La réflexion sur la pensée du bonheur n'a jamais cessé. Pourtant,
aujourd'hui, si l'idée et l'aspiration à une vie meilleure transcendent le
temps et l'espace, ces données ne suffisent plus à nourrir la notion de
bonheur. Serions-nous devenus nos propres tyrans, assiégés par l'idéologie environnante, recherchant l'efficacité et contraints à la recherche
du plaisir, de la performance ? Tout est organisé - essais, discours,
films... - pour que nous soyons écartelés entre rêve de bonheur et
brutalité de l'existence. Illusion et désenchantement. Si la réalisation
des désirs est contrariée par l'échec devant la réussite, il n'y a pas
d'apaisement et la douleur psychique reste intense.

Le bonheur est devenu un impératif collectif, un devoir, une obligation
telle que son absence serait ressentie comme une blessure béante.
N'est-elle pas devenue culpabilisante, cette idée du bonheur, si on ne
la réalise pas ? L'idée de bonheur serait-elle tributaire d'un sentiment
de culpabilité inconsciente ?

Ce volume rassemble les contributions du colloque du 4 et 5 décembre
2009 sous la direction du Dr Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, et du Pr René Frydman, chef de service à la maternité Antoine Béclère.

Textes de : C. André, P.-L. Assoun, C. Chabert, L. Danon-Boileau,
M. Darrieussecq, A. Desarthe, C. Dolto, M. Flis-Trèves, R. Frydman,
M. Mimoun, X. Pommereau, C. Rayna, 0. Rosenblum, C. Schneck,
J.-P. Tassin, C. Thompson.