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Parler(s) d'enfances(s)
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Parler(s) d'enfance(s)
Que dit aujourd'hui la psychanalyse de l'enfance ?
La découverte freudienne a fait historiquement scandale en déconstruisant l'enfance réduite
à un paradis d'où tout réel était exclu. On a souvent réduit ce scandale à l'affirmation d'une
sexualité infantile dont la psychanalyse, à son orée, a délinéé les enjeux pour chaque sujet.
Mais le véritable scandale est ailleurs. Une vérité bien plus intolérable s'y fait jour : la sexualité n'est pas naturelle pour le petit d'homme, pour celui qui parle. Elle dépend d'une machinerie mentale, d'une fiction inconsciente où les signifiants se nouent à des bouts de
jouissance irréductibles impliquant le corps. C'est la découverte de la phrase jouie qu'est le fantasme et qui dénaturalise la sexualité (toute sexualité) qui est intolérable — beaucoup plus
que les pratiques sexuelles précoces perverses polymorphes.
La psychanalyse réarticule l'enfant et l'enfance comme période de la vie dans un discours.
L'enfant est un sujet à part entière affronté à un réel - dont les émois sexuels et la rencontre
amoureuse sont des formes contingentes. La clinique psychanalytique précisément a pour
tâche de repérer comment chaque enfant fait réponse à ce réel par un bricolage spécifique
hors des modèles formatés où le discours du maître veut avoir le dernier mot. Faut-il en-
core que sa parole soit entendue et que les effets de jouissance qu'elle entraîne (dans le
corps, la pensée) ne soient pas méconnus. À ce point, le psychanalyste, à l'École de Freud et
de Lacan, est attendu.
A partir de cas cliniques, les auteurs de ce livre font le pari de la cure analytique pour que
parler(s) d'enfance(s) ne soit pas une vaine formule.
Hervé Castanet