En septembre 1918, à Budapest, le Ve Congrès
international de psychanalyse est notamment
consacré aux névroses de guerre. Parmi les inter-
venants, Sandor Ferenczi et Karl Abraham, qui,
ayant servi depuis le début de la guerre en tant que
médecins, ont pu faire d'étonnantes observations.
Et ce qu'ils disent des traumatismes psychiques
est suffisamment important pour que Freud, qui
signe l'introduction aux Actes de ce colloque, ait
éprouvé le besoin d'en reparler longuement deux
ans plus tard, en 1920, dans Au-delà du principe
de plaisir... Gageons que ce livre intéressera les
historiens travaillant sur la guerre et les sorties de
guerre, mais aussi les psychiatres, psychanalystes,
psychologues, travailleurs sociaux et humanitaires
qui accueillent, écoutent, aident et soignent
aujourd'hui les militaires et les civils confrontés
aux nouvelles formes de violences de guerre.

Textes traduits de l'allemand par Olivier Mannoni,
lise Barande et Judith Dupont.

Préface de Guillaume Piketty.