Avant de parler d'un grand homme, c'est au grand-père que je

souhaiterais rendre hommage au nom de ses sept petits enfants dont j'ai le

plaisir d'être l'aînée. Arthur, Joachim, Vanessa, Louise, Achille ,Lucas et

moi-même ne pouvons que remercier aussi notre merveilleuse grand-mère

qui dans tous les instants sait encore être-là en donnant son amour et son

infinie générosité au-delà des simples liens familiaux.

Papi, lui-même, en était comblé !

D'ailleurs...

Il serait là

Et nous aurait dit :

Que l'acte d'aimer est bien au-delà de toute affectivité, de toute passivité.

Votre présence, à tous, en est, une fois de plus, la preuve bien vivante !

N'étant pas là,

II nous interpelle chacun dans nos cœurs, dans nos souvenirs, nos peines et

nos pensées...

Pour nous signifier, une dernière fois, « L'ouverture ».

Il savait pourtant très bien qu'elle n'était pas là, l'ouverture ;

Ni dans les mots, ni dans le dire.

Et c'est pourquoi je souhaite, en ce lundi, rendre hommage au silence.

Au silence infiniment porteur de sens qu'il incarne aujourd'hui.

A ce silence qu'il ne me sera peut-être jamais plus donné de connaître.

Ce silence incarné par un homme aux multiples essences :

Qui, de père en grand-père, en mari, en ami

Se plaisait à vivre de l'Autre-côté...

Son regard se portait au-delà des étoiles et son écoute, au-delà du divan.

Toujours proche du divin !

Elle va à tous nous manquer cette précieuse résonnance

Qu'il a bien voulu, avec chacun d'entre nous, partager.

Sachons encore un peu l'écouter

Et que règne dans cette soudaine absence

La simple joie de son éternelle présence !

Merci, à toi, papi.

Gaëlle