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Mars 2006
Mars 2006
La clinique lacanienne, « La phobie », éd. Érès, n° 9, 2005. 269 p.
Cliniques Méditerranéennes, « Précarité, abandon, exclusion », éd. Érès, n° 72, 2005, 314 p.
Le Coq-Héron, « Erich Fromm, un psychanalyste hors normes », éd. Érès, n° 182, 2005, 190 p.
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La clinique lacanienne. « La phobie »
Le numéro 9 de la revue La clinique lacanienne consacré à la phobie présente un certain équilibre entre des textes dont l'essentiel reprendrait Freud et Lacan, ceux dont les auteurs ont un apport personnel depuis leur travail théorique, et ceux qui laissent la clinique parler. Il s'en dégage une idée commune de la phobie comme structurelle, constitutive du sujet, organisatrice du rapport du désir à l'angoisse. On retrouve avec la phobie la dialectique intérieur - extérieur, que Freud a mis en place pour initier la genèse du Ich, du « je » (dès l'Entwurf, l'Esquisse et jusqu'à « La dénégation »). Il s'agit des rapports sujet-objet. La forme de présentation du refoulement dans la phobie se donne dans l'extériorité. La séparation de l'objet, donc de la jouissance, est une expérience de la perte. Sylvia Amigo, sans faire référence à ces textes, insiste sur l'état de déréliction, d'Hilflosigkeit qui préside à la phobie.
La construction de l'objet phobique permet de donner une consistance à l'angoisse, dit Simone Wiener, alors que Gérard Pommier parle de l'objet phobique comme d'une cause qui la fixe. La phobie fonctionne non seulement comme « plaque tournante » - terme lacanien cité par plusieurs -, mais aussi comme défense, comme rempart contre l'angoisse. La première accentue le rôle fondateur du fantasme refoulé qui se transforme en angoisse, alors que pour le second « l'angoisse de castration subsume l'ensemble des fantasmes fondamentaux ». On ne peut que souscrire à ce propos, Freud donnant dans Inhibition, symptôme, angoisse l'angoisse de castration comme analogon de l'angoisse de mort. C'est comme il se doit sous l'angle de la castration que l'angoisse est abordée, en particulier chez ces deux auteurs, l'une insistant sur le père défaillant, l'absence de père réel castrateur, l'autre discriminant l'angoisse de la castration maternelle de l'angoisse de castration par le père.
Marc Morelli, dans « L'amour du vertige » utilise le film Vertigo, pour évoquer la question de l'énigme, promesse d'une réponse, comme mythe fondateur dès avant la tragédie grecque. Le vertige phobique est un symptôme. Il a comme fonction de préserver d'une redoutable résolution de l'énigme. « Si nous apercevions la machinerie du monde, nous serions dans la terreur ». La représentation, le leurre, la perspective, le simulacre sont suturés par le mythe. Et contrairement à certaine idée reçue, la cure ne vise pas à résoudre l'énigme. Ce qui peut arriver quand la réalité psychique éclate est montré, nous dit Marc Morelli, dans Mullholland drive. A l'inverse de Hitchcock, Lynch abolit la relation à la réalité, il n'y a plus de « signes de vrai », l'auteur se référant aux Wahrnehmungszeichen freudiens, les signes de perception, littéralement « prises de vrai ». La phobie apparaît là de manière originale comme un moyen de faire tenir la réalité, ce qui rentre bien dans la logique des rapports entre intérieur et extérieur, désir et objets du monde.
Christiane Lacôte insiste, quant à elle sur « Le culte du hasard ». Le phobique a l'idée que de l'imprévisible comme danger peut toujours survenir. Elle rappelle que Freud avait proposé à Hans l'imagination d'une prévisibilité qui avait initié une amélioration de son état, le désir de l'analyste étant là efficient. Il lui avait dit qu'« Il savait qu'il y aurait un petit Hans qui aimerait très fort sa mère et de ce fait détesterait son père ».
Deux formes spécifiques d'évitement de l'angoisse sont étudiées à partir de cas cliniques. Chez Françoise Decant la féminisation, la prise de place de la mère permettrait d' « échapper à l'angoisse d'une éviration par une mère phallique incastrable » : aimer le père pour être sauvé de l'amour de la mère. Chez Graziella Baravalle on a affaire à ce qu'elle reprend de Gérard Pommier comme désistement, qu'on pourrait dire être une forme d'aphanisis, et qui engendre des difficultés dans la direction de la cure.
