Dates:
Samedi, février 9, 2019 - 13:30 - 18:00

Adresse

92 bis boulevard du Montparnasse
75014 Paris
France
Adresse du site Web: Organisateur(s) du congrès:
Françoise Coblence, Denys Ribas
email: Déroulement:

13h : Accueil des participants

13h30 Ouverture du colloque par Denys Ribas

Introduction : Françoise Coblence

14h00 TABLE RONDE

Modératrice : Klio Bournova

Paul Denis, Mathilde Saiet, Sylvie Pons-Nicolas

15h45-16h15 Pause

16h15 TABLE RONDE

Modérateur : Jean-François Gouin

Marianne Massin, Béatrice Braun-Guédel, Pascale Navarri

18h00 Conclusion

Aux débuts de la psychanalyse, Freud décide de soustraire l’analyste au regard du patient. Ce retrait marque à la fois l’abandon de l’hypnose, l’instauration de la cure de parole et ouvre le champ du regard vers le dedans, vers l’intimité de la vie psychique.

Interrogé par les philosophes, scruté par les peintres, identifié parfois à l’âme elle-même, le regard est au cœur des tensions entre désir et interdit de voir, source et objet de la pulsion. Les travaux de Winnicott, Lacan, Bion, et de bien d’autres à leur suite, montrent comment le regard, pour peu qu’il soit habité et porteur d’une intériorité, est impliqué dès le début de la vie dans la constitution du sujet et de l’altérité, mais comment, a contrario, un regard vide de désir, contrarie et désorganise durablement le développement.

Le regard sollicite tous les couples d’opposés. Se montrer, s’exhiber, voir, animent de nombreuses manifestations du sexuel infantile. Ils peuvent aussi donner forme au clivage du moi dans les organisations perverses. La modernité médiatique et les innovations technologiques développent jusqu’à l’excès la capture du voir sur les modes actif ou passif. Narcisse y fait-il son lit ?

À l’heure où l’importance du regard est également un élément essentiel pour décider du cadre, ce sont tous ces aspects du regard que notre colloque tentera de questionner.