C'est l'un des paradoxes de l'édition française et peut-être internationale que de publier désormais Freud suivant une logique qui souvent m'échappe. La pensée de Freud étant en constante recherche, complexe et évolutive publier un livre sous le titre "Névrose et psychose"(81 pages dont 24 de préface) qui rassemble des textes pour le moins divers et auquel s'ajoute un texte de Férenczi,me parait bien dans l'époque mais pas forcément sous son aspect le plus pertinent. LLV

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L'homme le plus normal devient psychotique pendant la nuit.
Sândor Ferenczi
Agoraphobie, échecs répétés en amour ou dans la vie professionnelle, rituels compulsifs, phobies alimentaires : la névrose, c'est un refoulement qui rate, nous obligeant ainsi à produire des symptômes pour éviter la rencontre avec des pensées dérangeantes. La psychose, elle, est une réalité autre que l'on crée pour se protéger mais qui nous enferme, car on est seul à là percevoir. La paranoïa en est l'exemple le plus célèbre. Comment devient-on névrosé ? Y d-t-il une prédisposition à.la psychose ? La société n'est-elle pas en partie responsable de nos comportements les plus irrationnels, les plus énigmatiques ? Et comment nous y prenons-nous pour rester normaux dans un monde de conflits permanents ?

Préface de Robert Neuburger
Traduit de l'allemand par Nicole Casanova
Couverture : Sigmund Freud en 1921 © Explorer/Mary Evans Picture Library

Traduction inèdite

782228"909952'

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