réflexions psychanalytiques sur le deuil, le mot d'esprit et la politique

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Ouvrage à commander au près de: les Editions du Champ lacanien (Ed CL), 12, avenue de Lowendal, 75007 Paris

Deuil, mot d’esprit, politique – trois domaines dont on chercherait en vain le dénominateur commun. Mais plutôt que de forger un concept général, il s’agit d’explorer ce qui, pour chaque élément de la série, y résiste.
Pour le deuil, il ressort d’une lettre de 1929 que Freud ne croit plus que le travail de deuil puisse se résoudre dans la substitution de l’objet perdu, et permettre par là-même de caractériser le deuil normal. Désormais la frontière entre le normal et le pathologique, d’abord présentée comme étanche, risque de se révéler poreuse.
On verra ensuite comment la constitution du concept de mot d’esprit implique la marginalisation de ce qui ne rentre pas dans le schéma : mot d’esprit qualifié par Freud d’atypique, qui sont pourtant les plus interessants, voire ceux qui font le plus rire.
En ce qui concerne la politique, on ne se contentera pas de dire que la singularité des individus s’oppose à une relève dans l’universel. Affirmant, contre une opinion répandue, un lien entre psychanalyse et démocratie, on cherchera à montrer que les deux reposent sur la reconnaissance d’une irréductibilité simultanée de la singularité et de la représentation.
Travail à la fois clinique et de lecture qui, dès le titre doit beaucoup à l’étude des textes de Jacques Derrida.