A René Tostain revient le privilège de dénoncer l'incapacité des thérapies comportementales et cognitives à traiter la phobie. A cet effet il cite longuement le texte d'un tenant de ces pratiques, le docteur Elie Hantouche, de l'hôpital de La Pitié-salpêtrière. On en retient ici un extrait significatif. « Fort heureusement on utilise maintenant en France une méthode dite comportementale et cognitive fondée sur l'apprentissage et le conditionnement. Le praticien encourage le sujet à affronter l'objet ou la situation. Ainsi par exemple il incite le patient qui se lavait les mains 100 fois par jour par crainte de contamination à restreindre les lavages, peu à peu il va se laver les mains 80 fois, puis 50 fois, puis 10 fois par jour seulement. Parallèlement on administre un traitement médicamenteux à base d'antidépresseur et de sérotonine. Ces produits peuvent être pris au long cours. »
La deuxième partie de ce volume est intitulée « Questions cruciales pour la psychanalyse ». On retiendra parmi les articles proposés deux textes conséquents. Jocelyne Sfez, après avoir évoqué la relation de Lacan aux mystiques et son utilisation du concept de « docte ignorance », ébauche une analyse de la pensée de Nicolas de Cues. Jean-Pierre Lebrun part d'une lecture du film de Jacques Audiard De battre mon cœur s'est arrêté pour étayer l'hypothèse d'un lien causal entre la disparition de la différence des places générationnelles et l'émergence de positions perverses non structurelles. La reconnaissance d'une place extérieure à l'ensemble, essentiellement de celle du père, est indispensable au travail de subjectivation. S'il y a prévalence de la relation à la mère, le sujet reste, pour l'auteur, dans le registre de la perversion polymorphe de l'enfant, une perversion dite ordinaire. Malgré les réserves à émettre sur l'hypothèse d'une cause unique et récente à la position perverse, on reconnaît l'intérêt de l'article à analyser la transformation du lien social et son incidence sur la constitution de l'altérité. Il reste à indiquer, au sein des notes de lecture, la critique de La chose traumatique, textes rassemblés par Frank Chaumon et Véronique Ménéghini. Les textes de l'Association de Recherche et d'Enseignement sur la Clinique dans son rapport au lien Social s'en prennent à la « demande généralisée d'orthopédie psychologique » qui s'accompagne d'une injonction à parler adressée aux victimes. S'appuyant sur les concepts de la psychanalyse cet impératif pervertit « la règle fondamentale du laisser dire et de se laisser dire ». L'analyste, lui, se pose la question de l'opportunité de son intervention, du risque de son acte.
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Cliniques Méditerranéennes, « Précarité, abandon, exclusion »
La précarité et l'exclusion, ces deux visages du malaise contemporain dans la civilisation, confrontent le clinicien à une complexité psychopathologique et à un polymorphisme symptomatique riches en questionnement de la clinique. Rejetant la tentation de réduire l'une et l'autre à « l'envers de la stabilité socio-professionnelle », les dernières Cliniques Méditerranéennes préfèrent les relier à la question du hors-lieu qui résulte de la difficulté, voire de l'impossibilité, pour certains sujets à trouver un lieu d'inscription psychique possible. Aussi, l'ambition du numéro est-elle de dessiner les différentes configurations psychopathologiques sous lesquelles peut se présenter la question de l'errance et d'analyser l'économie pulsionnelle de qui habite le monde en état d'errance ou d'abandon.
La question du cadre transférentiel qui peut s'instaurer avec des sujets dont la précarité sera entendue, au sens premier du terme, comme une prière adressée à un Autre resté mutique est abordée, sans esquiver les difficultés surajoutées en raison du discrédit social porté sur le travail clinique quand il est adressé à des populations exclues ou déchues. En ce domaine plus qu'en tout autre, les cliniciens sont en effet soumis à des pressions répétées les enjoignant d'être rapidement efficaces, comme si la déshérence psychique, la perte d'estime de soi et l'inscription dans une réalité sociale précaire pouvaient se résoudre en quelques rencontres rapides. Les auteurs s'attachent à décrire la singularité des parcours de ceux dont le hors-lieu fait question là où des gestionnaires du social préféreraient les enfermer dans une même catégorie pour le seul confort théorique qui en découlerait, peut-être aussi dans l'espoir de leur appliquer quelque programme unique et économique d'adaptation-réinsertion-dissolution qu'on s'empresserait ensuite d'évaluer par des grilles modernes et objectivantes. Les exclus, les abandonnés, les précaires forment la troupe des invisibles d'une société dont l'opulence et le confort exigent que soient relégués hors du champ visuel, sonore (et même olfactif) ceux qui peinent à s'y faire une place. Qu'on se rappelle le cri du cœur d'une personnalité médiatique engagée dans le mouvement des Restos du cœur à qui on demandait son souhait le plus cher et qui répondit tout de go : « Que tous les pauvres disparaissent d'un coup !».
