spectacle/theatre

théatre
La peau d'élisa avec Marie Rivière
Pour voir, entendre, apprécier Marie Rivière dans « la peau d’Elsa » il faut monter au « paradis » cette toute petite salle qui vient d’ouvrir au Théâtre du Lucernaire. Marie vous accueille et vous prend par la main pour vous raconter une histoire d’amour. Que dis-je ? non pas une mais plusieurs histoires d’amour. Avec son partenaire Jonathan Hume, Marie nous entraîne dans sa mémoire. Elle nous regarde dans les yeux. Pas possible de lui échapper. Pas moyen de se cacher dans la pénombre, de se noyer dans l’obscurité ou la multitude. Le public est comme à une soirée entre amis où l’on se décide...
Festival d'Avignon
Une envie d’Avignon Après la très controversée année 2005, voici venue la 60ème édition du festival d’Avignon. A soixante ans la maturité ne se discute plus, mais les chemins empruntés dans cette longue histoire laissent à chacun un souvenir singulier d’Avignon. Ce legs est subjectif ; il est fait de grands moments de bonheur ou de colère, de révolte ou de surprise, de stupéfaction ou d’enthousiasme. Ce 60ème anniversaire est l’occasion de nombreuses rétrospectives du Festival ; la mémoire de Jean Vilar, de Paul Puaux, les exercices successifs de Bernard Faivre D’Arcier et d’Alain Crombèque,...

Lukas Bärfuss, Les névroses sexuelles de nos parents (texte français de Bruno Bayen), Paris, L’Arche, mars 2006.

Lukas Bärfuss, Les névroses sexuelles de nos parents (texte français de Bruno Bayen), Paris, L’Arche, mars 2006. Le médecin de Dora est mort*. Le cher homme, dit la mère de Dora au nouveau médecin chez qui elle se trouve aujourd’hui, pour la première fois, avec sa fille, votre prédécesseur, que n’a-t-il pas fait pour elle ? Elle lui appartenait à lui plus qu’à moi. Et voilà que la mère énonce sa volonté : maintenant, que la prescription cesse. Que j’entende à nouveau le rire de ma fille, ce rire étrange, de poissarde. De fait, la mère paraît plutôt curieuse. Comme si elle feignait de s’...Lire la suite
« VIENNE 1913 » d'Alain Didier-Weill (in Editions Les carnets de psychanalyse, 2004). Par J-J. Moscovitz Février 2006 _______________ C'est sans doute avec toute son âme, sou goût des belles choses, son art pour le dire en un mot, qu'Alain Didier-Weill, psychanalyste et collègue, a écrit sa dernière pièce « Vienne 1913 » pour que soit mise en scène sa fiction. Au théâtre monter la rencontre entre Adolf Hitler âgé de 20 ans et Sigmund Freud, dans une symétrie de deux héros telle que le texte veut radicalement nous placer avant les camps, en 1913 , pour nous donner accès à ce que...
Vienne 1913
Une pièce au Centre Rachi de janvier à Mars « Vienne 1913 », d'Alain Didier-Weill, mise en scène J.L. Paliès ou « histoire » et psychanalyse : entre théâtre public et théâtre privé. Lorsque j'ai visité l'exposition « Klimt, Schiele. » au Grand Palais, j'ai témoigné ici même de ma déception quand à l'absence de vision « culturaliste », globale, l'absence de réelle mise en scène rythmée des œuvres. Je connaissais par ailleurs déjà la pièce d'Alain Didier-Weill (Montée en 2000 au Théâtre du Montparnasse), dont, effet du hasard, une nouvelle lecture-pupitre se faisait en Octobre 2005 au théâtre...
Quartett
Texte français Jean Jourdheuil, Béatrice Peu-égaux (© Éditions de Minuit) , lumière Sébastien Michaud, costumes Nathalie Trouvé collaboration artistique Stéphane Facco, conseils dramaturgiques Irène Bonnaud mise en scène Célie Pauthe scénographie Sébastien Michaud et Cécile Pauthe La salle est illuminée d’une clarté vive, comme dans une salle de dissection. Un espace scénique circulaire est là, au centre des travées de l’amphithéâtre. On est venu assister à la pièce que Heiner Müller a composée d’après le roman épistolaire de Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses...
Quartett
Texte français Jean Jourdheuil, Béatrice Peu-égaux (© Éditions de Minuit) , lumière Sébastien Michaud, costumes Nathalie Trouvé collaboration artistique Stéphane Facco, conseils dramaturgiques Irène Bonnaud mise en scène Célie Pauthe scénographie Sébastien Michaud et Célie Pauthe Quartett, notre moment dans l’érotique . Non pas « à prendre ou à laisser » mais à prendre car, à le laisser, ce moment, lui, ne nous laissera pas. D’autres l’indiquent. Au hasard (pas tout à fait) : les plastinats de Gunther von Hagens’ (l’exposition Körperwelten) ; ou Ouvrir Vénus, ouvrage...
J'y suis allée, et ne le regrette pas. C'est un beau texte, et la prestation de J.P.Farré est excellente. Mais j'ai été très gênée par la référence nominale à Papon et à son procès, à cette façon de cibler sur un homme réel, un individu entre autres dans l'Histoire du nazisme et de l'Occupation. D'une part, rien ne désigne Papon comme le responsable de ce qui est arrivé au père (le rôle de Papon dans la déportation des juifs est d'une autre dimension que celle d'une affaire d'otages dans un village du Nord de la France, affaire où la judéité n'est pas en cause), d'autre part, l'affaire Papon...
Emmanuelle Vo-Dinh parle, écrit, sa danse explore : l'espace, le temps, la matière corporelle. Dans son auto-mouvement personnel, elle fonde la « Compagnie Sui generis » en 1997. Dans son oeuvre de création, elle travaille. Confrontée à la problématique de l'absence d'émotion, elle décide d'aller rencontrer le neurologue Antonio Damasio aux États Unis qui approche scientifiquement ce thème. À l'occasion d'un travail sur Becket et son monologue « Compagnie », elle est amenée à connaître le parcours de Becket que le livre d'Anzieu présente. C'est ensuite la lecture qui guide la recherche : « le...

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