Du livre de Michel Onfray ...

Chers lecteurs,

Certains ont peut-être été surpris de ne pas voir de commentaires concernant le livre de Michel Onfray sur ce site. Il en existe un certain nombre cependant sur le forum « Une politique pour la psychanalyse » mais il est vrai qu’en regard du bruit médiatique fait autour de ce livre la part en est assez modeste.

Bien qu'à première vue le contenu du livre de Michel Onfray puisse entrer directement dans le cadre du débat ouvert sur ce site, je n'ai pas voulu donner à la polémique en cours une trop grande importance. Comme les marronniers, certains sujets semblent retenir régulièrement l'attention des journaux. Visiblement descendre avec des arguments de bas étages la psychanalyse, les psychanalystes, Freud et consors, cela fait vendre du papier et transforme la France en un immense café du commerce. C’est précisément ce que je souhaite que ce site ne soit pas.

Dans cette évolution la part d’Internet n’est pas nulle et le pouvoir lui-même y gagne en effet de diversion. Loin des regards, dans les salons du Fouquet’s, les déjeuners chez « Le Doyen » les décisions se prennent, les couteaux s’affûtent. Sur la scène des médias le bon peuple croit naïvement se prononcer sur tout : la réouverture des maisons closes, la Burqa, la violence à l’école, la liberté des fous etc. Il n’en résulte que du bruit et chacun de se croire expert en tout, capable de donner un avis sur tout. Est-ce cela la démocratie ?

Les psychanalystes, la psychanalyse où ses fondateurs ne sont certes pas à l’abri d’une critique fondée en raison. Mais on sent trop, en l’occurrence, qu’en voulant salir et détruire Freud et les psychanalystes, l’auteur cherche avant tout à se mettre au niveau de l’objet de son courroux. Chez un individu lambda, un analyste se contenterait d’attendre que se précisent les termes de ce qui pourrait bien être une banale demande d’analyse.

Étant donné les circonstances certains d’entre nous (J-A Miller, Alain De Mijolla, E. Roudinesco, R. Gori etc..) ont jugé bon de répondre de façon argumentée. Dans le dossier que je vous livre ici sont rassemblés l’ensemble des réponses les plus argumentées. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi laisser vos commentaires sur le forum. Je souhaite que l’on n’en rajoute cependant pas trop à la cacophonie ambiante et que chacun reste mesuré dans ses propos. Ce serait faire trop d’honneur à cette entreprise de diversion que d’y abonder.

Laurent Le Vaguerèse

Ps : On me signale de bonne source un ouvrage que je n’ai pas encore pu consulter :" Misère du nietzschéisme de gauche (De Georges Bataille à Michel Onfray)". Auteur: Aymeric Monville. Les Editions Aden,Bruxelles ( adendif@skynet.be

Point de vue Réponse à Mikkel Borch-Jacobsen, par René Major LEMONDE.FR | 18.05.10 | 09h24 • Mis à jour le 18.05.10 | 09h35 Mon cher Mikkel, Si ce n'était vous, avec qui j'ai entretenu les rapports les plus courtois depuis trente ans, je ne prendrais pas la peine de répondre au texte que vous avez signé dans Le Monde du 8 mai intitulé "Le crime de M. Onfray ? Avoir suggéré que Freud n'était pas de gauche", même si vous faites mention à deux reprises de mon nom pour l'article paru dans Libération en date du 26 avril, "Onfray ou la folie raisonnante". Vous n'êtes pas…

Henri Roudier Les 450 euros de Freud : une affabulation arithmétique  Dans la bataille frontale ouverte avec la publication du dernier ouvrage de M. Onfray, on a vu la plupart des assertions de l'auteur démontées et mises en pièce par d'excellentes démonstrations de caractère universitaire. Mais je n'ai rien lu concernant ce qu'il écrivait sur les séances à 450 € de Freud. Du côté des médias l’assertion de M. Onfray semble admise sans aucune objection. J’ai donc cherché à démonter, dans la mesure du possible, le procédé qui permettait d'arriver à ce résultat en me posant la question…

L'enjeu social de la polémique_A quoi sert Michel Onfray ? _par Jean-Claude Paye, Tülay Umay1 Dans un récent ouvrage, l'essayiste Michel Onfray ne se contente pas de déboulonner la statue de Sigmund Freud, il rejette l'ensemble de son oeuvre au motif que le personnage était trop méprisable pour pouvoir énoncer des règles qui soient utiles à l'homme de bien. Ses détracteurs ont défendu l'image du maître viennois et le business psychanalytique avec des arguments du même niveau. A l'écart de ce débat partisan, les sociologues Jean-Claude Paye et Tülay Umay dénoncent un courant de pensée qui…

