Prolongements théorico-cliniques au Monde sans limite
Point hors ligne
* Jean-Pierre Lebrun, Un monde sans limite, Essai pour une clinique psychanalytique du social, collection "Point hors ligne", Erès, 1997

Jean-Pierre Lebrun rend compte ici des élaborations théoriques nouvelles survenues depuis et grâce aux multiples discussions et débats qui ont suivi la parution d'Un monde sans limite * : discemement entre fonction patemelle et patriarcat, variation de l'Autre dans l'histoire, fin de la prévalence de la parole, distinction entre société pas-toute phallique et toute-pas phallique, expérience-limite du sujet contemporain, difficultés nouvelles pour la subjectivation, lecture de la distinction qu'a faite Lacan entre Nom-du-Père et "nommer à", déterminants des possibles d'un nouveau pacte social, enjeux pour le désir de l'analyste...

Dans une seconde partie, à son invitation, des psychanalystes venus de plusieurs horizons institutionnels tentent à travers leur pratique quotidienne, de rendre compte des ef¤ets de la configuration actuelle du social sur le sujet. Pas question ici d'exhaustivité, seulement des points de la clinique à partir desquels se réinterroge le désir de l'analyste dans ce contexte de postrnodemité : errance, violence, école, médecine, victimisation, toxicomanie, maltraitance, lien social, exclusion, capitalisme... Les auteurs apportent ici leurs contributions sans céder à la nostalgie d'un passé révolu, mais sans non plus sous estimer les difficultés subjectives qu'entrinent les mutations actuelles du social.

Cet ensemble permettra à ceux qui le souhaitent d'appréhender autrement qu'en termes déficitaires ces désarrois nouveaux du sujet. Avec les contributions de Gérard Amiel, Chantal Brand-Gaborit, Jean-Luc Cacciali, Claire Caumel-Feltin, Laurence Croix, Christian Demoulin, Christian Dubois, Maryvonne Febvin, Jacqueline Hiltenbrand Jean-Paul Hiltenbrand Jean-Pierre Jacques, Claude Jamart, Anne Joos de ter Beerst, Jean-Pierre Lebrun, Guy Lérès, Janine Marchioni-Eppe, Françoise Petitot, Yvette Thoua.