire comme si ces procédures scientistes reposaient sur une évidence en naturalisant les normes sociales et les écarts de conduite et en procédant comme si ces mêmes souffrances ou ces mêmes troubles se trouvaient assimilables à des dysfonctionnements biologiques.

Cette psychiatrie qui tente désespérément de naturaliser les anomalies humaines s’est imposée par la prise de contrôle politique de la puissante Association Américaine de Psychiatrie9. Et nous le savons cette psychiatrie positiviste qui médicalise les normes n’est parvenue à imposer sa suprématie idéologique qu’en jouant sur la flexibilité sociale et culturelle de ses classifications10. Cette notion de « trouble du comportement » est venue à point nommé pour« brouiller » toujours davantage les frontières entre le normal et le pathologique. Le camouflage épistémologique permet ainsi d’étendre à l’infini les objets et les pratiques des dispositifs sécuritaires assurant la maintenance sociale des populations à risque en favorisant leur soumission librement consentie et en favorisant systématiquement leur dépistage.

Les dernières expertises collectives de l’Inserm dans le champ de la santé mentale des enfants et des adolescents révèlent jusqu’à l’obscène cette complicité objective des dérives scientistes et des idéologies sécuritaires.

On constate dans ces dernières expertises combien cette notion de « trouble du comportement » permet d’accroître la médicalisation de l’existence et la biologisation du fait psychique. La timidité devient une « phobie sociale »11. A l’adolescence, cette phobie sociale devient plus spécifique et « concerne alors surtout l’apparence physique, les contacts avec le sexe opposé. »12 (sic). Quant à l’objet ou à la situation phobogène, ils deviennent de simples « stimuli »13. Ainsi, en médicalisant les déviances sociales ou les troubles des conduites, on justifie le caractère naturel des normes et on disculpe dans le même mouvement l’environnement des symptômes qui affectent le sujet. C’est ce désaveu de l'Autre qui œuvre dans la transformation des symptômes, des souffrances psychiques ou sociales en troubles du comportement. Le sujet se trouve réduit à la somme de ses comportements et ses déviances sociales procèdent d’une mauvaise gestion de son économie psychique. Cette économie psychique se trouve réduite à un dysfonctionnement neuronal, à un déficit neuro-développemental ou à de mauvaises habitudes éducatives. Nous sommes ici en présence d’une nouvelle phrénologie qui puise ses racines dans les théories déterministes du XIXe siècle dont l’idéologie a justifié dans les systèmes totalitaires les pires pratiques du déshumain. Les modèles qui rendent compte des troubles en termes de dysfonctionnement neuronal ou d’anomalie génétique justifient davantage le « biopouvoir », la « biopolitique » des populations. Ici la déviance devient naturelle. Et ce modèle fait marcher l’économie tout en encourageant « la servitude libérale »14. Cette médicalisation des souffrances repose sur un postulat simple sans cesse martelé comme une évidence par les promoteurs de ce type de santé mentale : « Notre position est que les enjeux éthiques de ce traitement préventif sont, en psychiatrie, les mêmes que pour toutes les interventions précoces en médecine. »15

On ne saurait disjoindre la dernière expertise collective de l’Inserm sur « Le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent »16 de la précédente sur les « Troubles mentaux Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent »17. On ne saurait comprendre la portée de toutes les critiques actuelles faites à l’encontre du rapport des « troubles des conduites » sans l’avoir replacé dans la logique qui le précède et le rend possible. D’emblée cette intention et cette suite logique se trouvent clairement formulées dans l’expertise de 2005 : « afin de compléter l’expertise collective sur les troubles mentaux publiée en 2002 »18.

L’ensemble des expertises nous invite à avaler les mêmes substances : « les données internationales suggèrent », « les études épidémiologiques […] principalement dans les pays développés. », « l’accord d’une communauté de spécialistes », « l’analyse des données de la littérature internationale », «  la base de critères internationalement reconnus », « les avancées scientifiques récentes »19 avec à chaque fois la même rengaine.

Ces expertises font un vibrant éloge des modèles anglosaxons du diagnostic, du traitement et des programmes de prévention. Elles vantent les mérites « des centaines de programmes de prévention contre la violence [qui] ont déjà été mis en place, en particulier dans les pays anglosaxons »20 et « des méthodes d’intervention ciblant la petite enfance (0-3 ans). »21.

Cela s’appelle de la rhétorique. Une rhétorique qui œuvre par des références d’autorité en confondant démonstration et argumentation. L’objectif n’est pas de démontrer, mais de nous convaincre qu’en matière de soin, de prévention, de diagnostic et de traitement, nous devrions nous conformer au modèle anglosaxon.

