Ce séminaire a lieu de 16 h à 17 h 30 les samedis 13 novembre, 11 décembre 2010, 22 janvier, 12 mars, 2 avril, 14 mai 2011. Il est précédé de celui de Franz Kaltenbeck.
Lors de la première séance du séminaire L'angoisse (1962-1963), Lacan imagine l'apologue suivant : un sujet portant le masque d'un animal – ignoré de lui – et se trouvant face à une mante religieuse géante – sans pouvoir observer sur la surface de ses globes oculaires comment elle le voit – sera dans la crainte et l'incertitude d'être dévoré. L'angoisse se manifeste donc quand le sujet ne sait pas de quel désir il est l'objet de la part de l'Autre ; objet possible de la dévoration par l'Autre. Aussi Lacan éclaire-t-il la proposition énigmatique de Freud selon laquelle l'angoisse serait sans objet.
En nous rapportant à quelques références philosophiques – particulièrement empruntées à Kierkegaard –, c'est à cet événement de l'angoisse que nous nous intéresserons en nous attachant plus particulièrement à saisir comment cette rencontre avec l'Autre provoque le vacillement du sujet et lui signale le risque de son abolition.
La formation du psychanalyste doit inclure, pour Jacques Lacan, l'antiphilosophie – qui est mise au travail originale du savoir philosophique dégagé de son appropriation par le discours universitaire. Il ne s'agira donc pas de se rapporter à une oeuvre ou à un système philosophique du point de vue de sa totalité mais d'en dégager des fragments pour éclairer des concepts de la pratique et de la théorie psychanalytiques.
- Se connecter ou s'inscrire pour publier un commentaire