Commentaire
Manque au livre l'actualité des recherches sur l'autisme :
- L’étude de l’AGPC (l’Autism Genome Project Consortium) a permis de mettre le projecteur sur une région du chromosome 11 qui serait impliquée dans la prédisposition à l’autisme. Les chercheurs ont notamment identifié le gène neurexin-1, connu pour son action sur la communication entre les neurones. D’autres études devront maintenant éclaircir les mécanismes impliqués et la façon dont ce gène influence le développement cérébral de l’enfant.
«Les avancées se font pas à pas, commente Bernadette Rogé, du Centre d’études et de recherches en psychopathologie de l’Université Le Mirail, à Toulouse, qui a participé à l’étude.
«L’autisme est une pathologie qui répond à un modèle polygénique, explique-t-elle, impliquant plusieurs gènes qui pourraient différer d’une forme d’autisme à une autre». Plusieurs gènes probablement impliqués dans l’autisme avaient déjà été identifiés sur les chromosomes 2, 7, ou 17, sur de plus petits échantillons. «La réunion de 1.200 familles donne une plus grande puissance statistique».
Cependant, identifier les gènes ne suffit pas. «Les gènes interagissent pour créer une susceptibilité à l’autisme, poursuit Bernadette Rogé. Des facteurs environnementaux interviennent également dans le déclenchement des troubles autistiques. C’est tout cela qu’il faut comprendre».
- Thomas Bourgeron, enseignant à l’Université Paris 7 et chercheur à l’Institut Pasteur proposé deux conférences organisées par le Collège de France.
La vulnérabilité génétique à l’autisme - les altérations synaptiques
La vulnérabilité génétique à l’autisme - les altérations de l’horloge circadienne[1]
2008
Résumé :
"L’autisme n’est plus considéré comme une entité unique, mais plutôt comme un ensemble de troubles que l’on nomme
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Thomas Bourgeron
Professeur à l'Université Paris VII
* La vulnérabilité génétique à l'autisme - les altérations synaptiques
* La vulnérabilité génétique à l'autisme - les altérations de l'horloge circadienne
http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/phy_per/conferenciers_in…
- « Les troubles du spectre autistique » (TSA).
Les TSA sont caractérisés par des troubles de l’interaction sociale et du langage, et la présence de comportements répétitifs et stéréotypés.
Les études épidémiologiques estiment qu’environ un enfant sur 166 est atteint de TSA. Dans 10-25 % des cas, les TSA sont associés à des maladies génétiques connues, comme la sclérose tubéreuse et le syndrome de l’X fragile ;
Cependant, dans la majorité des cas, l’étiologie de l’autisme demeure inconnue.
Très récemment, certaines voies biologiques ont été identifiées mettant en cause des gènes (NLGN3/4, SHANK3, NRXN1) impliqués dans la formation et le maintien des connexions neuronales (1-4).
Sur la base de ces résultats encourageants, de nouvelles études, qui utilisent à la fois des approches génétiques, neurobiologiques et d’imagerie cérébrale, sont actuellement en cours. Les résultats de ces analyses devraient nous permettre à la fois de mieux comprendre ce syndrome complexe qu’est l’autisme, mais aussi de nous renseigner sur les origines du langage et la communication sociale, des processus influencés par les gènes et l’environnement."
- Monica Zilbovicius, Les aires cérébrales concernées par le traitement de la voix humaine
RÉFLEXIONS DE PSYCHOTHÉRAPEUTES DE FORMATION PSYCHANALYTIQUE S’OCCUPANT DE SUJETS AVEC AUTISME
Rédigées après la publication des résultats d’une expérience sur les aires cérébrales concernées par le traitement de la voix humaine par H. Gervais, M. Zilbovicius et coll., août 2004.
Geneviève Haag
Revue française de psychosomatique
Ce texte suit la publication d’une expérimentation en IRM fonctionnelle montrant des anomalies sur les aires cérébrales concernées par le traitement de la voix humaine chez 5 adultes autistes. L’auteur a rassemblé de nombreuses observations cliniques issues principalement des psychothérapies psychanalytiques réalisées avec des sujets avec autisme concernant la réception du sonore.
Les hypothèses psychopathologiques qui en découlent ne sont pas en contradiction avec les découvertes actuelles des neurosciences, mais interrogent leur interprétation ; elles s’ouvrent au dialogue, à l’encontre des déformations médiatiques réductionnistes qui tendraient à accentuer le clivage entre point de vue neurologique et point de vue psychodynamique.
[1] En 1999, l’équipe de Paolo Sassone-Corsi : montreun gène impliqué dans le fonctionnement de l’horloge biologiq
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