Sur le grand âge : la fin d'une analyse
Diane CHAUVELOT transcrivit pendant vingt ans le Séminaire de Lacan. Médecin, psychiatre, psychanalyste, peintre à ses heures, elle s'est mise à l'écriture suite à l'épreuve d'un coma de 47 jours. Illustration de couverture : Gustave Caillebotte, Raboteurs de parquets. 1876 (détail). Collection privée. France.

Le nœud Pape

Ce petit récit en forme de méditation sur le grand
âge est l'œuvre d'une « vieille dame indigne », prise
dans un patient et difficile travail d'entraînement au
repos, après une vie dont il a été exclu. Il a été motivé
par un rêve bouleversant. Si bouleversant même, que
la dame en question, heurtée, blessée, fouettée, a jugé
qu'il était malhonnête de laisser un tel rêve à vau-l'eau
et qu'il fallait s'y attaquer bon gré, mal gré. Ce rêve a
été le coup de tonnerre par lequel l'inconscient
imposait une entreprise toujours négligée ; chercher,
trouver, débrouiller enfin un « nœud ardent » qui avait
résisté à toute une vie de psychanalyste. La vieillesse,
un temps pour l'auto-analyse ?