Détectives freudiens

Patrick Avrane est président de la Société de Psychanalyse Freudienne. Il est l'auteur de Un divan pour Phileas Fogg (Aubier, 1988), Jules Verne (Stock, 1997), Barbey d'Aurevilly (Desclée de Brouwer, 2000, prix littéraire du Cotentin, 2001) et, chez Louis Audibert, à Un enfant chez le psychanalyste (2003) qui fut notamment traduit en Espagne

Écrire pour être lu, parler pour être entendu. Dans le même moment, deux hommes, deux
médecins, Arthur Conan Doyie et Sigmund Freud, inventent de nouvelles pratiques dont
l'écho raisonne toujours. Le premier obtient la célébrité en créant un personnage désormais
emblématique. Sherlock Holmes, accompagné de son nécessaire Watson, offre à son auteur
les lecteurs qu'il espérait pour ses romans historiques. Le second devine que, derrière les
paroles de ses patients, s'énonce un discours caché. Chacun à leur façon, ils interrogent
l'énigme de l'âme humaine.

La figure du psychanalyste, avec son fauteuil et son divan, et celle du détective, avec sa loupe
et sa casquette, font partie de notre culture. Ils s'y sont inscrits dans la mesure où ils incarnent
l'un comme l'autre une part de cette volonté de connaître, de résoudre ou de guérir qui fait
l'homme, qu'il le sache ou non.