Auteurs: Olivier Grignon, Claude Maillard, Geneviève Piot-Maillol, Pierre Boismenu, Isminie Mantopoulos, Claude Lecoq, Marc-Léopold Lévy.Annie Tardits, Jean-Jacques Blévis, Cécile de Ferrières-Casadamont, Okba Natahi, Daniel Weiss, Marcel Bénabou, Solal Rabinovitch, Philippe Rappard, Jean- Pierre Lefèbvre, Jean-Yves Cerf, Serge Reznik, Alain Deniau.

Cercle freudien

L'écriture

La prise en compte de la fonction de l'écriture dans la psychana-
lyse nous est imposée par la clinique -notamment par ces mo-
ments de cure où le passage à l'écriture s'impose par une pro-
duction parfois envahissante. Interroger la fonction de l'écriture
ouvre alors sur les savoirs de la psychose.

Qu'y a-t-il de si radical, pour la psychanalyse, dans la dimension
de l'écriture? Avant même d'être théorie, elle est indissociable
de ladite «auto-analyse» de Freud dont elle constitue le support.
L'écriture s'impose depuis la genèse de l'œuvre freudienne -un
système régi par un principe de traduction- jusqu'aux ultimes
développements de la pensée de Lacan : fonction littorale, écriture
des nœuds borroméens et une topologie qui tient aussi du dessin
et de la manipulation.

Il ne s'agira pas des rapports de la psychanalyse à la littérature,
mais d'une tentative pour éclairer à quel type d'opération psychique répond l'acte d'écrire. Les articulations entre écriture,
inscription et trace, d'une part, entre écrit, parole et voix, d'autre
part, permettent de mieux situer la fonction de l'écriture dans
une pratique qui opère par la parole. Jusqu'à quel point l'analyste
devra-t-il se soumettre lui-même à un exercice de transmission
écrite pouvant aller jusqu'à la publication de ses «écrits»?