Soumis par
David Frank Allen
le
L’ombre des théories déficitaires de la folie plane toujours sur les consciences humaines, dans les lieux de soins bien sûr, mais pas moins dans la presse et ailleurs. C’est pourquoi il nous a paru utile de proposer un groupe de travail pour débattre d’une théorie excédentaire de la folie qui serait à construire à partir de l’enseignement des fous écrivains, sculpteurs, dramaturges, théologiens et de bien d’autres artistes ou théoriciens.
Proposition d’un début de programme :
- Le Dr. François Klein : du non-être au verbe « être », sans oublier le signe =. Selon cet auteur, le verbe « être » est un virus. Question ouverte : Klein est-il la jonction entre Lacan et Burroughs ? Sommes-nous tous des François Kleiniens ?
- James Frame : entre l’infini du temps et le recadrage du sujet par le travail sur le nom propre. (Re)naissance du transfert psychotique.
- Le Pr. Anton Boisen : entre le voyage sur la lune et le suicide des faibles pour faciliter le retour du Christ sur terre… Le psychologue-aumônier freudien qui souhaitait l’unité de la théologie et de la psychopathologie. Paraphrénie, amour, holophrase et délire à éclipse.
- William S. Burroughs : sa critique de la modernité. Son non-être affirmé. Vérité et refus des semblants.
- G. Rodenbach, P. Abely, A. Delmas et le signe du miroir. le problème du vampire est, entre autres, sa non reconnaissance de son image spéculaire. Au-delà de l'esthétique de la question, si bien développée par le cinéaste Terence Fisher, on trouve les descriptions cliniques du signe du miroir dans les années 1920 et aussi dans le chapitre « L'ami des miroirs » dans Le rouet des brumes de G. Rodenbach. Ce chapitre date de 1891.
Et certainement d'autres auteurs sur lesquels on pourrait s'attarder...
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