Élargir la psychanalyse

Point Hors ligne

AU RISQUE DE LA TOPOLOGIE ET DE LA POÉSIE

En quoi la topologie et ta poésie éclairent-elles la pratique du psychanalyste ? Et pourquoi les conjoindre à un risque - qui plus est
absolu, au dire de Lacan ?

Ce livre propose quelques réponses qui permettent d'aborder autrement certains problèmes cruciaux de la psychanalyse, comme celui
de l'être sexué et ses jouissances, des structures cliniques des psy-choses, du symptôme, de l'inhibition et de l'angoisse dans leur fonction de nomination, de la passe et de la fin de l'analyse.

À quoi sert la topologie des noeuds de Lacan ? À serrer le trou, le vrai,
ses points de coincement et de couinement (donc, de jouissance). Ce
vrai trou de la structure est ce que la poésie (et encore plus, après
Auschwitz) s'essaye à ne pas reboucher. « La poésie ne s'impose plus,
elle s'expose », écrit Paul Celan. La psychanalyse aussi.

Courir le risque de la topologie et de la poésie, s'y exposer comme
psychanalyste, c'est élargir la psychanalyse. L'élargir, c'est l'affranchir
du sens et par là même de la religion. Plus encore, élargir la psychanalyse, c'est la faire sortir de derrière la grille du psychique où Kant
emprisonne l'inconscient, pour l'introduire, avec la topologie, à une
nouvelle esthétique, et, avec la poésie, à une nouvelle éthique.

Psychiatre de formation et psychanalyste formé par Jacques Lacan,
Michel Bousseyroux pratique la psychanalyse et l'enseigne à Toulouse.
Il est membre de l'École de psychanalyse des forums du champ lacanien
(EPFCL). Il a dirigé /a revue Trèfle de 2000 à 2002 et fondé en 2003 la
revue de psychanalyse L'En-Je lacanien dont il est le directeur.

Préface de Albert Nguyên »