Soumis par Quatrième groupe le
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Secrétariat du IVème Groupe : quatrieme-groupe@orange.fr
Déroulement
14h00 Accueil
14h30 Michel BOUTIN
Psychologue clinicien, Psychanalyste, Participant aux activités du IVème Groupe, Lyon
« Sophie Morgenstern ou l’oubli des commencements »
15h30 Discussion
16h00 Pause
16h30 Jean-Michel ASSAN
Psychologue, Psychanalyste, Participant aux activités du IVème Groupe, Paris
« La clinique singulière de la psychanalyse d’enfant »
17h30 Discussion
18h00 Fin de la conférence-débat
1921, la psychanalyse en acte arrive en France. Gide, Jacques Rivière et le groupe de la NRF font accueil à Eugénie Sokolnicka envoyée par Freud. Romain Rolland claironne que cette année sera « L’année Freud ». De ceux qui vont constituer la première génération d’analystes, plusieurs commencent une analyse avec Eugénie Sokolnicka.
Le second acte fondateur de la psychanalyse en France est en 1924 l’installation de Sophie Morgenstern. Elle vient de la clinique du Bürghözli où elle a été assistante de Bleuler. Elle est tout de suite appelée par Georges Heuyer à ouvrir une consultation psychanalytique pour enfants à la Clinique annexe de Neuro-psychiatrie infantile. Au fil des ans passeront dans le service J. Lacan, F. Dolto, J. Aubry, S. Lebovici et beaucoup d’autres.
Dès 1926 dans le 2ème numéro de la Revue Française de Psychanalyse Sophie Morgenstern publie le récit détaillé de la cure d’« Un cas de mutisme psychogène ». La suite de ses travaux porte sur la psychanalyse infantile, le rôle de la psychanalyse dans l’hygiène mentale et la structure de la personnalité.
La « névrose infantile » de la psychanalyse en France a refoulé après la guerre le souvenir de Sophie Morgenstern. Pourtant nous sommes souvent sans le savoir ses héritiers directs. Un « retour à Sophie Morgenstern » fait parcourir à nouveau ce qui a fondé une pratique avec les enfants.
Ses idées pionnières auront une portée après-guerre. Mais elle en a été tragiquement exclue par son suicide en juin 1940 et par le jugement sévère et sans doute injuste de ses élèves, en particulier S. Lebovici.
Il s’agira de rappeler comment a émergé la psychanalyse en France et comment S. Morgenstern a été amenée à concevoir une technique de la psychanalyse d’enfant en suivant le récit de la cure d’un enfant mutique qui lui sans doute appris l’essentiel.
Entré libre, gratuite