Les interdits du meurtre et de l’inceste sont considérés comme les piliers de la culture (où ils structurent l’espace social), et de la psyché (où ils ouvrent la voie à la structure œdipienne). Les psychanalystes ont affaire dans leur pratique quotidienne aux fantasmes de meurtre et d’inceste et ils s’y réfèrent dans l’écoute de leurs patients névrosés. Quand les « inter-dits » se révèlent défaillants, les traces de l'infans ne se font-elles pas trop vives dans l'actuel de la cure ?
Comment prendre en compte, comment nommer la rencontre entre des énoncés identificatoires confus et une psyché infantile prise dans l’actuel de l’originaire : œdipienne, incestueuse ou « incestuelle » ?

Que peuvent dire les psychanalystes de la transgression de ce double interdit, en pensée ou en risque d'actualisation, et peuvent-ils établir un lien entre les deux ? Dans certains cas, lorsque prévalent les registres pulsionnel, hallucinatoire, perceptif et sensible, et que l’hallucinatoire rencontre l’imaginaire, l'inceste et le meurtre n'en viendraient-ils pas à hanter comme réels le fantasme œdipien ?

Comment écouter - et surtout entendre - l'horreur dans le rapport à l'autre et la sidération de l'investissement de la vie, qui parfois, conduisent dans une impasse à devenir sujet : Débordement ou clivage du moi, faillite du fantasme, régression vers des éprouvés primitifs complexes, meurtre de soi, fuite dans la jouissance…
Comment orienter notre écoute et nos recherches au-delà des registres secondaires et primaires ? C’est le projet de ces journées

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