Outre l'abord des effets psychiques résultat des pressions du champ social sur le clinicien engagé dans un travail avec les plus démunis, on trouve dans ces Cliniques Méditerranéennes quelques réflexion opportunes sur la façon dont le travail clinique avec des sujets en état d'errance peut faire violence à celui ou celle qui se trouvera en retour mis à mal sur le plan psychique ou même physique, et dont le désir de psychanalyste se verra soumis à rude épreuve.
Parmi les pistes présentées comme abord possible d'un sujet en état d'errance ou d'exclusion on notera l'idée d'une « logique de l'autoconservation » développée par Houriya Abdelouahed pour qui « l'exclusion est une inscription solide dans un social précaire » et qui voit dans l'exclus un sujet qui adopte ce que Frances Tustin nomme « la stratégie de la conservation des émotions par le froid » : mieux vaudrait encore vivre « gelé » que s'exposer à mourir, car « celui qui est sans vie, ne risque pas de mourir. »
On retiendra surtout le travail de Paul-Laurent Assoun qui développe, à partir de la notion de préjudice empruntée à Freud1, une lecture de la précarité sociale comme effet inconscient du rapport du sujet à un préjudice dont il s'estimerait victime et qui justifierait à ses yeux qu'il en obtienne réparation. Le sentiment de préjudice maintiendrait le sujet dans cette position paradoxale d'être à la fois en état de besoin - et par là en position d'appel vers l'Autre - tout en le mettant en position de n'avoir plus rien à demander à personne hormis que soit respecté « une demande farouche d'exemption ». Revoir cette problématique de la demande et y entendre le sujet élidé, telle serait, pour PL Assoun, la contribution de la psychanalyse à la question du rapport du sujet au champ social.
L'ambition d'éclairer l'hétérogénéité des problématiques à l'œuvre chez les sujets en situation de précarité, d'exclusion ou d'abandon apparaît dans la suite de thèmes abordés : adolescents abandonnés (Mi-Kyung Yi) ou en errance, précarité inhérente à la crise pubertaire (Anne Tassel), Rmistes « inintégrables » au monde du travail (Houriya Abdelouahed), SDF rencontrés dans les centres de consultations de Médecins du Monde, adultes handicapés (Simone Korff-SAusse), psychotiques sans point d'arrimage (Abdelhadi Elfakir), errance affective ou sexuelle de jeunes gens par ailleurs apparemment socialement bien adaptés (Chantal Gaborit, Vincent Estellon), etc. On peut toutefois se demander si le lecteur s'y retrouve dans une telle suite qui, d'être hétérogène, peut finir par sembler tout juste… hétéroclite.
Le dossier principal de ces Cliniques Méditerranéennes est complété par un « hors-thème » dont on retiendra le texte de Claude Allione « Quelques remarques sur la question de l'autoérotisme et de l'autisme de Frances Tustin » et celui de Laurie Laufer « Perdre et détruire : la violence face à l'œuvre de la mort » à la lumière duquel on pourrait relire les explosions de violence ayant embrasé l'automne dernier ces « hors lieux » dont certains aimeraient faire croire qu'ils abritent aussi des « hors sujets ».
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Le Coq-Héron « Erich Fromm, un psychanalyste hors normes »
La question posée par ce numéro du Coq-héron est assez simple : comment peut-on être Erich Fromm, soit un Allemand, juif, psychanalyste, sociologue de formation et de tendance marxiste, puis un activiste pacifiste au milieu du XXe siècle en Allemagne puis aux États-Unis ?
Erich Fromm est né à Francfort le 23 mars 1900. Il était le fils unique de parents juifs orthodoxes pratiquants. Il est mort à Locarno le 18 mars 1980. Aujourd'hui oublié tant du grand public que des psychanalystes eux-mêmes, il a connu jusque dans le milieu des années 50 et en particulier aux États-unis, en Italie et en Allemagne, une très grande popularité. La particularité de ce numéro du Coq-Héron est de nous présenter non une série d'articles à propos d'Erich Fromm mais des textes inédits signés d'E. Fromm lui-même, accompagnés d'une présentation, de sa biographie par Rainer Funk et par l'historien récemment décédé, Paul Roazen.
