Sur un fil

Laurent Le Vaguerèse
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Sur un Fil1 Comment l'appeler, ce fichu amendement ? Accoyer ? Mattéi ? Dubernard ? 18 quater ? (quoi taire ?) Article 52 de la Loi de Santé Publique (dernière appellation officielle) chaque nom marque un tournant, une hypothèse, un rapport de force, un moment du débat. Il n'est pas dans mon propos, pour l'instant, d'articuler chacun de ces temps, mais il est clair que c'est en particulier dans l'analyse datée du contenu du site oedipe: Forum «petit journal», la lettre «oedipe info» ainsi que les vidéos, que les chercheurs puiseront une part importante du matériel dont ils auront besoin. Raison pour laquelle, notamment, car il y en a d'autres ne serait-ce que la non-parution à ce jour des décrets relatifs à l'application de la loi - le forum reste ouvert et les articles disponibles en archives pour ceux qui souhaitent s'y replonger hors la hâte qui a présidé à leur écriture voire à leur lecture au cours de l'année écoulée.2

Georges Lanteri-Laura

Jean Allouch
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Georges Lanteri-LauraJean Allouch / Hommage à Georges Lanteri-Laura / Paris, Centre hospitalier Sainte Anne / 20 11 2004 / p. . Georges Lanteri-Laura Contribution à la journée d'hommage tenue à l'hôpital Sainte Anne le 20 novembre 2004 sous l'égide de la Société internationale d'histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse et de Mme le Dr. M. Gros, chez de service à l'hôpital Esquirol. Sont également intervenus : Yves Thoret, Jacques Arveiller, Jean Garrabé, Jean-Pierre Wahl, Élisabeth Roudinesco, Jacques Postel, Pierre Bailly-Salin. Séances présidées par Martine Gros et René Major. Mesdames, Messieurs,

Le bébé neid

jeanne Lafont
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Je lis un peu tard peut-être un article de L. Le Vaguerèse. J'en tire un argument pour nommer une actualité clinique, brûlante et tellement étonnante. Qui aurait cru que le mouvement féministe produirait ces effets. Je m'en tiendrais à la « visée de l'égalité entre hommes et femmes » qui semble orienter l'évolution de notre culture. Bien sur qu'il y a des combats terribles à mener encore dans le monde du travail et le monde des responsabilités politiques, mais j'aimerai y relier un effet de la clinique actuelle. Ainsi, dans cet article, l'auteur déclare « grâce à un léger déplacement, cette égalité de droit entre les hommes et les femmes devient une similitude des places entre le père et la mère. »

Encore un forfait politique

Michel Lecarpentier
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Encore un forfait politique Dans l'oubli de la valeur humaine de la folie Dans l'oubli de l'importance de la rencontre avec la folie pour qu'un processus d'humanisation réciproque soit possible Les politiques publiques ont naguère disjoint lieu de vie et lieu de soin. Des lieux de soin ont été fermés. Ils étaient des lieux d'accueil et d'hébergement pour des personnes en difficulté d'existence. Un forfait a été imposé pour séjourner dans les lieux de soin visant à dissuader ceux qui étaient réputés abuser de la collectivité alors qu'ils y survivaient sans y être véritablement… Les politiques publiques ont séparé dans leur financement champ sanitaire et champ social en 1975. Les malades atteints de maladies de longue durée ont ainsi été classés « handicapés ». Discrimination dite positive, devenue en 2000 discrimination négative lorsque le hasard des chiffres a choisi le montant de l'Allocation aux Adultes Handicapés comme seuil de privation d'accès au droit à la CMU complémentaire dispensant du paiement du forfait hospitalier.