Il ne suffit pas de parler de « signes d’appel » des troubles des conduites pour que les conduites prennent une consistance « médicale ». Il ne suffit pas également d’invoquer « les changements neuro-endocriniens de l’âge et du sexe » pour que ces « déterminants socio-démographiques » se réduisent à des éléments neurobiologiques22. Il ne suffit pas d’invoquer « la précision des données »23 pour transformer ces expertises jargonnantes et hétéroclites en parangon de rigueur. Il ne suffit pas d’affirmer que la « fidélité » et la « validité » des « instruments » auxquels on se réfère sont « démontrées » pour qu’elles le soient. Et on pourrait poursuivre ainsi le commentaire de ces expertises du début à la fin. Toutes comprennent des énoncés performatifs qui visent à obtenir notre adhésion à un modèle neuro-développemental auquel se réfèrent les auteurs en nous faisant croire que nous sommes devant des données irréfutables puisqu’internationales et scientifiques. Je me contenterai de prendre quelques exemples.

Tout d’abord et de manière massive, ces expertises se trouvent placées sous l’emprise d’un modèle animal et expérimental des souffrances psychiques et sociales. Et ce jusque dans les expressions linguistiques qui parlent de l’éducation comme de « l’élevage à l’occidentale »24, qui désigne « l’être humain comme chez les autres espèces »25 et qui dénie ainsi les effets de parole et de désir de l’environnement sur les sujets. Les facteurs de risque de développer des troubles mentaux proviennent davantage de la période des naissances, des « lésions cérébrales de type hémorragique ischémique », de « l’exposition à certains virus durant la grossesse, des « carences nutritionnelles » ou « d’exposition à des substances psychoactives », des variations « géographiques » et « génétiques »26… que des facteurs de risque psychoaffectifs des mères durant la grossesse : « quelques études ont mis en évidence une association entre risque accru de schizophrénie et exposition à des facteurs de risque psychoaffectifs pendant la grossesse, tels que des stress intenses ou une dépression maternelle »27. Et dans l’expertise de 2005, c’est le même modèle animal et expérimental qui pré-inscrit les réponses dans la manière de poser les questions. Dès la page 2, il est écrit que « Les recherches en neurosciences, avec l’apport de modèles animaux, permettront de mieux comprendre l’implication des différents systèmes neurobiologiques dans l’expression du trouble », puis à la page 38 : « Le rapprochement entre les travaux sur l’agressivité du petit animal de laboratoire et les études épidémiologiques et neurobiologiques du trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent permet de mettre en évidence une relation inverse entre conduites agressives et anxiété. […] Ce domaine d’exploration peut ouvrir des voies pharmacologiques nouvelles pour le traitement du trouble des conduites. »

Concluons. Je ne mets pas en doute les déterminants biologiques possibles des comportements et de leur pathologie. J’essaie seulement de montrer la structure partisane et tendancieuse de ces expertises qui tend en particulier à euphémiser les facteurs psychologiques et sociaux au profit du modèle « animal ». L’enfant qui présente des « troubles des conduites » n’est plus qu’un petit « animal » cruel, un rongeur qu’il faut traiter par des psychotropes ou contenir par des méthodes psychorééducatives. On comprend que ces expertises puissent prêter aisément à leur instrumentation idéologique : l’enfant est un « rongeur » comme un autre dont on suit les comportements « à la trace » par des carnets de surveillance et auquel il convient de donner des psychotropes (la Ritaline, « un compagnon pour la vie » selon la publicité d’un laboratoire) ou de soumettre à de nouveaux « apprentissages ».

Nous sommes ici dans une idéologie totalitaire de biopouvoir qui permet à des experts de donner des « recommandations » aux décideurs pour recomposer la politique de soin, de prévention et de formation universitaire des praticiens. Ces recommandations se trouvent pré-inscrites dans la manière de poser les questions. Les expertises ont accompli ce que la composition de ses membres, de leurs méthodes et de leurs idéologies laissaient prévoir : les psychologues devraient être davantage formés comme les médecins à la « reconnaissance des troubles mentaux » (DSM) et le groupe d’experts « recommande de renforcer et d’homogénéiser dans l’ensemble des facultés françaises les formations au développement cognitivo-socio-affectif des enfants.. »28. Il faut également une surveillance systématique des enfants et des bébés (des « radars » dans les crèches ?) selon les méthodes « objectives » prônées par ces « experts ».

