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Le désir à travers les âges
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Y a-t-il un âge pour commencer une psychanalyse ?
Psychothérapeutes et psychanalystes accueillent celui qui souffre, quel que soit son âge et sans préjuger de ce qui adviendra de cette rencontre clinique. La visée est qu’il puisse construire son désir, sa subjectivité, puis sa position de sujet responsable de « conduire aussi sa destinée ». Pour autant, l’âge est un élément clinique qui ne peut être ignoré. Ainsi, nous demandons : l’âge entre﹘t﹘il en compte dans la construction du désir ?
L’âge pose une limite biologique tout autant que légale. Une personne âgée compose avec le vieillissement de son organisme ; une femme s’éloignant de l’âge de la fertilité donne plus difficilement naissance à un enfant ; un mineur ne peut pas prendre certaines décisions sans l’accord de ses responsables légaux. Bien que les progrès contemporains modifient notre rapport au Réel lié à l’âge et intéressent la clinique psychanalytique, le fait de se heurter à ce Réel recèle une opportunité de se confronter au manque et la possibilité d'accepter la castration symbolique. Cette dernière, si elle implique de reconnaître que le temps passe et d’admettre sa mortalité, ouvre également la voie au désir, qui se conjugue à une temporalité propre à chacun. Ceci puisque la psychanalyse se réfère non pas au temps mais à la temporalité psychique. En ce sens, Sigmund Freud écrit en 1915 que « les processus de l’inconscient ne sont pas ordonnés temporellement, ne se voient pas modifiés par le temps qui s’écoule, n’ont absolument aucune relation au temps ». Initié à cette propriété de l’inconscient, comment le clinicien conduit﹘il la cure pour permettre à l’être de construire son désir ? Comment l'être se désengage de son alignement au Moi et à l'Imaginaire selon lequel l’âge ne serait que condamnation ?
Le RPH – École de psychanalyse a hâte de mettre au travail, lors de son LIᵉ colloque, cette tension entre temps et temporalité. À partir de la clinique avec l’enfant, le pubère, celui qui devient adulte comme celui touché par la sénescence, nous entendrons la manière dont chacun, entre identifications, fantasmes puis renoncements, parvient à se saisir de la possibilité de sortir de l’aliénation imaginaire qui étouffe son désir.