Étude sur Spinoza, Hegel et Freud

Penser la psychanalyse à partir de la philosophie .Étude sur Spinoza, Hegel et Freud

Emmanuel Brassat a été professeur de philosophie au lycée, puis est devenu formateur d’enseignants à l’Université de Paris-Cergy et à l’INSPE de l’académie de Versailles. Il est docteur en philosophie de l’Université de Paris-Nanterre, après avoir étudié aux universités de Panthéon-Sorbonne et de Vincennes-Saint-Denis. Il a été l’élève de P. Macherey, E. Balibar, S. Kofman, E. de Fontenay, J-F Lyotard, J. Derrida, A. Badiou et J-M Salanskis. Ses recherches ont porté sur les philosophies de l’éducation, l’épistémologie des théories de l’apprentissage et l’émergence durant la modernité de la psychologie de l’enfant et du développement, elle-même relayée par les mouvements pédagogiques. Il est actuellement président de l'association Dimensions de la psychanalyse, dans laquelle il intervient régulièrement auprès de R. Lew et J. Lafont pour des colloques et séminaires sur les liens entre philosophie et psychanalyse.

Emmanuel BRASSAT

Penser la psychanalyse à partir de la philosophie
Études sur Spinoza, Hegel et Freud

Un ouvrage original qui propose de montrer comment la philosophie anticipe souvent très largement l'émergence de la psychanalyse.

Philosophie et psychanalyse n’ont pas toujours fait bon ménage. Et bien que la psychanalyse doive autant dans sa formation à la neurologie, à la psychopathologie médicale et aux recherches psychologiques qu’à la philosophie, les théories et les auteurs de psychanalyse ont pu parfois adopter une position antiphilosophique.

Freud rappelait en ce sens que la psychanalyse comme discipline clinique et scientifique ne se soutenait d’aucune conception du monde. Néanmoins, en s’éloignant du positivisme, Freud a dû recourir à des hypothèses qu’il désigne comme spéculatives, telle sa théorie métapsychologique des pulsions. D’autre part, la psychanalyse freudienne s’est vue précédée dans ses investigations sur l’inconscient psychique par des œuvres philosophiques, parmi bien d’autres celles de Spinoza ou Hegel. Elles ont pu comporter une dimension clinique, ainsi la théorie analytique des passions chez Spinoza, ou exposer des conceptions dialectiques des phénomènes négatifs et dynamiques inconscients inhérents à la pensée subjective chez Hegel.

Sans réduire philosophie et psychanalyse l’une à l’autre, l’auteur propose de les étudier là où théoriquement elles s’opposent, se rencontrent et s’éclairent mutuellement.

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