précédé de "La Veilleuse" de Jacques Derrida

Jacques Trilling né en France d'une famille juive originaire de Russie, a passé les années de.la denière guerre dans l'armée anglaise et pris part aux combats, avant de revenir en France et d'y achever des études de médecine. Il devient psychanalyste en 1965/1966, s'installe à Paris et collabore désormais activement à diverses revues, en particulier Études freudiennes puis Psychanalystes. Musicien amateur, il participe aussi à des livres collectifs, en particulier Psychanalyse et musique puis à la musique (Belles Lettres).

Cet essai, à distance de la psychanalyse appliquée au sens courant du terme, réalise une sorte de tressage auquel l'anglophonie de Jacques Trilling communique une subtilité particulière. Une première publication de l'essai, en revue, avant le décès de l'auteur, a immédiatement été remarquée, tant par les joyciens que par les psychanalystes. Le thème qui le sous-tend, les rapports entre écriture et fantasmes concenant le maternel (mère/maternité), n'a rien perdu de sa portée comme le montre la longue préface de Jacques Derrida (La Veilleuse) qui, outre qu'elle constitue en elle-même une étude passionnante sur ce sujet, met admirablement en valeur ces différentes caractéristiques de l'essai de Trilling.