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Le réveil
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Le réveil
Une élucidation psychanalytique
Carolina Korttzky
Pourquoi suivre à la trace le concept de réveil chez Freud et Lacan ?
Le réveil, terme couramment utilisé dans le langage des psychanalystes, n'a pas souvent fait l'objet d'une étude systématisée. Pourtant, ce terme permet de poser un regard neuf sur certains concepts majeurs de la pratique psychanalytique : l'interprétation, l'identification, l'avènement du sujet de l'inconscient, le trauma, voire même, la fin de l'analyse.
Dans son étude du rêve, Freud rencontre le phénomène du réveil au sujet des rêves d'angoisse et des rêves traumatiques. Lacan utilisera le terme de réveil et ses opposés (rêve, désir de dormir, sommeil, endormissement) pour rendre compte de l'expérience analytique. Cette variété d'usages du réveil est soutenue par deux grandes thèses lacaniennes, « on se réveille pour continuer à rêver dans la réalité » et, plus tardivement, « on ne se réveille jamais ».
Ce livre démontre également que le concept de réveil en psychanalyse prend à rebours le sens commun, ainsi que l'idéologie du maître moderne. Ces temps-ci, le maître moderne et la psychanalyse ne font pas bon ménage. Là où le maître moderne se place dans le « tout », tout savoir, tout contrôler, tout voir, tout caser, tout chiffrer, il ne fait qu'oublier le réel. Le monde sans réel soutenu par le discours du maître actuel est une volonté de faire de la vie un songe. En opposition à ce rêve d'universel, la psychanalyse décomplète le « tout » car elle fait place à la jouissance obscure du symptôme, à l'impossible d'un savoir sur le sexe, au non-rapport.
Le réveil en psychanalyse n'est lié, ni à la clarté, ni à l'illumination, ni à la transparence mais, paradoxalement, au maintien d'une certaine zone d'opacité. Que la psychanalyse puisse « maintenir le règne de ce à quoi elle réveille » dépendra du pari fait par chaque analyste pour maintenir cet espace de l'ininterprétable.
Réseau des Universités
9.7»2753»52o295
www.pur-editions.fr 18 €