A propos de Michel Onfray Comprendre Michel Onfray n’a pas grand intérêt. Sauf pour lui. On dit souvent qu’il n’y a que la vérité qui blesse. Alors de quelle vérité s’agit il ? Ce qui nous enseigne quelque chose n’est pas le Monsieur qui a ses raisons, sa demande, son délire, ses butées, son sourire narquois, sa mèche romantique et ses jolies lunettes. Mais les irritations que ces 700 pages de papier à couverture hollywoodienne produisent. Dans les médias, un peu, il faut bien générer de l’audience et vendre du papier, mais surtout chez les psychanalystes. Revenons quelques années en…

Professeur Pascal-Henri KELLER EA 4050 - LRPC Université de Poitiers (F) Tél. 05 49 45 44 51 Fax. 05 56 79 21 40 pascal.keller@univ-poitiers.fr keller.pascal-henri@wanadoo.fr Allègre – Onfray, même combat ? par Pascal-Henri Keller* L'analogie s'impose ici, sans hésiter : Claude Allègre est à la climatologie ce que Michel Onfray est à la psychanalyse. Passionnés l'un et l'autre par l'ignorance de soi, les voilà sur le devant de la scène médiatique, hérauts sans le savoir d'une époque qui brandit cette ignorance là en étendard. A ce stade, il n'est d'ailleurs…

Le Monde Samedi 8 mai 2010 Débats Horizons 19 Si l'on écarte les colères qui émergent à l'occasion de la nouvelle charge contre Freud, il reste quelques reproches précis que M. Onfray a alignés. «J'aurais aimé, dit-il, un article qui m'explique : pourquoi Freud fait une dédicace élogieuse à Mussolini en 1933; pourquoi il s'est rangé du côté du chancelier autrichien profasciste Dollfuss; pourquoi il travaille avec les nazis pour que, sous couvert de l'Institut Goering, la psychanalyse puisse continuer à exister sous le IIIèReich; pourquoi il envisage de…

Se croire casseur d'idoles, par Janine Abécassis LEMONDE.FR | 07.05.10 | 15h12  •  Mis à jour le 07.05.10 | 17h55 Après son Traité d'athéologie (Grasset, 2005) marqué par des ignorances évidentes et des contresens en matière de religion, Michel Onfray revient sur la scène avec sa critique de Freud (Le Crépuscule d'une idole, Grasset, 2010). Les cognitivistes déjà s'étaient acharnés dans le Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes, 2005) contre la compréhension psychanalytique de l'homme. Celle-ci continue pourtant de triompher partout où de véritables thérapies et des analyses…

Nietzsche contre Onfray « Sur la pulsion de mort, Freud a écrit des pages d'une importance majeure  dans Au delà du principe de plaisir... » Michel Onfray in Féerie Anatomiques, P.406. Je vais essayer de donner un angle légèrement différent à cette triste affaire. D'autres ont montré les qualités et les défauts du livre d'Onfray sur Freud. Quant à moi, j'aimerais décortiquer, de manière ludique, la drôle de logique, pleine de contradiction et de paradoxe, qui meut la verve d'Onfray. Et pas seulement dans son livre sur Freud, mais dans sa production en général…

Dr. Marc Strauss Psychiatre-Psychanalyste Membre Fondateur de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien (EPFCL) 9, rue de Villersexel, 75007 01 43 48 75 05 strauss.m@wanadoo.fr 01/05/10 Michel Onfray a tout à fait raison ! Il le dit, la psychanalyse, ça ne tient pas, et il le démontre. Il est vrai que pour cette démonstration tout lui est bon, la théorie comme la vie et les légendes de son inventeur et ses héritiers. Bien sûr on nous dira, et les meilleures plumes l’ont fait, que Freud à changé radicalement la perspective sur ce qui anime l’être…

De l'obscurantisme contemporain, par Alain Badiou LE MONDE | 07.05.10 | 14h31 omment nommer les extraordinaires constructions intellectuelles que sont les oeuvres de Darwin, de Marx et de Freud ? Elles ne sont pas strictement des sciences, si même la biologie, y compris contemporaine, se pense dans le cadre darwinien. Elles ne sont pas non plus des philosophies, si même la dialectique, ce vieux nom platonicien de la philosophie, a reçu avec Marx une impulsion neuve. Elles ne sont pas réductibles aux pratiques qu'elles éclairent, même si l'expérimentation vient confirmer Darwin, si la…