La colère, un recours primordial pour exprimer des protestations, des mécontentements, mais aujourd’hui, comment recevoir ces manifestations qui ont tendance à se multiplier ? Quel en est le sens ? Une frustration qui ne cède pas ? Une détresse non entendue ? Un désir d’existence soutenu ? 

Quelle écoute offrir à ces jeunes enfants dans ces temps où les professionnels sont malmenés dans leur quotidien et que leur colère gronde toujours… ou se tait encore ?

La colère se crie par des mots qui jaillissent, des mots qui nous précipitent hors de nous, vers un lieu obscur à nous-mêmes. La colère s’expose, sans mots, du corps à corps, livrant de façon brutale les affects qui nous habitent. Chercherait-elle un contenant ? Une limite ? Serait elle un reste d’expériences sensorielles non symbolisées ? D’expériences sensorielles d’avant les mots ?

Comment élaborer des réponses à ce formidable pouvoir de dire non ? 

Accueillir une colère ? Mais qu’est-ce donc ?

Elle fait appel à l’autre. Pourrait-on la penser comme une démarche pour continuer d’avancer, porter un regard sur soi, sur l’autre, sur la rencontre à l’autre ? Un pas, un nouveau départ vers l’ouverture d’autres chemins que ceux déjà empruntés et bien des fois foulés, pouvant mener à des impasses, voire à de l’enfermement ?

Comment accompagner l’enfant vers la trouvaille de ce qui (se) tient en lui : une folle curiosité de la vie ?

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