Les recommandations de l’expertise de 2002 sont sans cesse réaffirmées dans les conclusions de l’expertise de 2005 avec cette fois un dépistage plus féroce et plus précoce. L’expertise se termine sur des auto-encouragements de travaux de neuroimagerie fonctionnelle, de recherches neurodéveloppementales et pharmacologiques. Ces partisans des modèles scientistes recommandent fermement tout au long de ces expertises une surveillance généralisée de conduites, une évaluation généralisée des professionnels et des acteurs de la santé comme de l’éducation qu’il conviendrait de conformer davantage aux modèles anglosaxons.

Nous sommes ici en contradiction fondamentale avec les principes des expertises collectives initiées par l’inserm en 1993 et l’opposition civile que ce type de pseudo-expertise a pu produire s’est révélée à la mesure des ambitions idéologiques des partisans de cette « nosopolitique » qui « naturalise » les inégalités sociales, « biologise » le psychisme et offrent aux enfants un « papa molécule » et une « maman TCC ». Le sujet n’est pas un exemplaire de l’espèce animale et son avenir n’est pas définitivement inscrit dans ses « archives génétiques », sauf à parier sur un « effet Pygmalion » qui finit par accomplir ce que l’on a prophétisé. Peut-être, est-ce cette liberté-là de désirer en vain que je revendique pour éloigner cette « vidéosurveillance » des pensées depuis le plus jeune âge à laquelle ce rapport nous invite. Faute de quoi notre civilisation en faisant masse sans faire lien réaliserait la prophétie de Levi-Strauss : dans Tristes tropiques : « L’humanité s’installe dans la monoculture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat. »29

  • 2.

    Psychanalyste Professeur des Universités, dernier ouvrage publié avec Marie-José Del Volgo, La Santé totalitaire Essai sur la médicalisation de l'existence, Denoël, 2005.

  • 3.

    Hacking I., 2002, p. 156.

  • 4.

    Victor Klemperer, 1975, LTI La langue du IIIe Reich. Paris ; Albin Michel, 1996, p. 40.

  • 5.

    Gori R., 2005, “ la surmédicalisation de la souffrance psychique au profit de l’économie de marché ”. Psychiatrie française, 4, 76-92.

  • 6.

    Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders.

  • 7.

    In : Stuart Kirk et Herb Kutchins, 1992, Aimez-vous le DSM ? Le triomphe de la psychiatrie américaine. Le Plessis-Robinson : Synthélabo, 1998, p. 92.

  • 8.

    Jean-Michel Azorin, 2004, “ Vers une clinique des gens fragiles ”, brochure du laboratoire Lily, Mars 2004, p. 21-22.

  • 9.

    Cf. Stuart Kirk et Herb Kutchins, 1992, Aimez-vous le DSM ? Le triomphe de la psychiatrie américaine. Le Plessis-Robinson : Synthélabo, 1998.

  • 10.

    îbid.

  • 11.

    Expertise collective sur les « Troubles mentaux Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent » (2002) http://ist.inserm.fr/basisrapports/troubles_mentaux/troubles_mentaux_synthese.pdf, p. 37.

  • 12.

    Expertise 2002, p. 37.

  • 13.

    Expertise 2002, p. 38.

  • 14.

    Robert-Vincent Joule, Jean-Léon Beauvois, 1998, La soumission librement consentie, Paris, puf.

  • 15.

    Pr P. MacGorry, 2003, in Journal de Nervure “ Avons-nous le droit de traiter les patients dès les prodromes de la schizophrénie ou bien intervenons-nous sans raison dans leur vie ? ”, 16, 4, 13.

  • 16.

    Cf. le rapport de synthèse de l’expertise Inserm sur "Le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent" :

    http://ist.inserm.fr/basisrapports/trouble_conduites/trouble_conduites_synthese.pdf (2005).

  • 17.

    http://ist.inserm.fr/basisrapports/troubles_mentaux/troubles_mentaux_synthese.pdf (2002).

  • 18.

    Expertise 2005, p. IX.

  • 19.

    Expertise 2005, p. 1.

  • 20.

    Expertise 2005, p. 28

  • 21.

    Expertise 2005, p. 51

  • 22.

    Expertise 2002, p. 5.

  • 23.

    Expertise 2002, p. 2

  • 24.

    Expertise 2002, p. 14.

  • 25.

    Expertise 2002, p. 23 ; 46.

  • 26.

    Expertise 2002, p. 7 ;8 ; 9.

  • 27.

    Expertise 2002, p. 8-9.

  • 28.

    Expertise 2002, p. 53.

  • 29.

    Claude Lévi-Strauss, 1955, Tristes tropiques. Paris : Plon, p. 39.