un témoignage

#1 DE L'AUTRE CÔTÉ DU DIVAN

J'ai voulu tenter de faire partager avec des mots simples ce que pouvait être avant tout pour le psychanalyste que je suis la rencontre, puis "l'aventure psychanalytique" avec une personne qui a décidé de faire une psychanalyse. Il me semble ainsi avoir interrogé un "non dit", une négation qui fait du psychanalyste le simple miroir de son patient. Il s'agit d'une patiente que j'ai prénommé Alice D. J'ai voulu montrer que ce sont mes sentiments, mes souvenirs, mes rêveries, mes élaborations suscitées par ce que me dit Alice D.. qui lui ont permis pour une part, de se découvrir et d'affronter son destin. Je me suis aperçu que je renversais sans l'abandonner pour autant la perspective classique de la "neutralité bienveillante". Cette dernière est trop souvent un "slogan" brandi par de nombreux psychanalystes. La "neutralité bienveillante" devient alors une formule bien frappée qui traduit un besoin fondamental : celui de protéger le psychanalyste de toute critique. J'ai voulu non seulement montrer la "vie" d'une psychanalyse mais aussi "plonger" dans une sorte d'absurdité apparente. Une personne "réveille" chez son psychanalyste des sentiments certes d'amour mais aussi d'agressivité, des pensées, une attention qui "flotte" et ce dernier ne lui en dira rien. Pourquoi ? C'est cette interrogation qui ont provoqué la nécessité de ce livre.

Un autre aspect du livre aborde le problème de "l'évènement" et sa place dans la cure. Un deuxième tome est en préparation afin de présenter les éléments théoriques.