« Contre la dictature du DSM » Soirée organisée par le RIP (Réseau institution et psychanalyse)
Interviendront lors de cette soirée :
Jean-Pierre Drapier (responsable du RIP), Tristan Garcia-Fons, Patrick
Landman, Claude Léger (tous trois corédacteurs du manifeste Pour en
finir avec le carcan du DSM).
L’usage hégémonique de la CIM-10 de l’OMS, calquée sur le DSM nordaméricain,
pour la classification des « troubles mentaux » a largement
démontré ses effets pervers sur la formation, la recherche et la
pratique cliniques. Ces manuels statistiques, utilisés à des fins économiques,
ont fabriqué de pseudo-épidémies, comme l’hyperactivité,
les troubles bipolaires et l’autisme. Relayés par l’industrie pharmaceutique,
ils favorisent la prescription exorbitante de psychotropes et
orientent également vers les thérapies comportementales.
Cette référence unique menace désormais directement l’approche
psychanalytique d’une grande partie des pathologies psychiques, en
servant de caution pseudo-scientifique à des réglementations, comme
on le voit avec la proposition de loi du député Fasquelles sur l’autisme.
La publication prochaine du DSM V va accroître encore le nombre, déjà
pléthorique, de catégories, mais surtout créer des critères de prédictivité,
en particulier pour l’autisme et la schizophrénie. Cette
démarche scientiste appauvrit la recherche et le traitement, mais, qui
plus est, menace les fondements mêmes de l’humain.
Le moment est venu d’interpeller sans tarder l’OMS, par la voix des
associations de psychanalystes, de psychiatres, de psychologues et de
tous ceux qui interviennent dans le médico-social et dans l’éducation,
pour que soit mis fin à ce monopole.