Sous la direction de:

on pourra lire à cette adresse la critique de Pierre-Henri Castel : {a href=http://www.nonfiction.fr/article-2838-p1-les_fous_criminels_et_leurs_experts_psychiatres__deux_etats_des_lieux_remarquables.htm}Cliquez ici{/a}

Devant la raréfaction des non-lieux psychiatriques
et l'augmentation de la population psychiatrique en milieu
carcéral, le JFP publiait en 2001 un numéro intitulé

« Faut-il juger et punir les malades mentaux criminels ? ».

Depuis, la situation n'a fait qu'empirer.

Au délabrement continu du dispositif de soins psychiatriques
s'est ajoutée l'amplification du virage sécuritaire signant
une rupture essentielle dans la tradition du droit qui,
de manière intangible, prônait l'irresponsabilité pénale du fou.
À la dégradation constante de la doctrine psychiatrique
se sont associés les fantasmes hygiénistes ambiants.
Cette évolution, qui fait du « fou » non plus un sujet
à soigner mais un être asocial à punir et dont il faut
se préserver des nuisances, correspond sans aucun doute
à une profonde mutation de nos mœurs. Gonflée par quelques
faits divers surexposés médiatiquement, la dangerosité
semble être devenue le seul critère de « soin ». Malgré
les statistiques qui montrent qu'un mari jaloux est quarante
fois plus dangereux qu'un schizophrène et que celui-ci est
plutôt la première victime des violences sociales, tout malade
mental se trouve de fait assimilé à un assassin en puissance.

La reédition sous forme d'ouvrage de ce numéro du JFP,
épuisé, s'est imposée : le débat n'a malheureusement rien
perdu de son actualité et reste un document de référence,
chaque auteur ayant pris soin d'enrichir son texte au regard
des événements récents.