- Œdipe
- Prix
- Vidéos
- Lire
- Actualités
- Critiques
- Dossiers
- Grande traversée - Moi, Sigmund Freud
- Lettre de démission de l'Ecole Freudienne de Paris J. Favret-Saada
- Hyperactivité de l'enfant
- Loi du 5 juillet 2011 : interview
- Décrets relatifs à l'usage du titre de psychothérapeute
- L'affaire Onfray
- Mai 68 : sommaire
- Dossiers Interview de jacques Sedat à propos de la parution des travaux de François Perrier
- Le cas 'Richard'
- Chronologie
- Autisme et Psychanalyse
- Colloque : « Du Séminaire aux séminaires. Lacan entre voix et écrit »
- Documents concernant Jacques Lacan
- Livres de psychanalyse
- Revues de psychanalyse
- Newsletters
- Enseignements
- Adresses
- Questions
- Loisirs
la dérive idéologique de la psychiatrie
Acheter ce livre
Dire que la psychiatrie est en crise est un lieu commun. En élucider les tenants et les aboutissants, plus encore proposer des solutions est une
gageure, tant cette discipline, savoir scientifique et pratique institutionnelle, est multiple et complexe. Il est toutefois utile d'en analyser le
contexte politico-économique : la crise actuelle n'est-elle pas largement liée à
ce que le pouvoir demande à la psychiatrie de faire ?
En suivant l'évolution de la psychiatrie depuis vingt ans, on assiste à une
dérive néolibérale qui met en péril nos libertés individuelles et sociales et
compromet notre santé mentale :
- renforcement de l'individualisme par une explication psychologique, voire
médicale, univoque des conflits relationnels et sociopolitiques ;
- emprise croissante des explications scientistes de la souffrance morale. Du
comportementalisme à la neurobiologie et à la génétique, on assiste au
retour à peine voilé d'un eugénisme qu'on croyait enterré après la Libération ;
- orientation gestionnaire de la politique de soins, sélectionnant les patients
selon des critères de rentabilité et transformant les soignants en exécutants
d'une stratégie d'entreprise ;
- psychiatrisation de toutes formes de délinquance, déviance ou simple
défaillance, à travers des lois autoritaires qui obéissent à des impératifs
sécuritaires.
A travers une critique bibliographique de l'individualisme contemporain, l'auteur met en évidence l'idéologie politique et économique qui sous-tend cette
évolution dangereuse de la psychiatrie. Il ne s'agrt pas pour autant de nier
l'existence d'authentiques maladies mentales, mais il ne faudrait pas que
celles-ci, qui justifient la médecine psychiatrique, soient l'arbre qui cache la
forêt de son extension illimitée à la gestion des déviances socio-économiques.