pluralités des interventions dans les groupes thérapeutiques

Jean-Bernard Chapelier est psychologue clinicien, psychanalyste (Poitiers), docteur en ethnopsychiatrie, ex-maître de conférences HDR et directeur de Recherche (Paris-Cité), membre titulaire de la Société française de psychothérapie psychanalytique de groupe SFPPG. Il est également formateur à l’institut de formation et de recherche du CIRPPA. Auteur de nombreux articles parus dans des revues spécialisées, il a publié Les psychothérapies de groupe (Dunod, 2e édition 2015) et coordonné plusieurs ouvrages collectifs aux éditions érès, où il dirige la collection Groupes thérapeutiques. Claudine Juptner est psychologue clinicienne, psychanalyste (Lyon), chargée de cours à l’université Lyon 2, membre de la SFPPG (Société Française de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe) et formatrice au CIRPPA (Centre d’information et de recherche en psychologie et psychanalyse appliquées aux groupes).

Jean-Bernard CHAPELIERClaudine JUPTNER

Interpréter, jouer, commenter

Pluralités des interventions dans les groupes thérapeutiques

 

Avec la participation de Christophe BITTOLOEmmanuelle CAILLAUD-DOYENHervé CHAPELLIEREDidier CHAULET Voir plus [+]

Avec la contribution de Le CIRPPA   

Les interventions dans les groupes d’association libre ou de psychodrame sont complexes et varient du simple commentaire à une interprétation des processus inconscients. À partir d’expériences cliniques, auprès d’enfants et d’adolescents, et d’approches théoriques, les auteurs explorent les nombreuses questions qu’elles posent aux thérapeutes.

 

« Ce livre cherche à répondre à plusieurs voix à cette constellation ou graduation des modes d’interventions en groupe que nous avons à notre disposition en tant que thérapeute. Comment, pourquoi et quand intervenons-nous ? Autant de questions qui prennent leurs sources dans le champ transféro-contre-transférentiel, à l’aune des profils psychopathologiques de nos patients, mais aussi à celle de nos propres points aveugles, des aléas de la dynamique inter-subjective et des processus groupaux en présence.

Il y a plusieurs façons de jouer. La notion de commentaire est très vaste et peu définie. Quant à celle d’interprétation, elle est nettement interdépendante de la théorie et même de l’histoire de la théorie qui la soutient. Interpréter ne relève pas exclusivement de la parole énoncée, il existe d'autres formes expressives comme au plus proche de l'énoncé oral (les bruitages, les onomatopées, les gestes et signes accompagnés de silence), ou comme autre manière d'intervenir, il y a le jeu. Mais en quoi, jouer, est une activité que l'on peut qualifier d'interprétant ?Nous verrons à travers les différentes approches des auteurs que leurs opérationnalités dépendent fortement du choix du dispositif et de la médiation plus ou moins désignée. »