Dates:
Samedi, novembre 23, 2019 - 09:00 - 18:00
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Ces Rencontres-débat se dérouleront au FIAP 

de 9 h à 18 h – Salle Oslo

30 rue Cabanis, 75014 Paris (métro Glacière)

L’homme planétaire est un homme en mouvement dans un monde en perpétuelle mutation. Il est fait d’oppositions, de contradictions et de fragmentations très prégnantes, dans une recomposition permanente avec la planète-terre, et nous ne cessons de le modeler par nos théories, réflexions et concepts. Dans un monde globalisé par un capitalisme uniformisant et agressif, engendrant des atteintes à l’écosystème, comment pourra-t-il être acteur d’un changement radical ? Ce changement se fera-t-il d’une façon civilisée et/ou barbare ?

L’homme planétaire en effet n’est pas uniquement celui des algorithmes de la machine, il a une dimension charnelle, sensible, émotionnelle et subjective. Nous pressentons sa figure émergente dans le social à l’aune de nouvelles utopies remettant en cause une société autocentrée sur la croissance pour la croissance : « l’écoféminisme » dans ses découvertes identitaires, celles d’un soi écologique ; ou encore « l’écologie séparative » qui invite à un rapport avec la nature sans appropriation, dans un dépassement de la dichotomie sujet/objet. Ces utopies permettent de se rapprocher de la notion d’être-en-commun comme nouvelle perspective des rapports sociaux.

La visée est de saisir en soi et dans le monde environnemental, la part inconstructible, sauvage, où le politique cède la place à l’apolitique : le hors soi à l’intérieur de soi-même. Ceci fait appel à la part rebelle du sujet et à son irréductible singularité, mais aussi à son autonomie, sa réflexivité car « l’être-en-commun » est toujours traversé par une précarité ou une négativité commune qui nous dépossèdent.

L’homme planétaire se révèle alors dans sa façon de se réinventer sans cesse, trouvant des « ressources communes » dans la langue, l’histoire, les modèles éducatifs et les références culturelles. Et l’art en particulier, comme passeur privilégié entre les cultures, nous permet de prendre en compte l’irrationnel, nécessaire à la constitution du sujet dans le monde.