S'agissant du parcours de Fromm, les repères biographiques que nous fournit le numéro indiquent clairement les difficultés auxquelles il a dû faire face. Juif allemand dans un monde que le nazisme gangrène rapidement, E. Fromm ne dut sa survie qu'à sa fuite aux États-Unis. Paul Roazen signale à ce propos la culpabilité et le dilemme des psychanalystes viennois et berlinois craignant de prendre la fuite en abandonnant Freud derrière eux, alors que ce dernier, malade et se sentant à la fin de sa vie ne souhaitait pas quitter Vienne. Cette partie de l'histoire personnelle de Fromm vient croiser celle de l'Institut de Berlin dont il fût membre. On sait dans quels atermoiements de type vichyssois cette institution est tombée à l'instigation de Jones, avec l'approbation de Freud lui-même acceptant l'inacceptable, soit l'interdiction faite aux Juifs d'en être membres à part entière, ces derniers se résignant à démissionner afin de préserver l'existence de la psychanalyse en Allemagne. Fromm, membre de cet institut, mais déjà aux États-unis à l'époque, se trouva mêlé à un véritable imbroglio, résultant de l'ambiguïté des positions des instances de l'IPA dont Funk et Roazen nous retracent les méandres.
Aux États-unis, la vie de Fromm se trouva marquée cette fois, non par la ségrégation liée à sa judaïté, mais par le fait de vouloir appartenir à la société des psychanalystes nord- américains à une époque où les médecins américains donnaient la chasse aux non-médecins dans les instances de l'appareil de l'IPA. Ajoutons à cela que ses tendances marxisantes puis son engagement aux côtés des pacifistes, et sa popularité n'ont pas joué en sa faveur.
Peut-on pour autant faire de lui seulement un martyr des instances internationales de l'IPA avec lesquelles toutes sa vie il aura maille à partir jusqu'à créer à Amsterdam en 1962 une fédération concurrente de l'IPA dans le but, selon Funk, de « dé-scolariser la psychanalyse »? La réalité paraît en fait plus complexe, du moins si l'on s'en tient aux articles présents dans ce numéro.
On y trouve en effet quelques-uns des griefs que Fromm adressait à l'institution et à la pratique psychanalytique. A plusieurs reprises, Fromm critiqua les dérives de la pratique analytique et dénonça la fonctionnarisation de la séance transformée en mise en scène inefficace et désuète où le patient raconte longuement des banalités dont l'analyste se contente, au motif que ce bavardage représenterait une forme de l'association libre. Il dénonce ce parcours interminable où chacun, patient comme analyste, finit par s'endormir ou par transformer la séance soit en cours de philosophie au petit pied soit en échange mondain. « Ils consultent, ils enseignent la sagesse de vivre, ils encouragent, ils sont gentils. Ils font toutes sortes de choses, mais tout cela formulé en termes analytiques car le patient ne doit pas s'apercevoir qu'ils font ce que fait un conseiller. »
Mais, ces critiques qui rejoignent celles que Lacan formula en France, se conjuguent avec une mise en question des fondements même de la théorie freudienne et une approche qui manque de consistance théorique. Tout le monde, il est vrai, ne peut pas être Melanie Klein ou Jacques Lacan. En cela Fromm rappelle un peu Groddeck dont il était un admirateur. Ainsi s'en prend-il à l'un des fondements de la psychanalyse, la théorie de la libido : « Freud n'a pas vu que les grandes passions qui agitent les humains ne sont en fait pas déterminées par la sexualité.»
On conçoit que dans ces conditions les psychanalystes de l'Association Psychanalytique Américaine aient pu avoir quelques réticences à donner à Fromm la possibilité de parler au nom de la psychanalyse.
Au total, c'est sans aucun doute une erreur de négliger l'apport de Fromm dans l'histoire de la pensée psychanalytique même s'il nous faut prendre avec sa pensée le recul nécessaire pour en saisir les éléments les plus pertinents. A ce titre on doit saluer la publication de ce numéro et on ne peut que souhaiter rapidement la traduction et la publication des œuvres non disponibles en français de ce témoin de l'histoire du monde et de la psychanalyse.2
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Et La Célibataire ? Quelqu'un l'a vue passer ? Ici ? Là-bas ? Plus loin encore ? Non !
On la cherche, on l'espère…
A suivre.
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Le groupe de lecture était composé ce mois-ci de Gérard Albisson, Olivier Douville, Marie-Claude Labadie, Laurent Le Vaguerèse, José Morel Cinq-Mars, Françoise Petitot et Frédéric Rousseau.
- 1.
S. Freud, (1915-1916) , « Quelques types du caractère dégagés par la psychanalyse 1. Les exceptions », Essais de psychanalyse appliquée.
- 2.
Ont été traduits et sont disponibles en français : L'art d'aimer (Desclée de Brouwer) , Avoir ou être (Robert Laffont) , Boudhisme zen et psychanalyse (Quadrige).
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