Sépultures

Françoise Meyer
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Profaner une sépulture qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Pouvons nous en faire une lecture au delà d'une émotion qui nous saisit ? C'est par l'invention de la sépulture, à jamais perdue dans la nuit des temps, que l'homme est entré dans le symbolique. La tombe inaugure l'écriture de la disparition d'un être vivant, elle en permet la lecture. Elle témoigne du fait que cet être vivant a été et qu'il n'est plus, elle est frontière entre l'existence et la non-existence, trace d'un passage. Du fait qu'elle est une trace la sépulture indique l'effet du symbolique. Ce qui s'écrit marque la disparition de la Chose ; le signe ou la lettre remplace la chose, s'en fait le représentant. Ainsi la sépulture accueille le réel d'un corps mort, du cadavre, de la chair sans vie et sans nom pour lui donner une place. Les signes et inscriptions qui y figurent donnent un nom à l'être disparu et l'incluent de ce fait dans l'ordre des générations. Ainsi la place et le nom représentent le mort qui n'est pas un simple corps-déchet mais est identifié.

Coup et après-coup de la mort de son psychanalyste

Pascale Hassoun
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Coup et après-coup de la mort de son psychanalyste11 « De la mort comme des couleurs, nous ne savons pas parler ». Albert Camus La mort de son psychanalyste est un coup d'arrêt injustifiable. Point d'analyse sans l'éternité devant soi. L'analysant doit pouvoir jouer toutes ses pulsions de mort et de vie « en toute impunité ». Lui qui est sollicité à se remémorer toutes les étapes de son histoire jusqu'au plus profonds vécus infantiles doit pouvoir croire qu'il peut aller au plus loin et au plus longtemps dans l'exploration de sa psyché dans un cadre hors du commun qui se situerait presque en dehors du temps. Avec la mort de son psychanalyste tout est bouleversé. Il perd un être plus que cher qui assurait la continuité, la permanence, de sa vie psychique. Brutalement les catégories mises en jeu dans la cure risquent de se dénouer.

Lettre aux psychanalystes français

Giovanni Sias
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– Page un de nos collègues italiens, participant à l'Aire Méditerranéenne de psychanalyse, nous a transmis ce texte. Lettre aux psychanalystes français Giovanni Sias [... ] si nous pouvons apporter une vérité d'une rigueur plus juste, n'oublions pas que nous le devons à la fonction privilégiée : celle du recours du sujet au sujet, qui inscrit nos devoirs dans l'ordre de la fraternité éternelle: sa règle est aussi la règle de toute action à nous permise. J. Lacan Chers amis et collègues, J'ai suivi avec attention vos débats et vos positions autour de la loi sur les psychothérapies.

Revue de presse: Décès de Derrida

Revue de presse réalisée par : Djinane Benallègue
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Libération Rebonds Le Collège international de philosophie restera comme l'une des oeuvres majeures de Jacques Derrida, décédé samedi, signe de son engagement politique et de son ouverture. Par-delà la philosophie Par Bruno CLEMENT mardi 12 octobre 2004 par Bruno Clément président du Collège international de philosophie. Parmi les initiatives, parmi les inventions innombrables de Jacques Derrida, la création du Collège international de philosophie, en 1983, occupe incontestablement une place à part ; elle est sans nul doute, de son ambition philosophique, de sa manière et même de son oeuvre, une manifestation absolument exemplaire.

Jacques Derrida pour les sciences de l'information et de la communication

Bernard LAMIZET
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par 12 L'apport philosophique de Jacques Derrida, son investigation inquiète et sa contestation permanente, ont, sans doute, contribué de façon majeure à l'évolution de notre façon de penser la communication. On permettra à un chercheur de cette discipline de dire, ici, sa dette à Derrida, à sa pensée critique, aux reformulations qu'il a permises, aux questionnements nouveaux qu'il a rendus possibles dans sa quête incessante d'une philosophie critique du langage.

II Congrès International de Convergence, Mouvement Lacanien pour la Psychanalyse Freudienne

Roberto Harari traduction : Daniel Podestá revue par Marie-claude Labadie et Laurent Le vaguerèse
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Roberto Harari Qui varie et qui déraille. Une clinique lacanienne ?14* Roberto Harari (Mayéutica - Institución Psicoanalítica) 1.

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