Voici un ouvrage tout à fait intéressant et que tous les parents devraient lire et méditer. Daniel Marcelli part non pas comme cela est courant d'une réflexion théorique mais essentiellement de l'observation du comportement des parents dans un certain nombre de situations type. Ces situations chacun peut les rencontrer car elles font partie du quotidien, à condition d'y prêter quelque attention. Leur description tout en finesse permet à l'auteur de s'adresser directement à la compréhension de tous les parents et les faire progresser dans leur comportement vis-à vis de leurs jeunes enfants. Ce livre qui va de la phase d'opposition à l'entrée en CP explore les difficultés de l'enfant lors de son entrée en maternelle et les raisons d'un certain découragement des instituteurs et institutrices de maternelle. À ce titre il interpellera également tous les enseignants de ce cycle si important pour le développement psychique du jeune enfant et ses conséquences ultérieures sur l'adolescent et l'adulte qui se profile à l'horizon de son jeune âge. Dr L .Le Vaguerèse

Pas de mois sans qu'un fait de violence à l'école ne fasse la une de
l'actualité. Face à cette accélération, les États généraux de la sécurité à
l'école préconisent la présence permanente de policiers au sein de certains
collèges et lycées.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi ne pas s'intéresser à la genèse
de cette violence ? Quel lien tracer entre le petit de trois ans qui dit «non» à
tout, qui vit sa «période d'opposition», et l'adolescent violent que rien ne semble
pouvoir contenir ? Pour traiter de ce sujet, sensible s'il en est, Daniel Marcelli
a rencontré des professionnels de l'école maternelle, instituteur, directeur, médecin
scolaire, psychologue. Analysant l'agressivité présente chez le tout-petit et l'influence de l'éducation actuelle, il montre comment le fossé qui sépare de plus
en plus le monde de la maison de celui de l'école est source de violence.

Et nous adresse cette mise en garde : tous, parents, enseignants, institutions,
citoyens, nous devons changer de regard sur l'éducation si nous ne voulons pas
confier à la seule police l'autorité sur nos enfants.