Information générales sur la revue Filigrane, écoutes thérapeutiques
Filigrane est née au Québec. Elle est une revue clinique
psychanalytique internationale. Son rythme de parution est semestriel :à l'automne et au
printemps. Revue semi-thématique, chaque
numéro comprend les rubriques suivantes : un « Dossier » d'intérêt général; « Heteros », contenantdes
articles hors thème; «Ébauche», consacrée
à de courts textes venant de jeunes auteurs; « Entretiens »
donnant la parole à des cliniciens expérimentés
etreconnus, du Québec ou d'Europe; «Bouquinerie», recensant
des monographies et des oeuvresculturelles à portée clinique.À partir de l'an 2000,
une nouvelle rubrique : «La psychanalyseau Québec» étudiera la pensée des principaux
théoriciens québécois.
Filigrane s'adresse aux cliniciens
oeuvrant dans les secteurs privé et public des soins de santé,
de même qu'aux plus jeunes, encore en
formation. C'est dire que son
lectorat s'intéresse aux aspects tant théoriques que techniques
de la pratique clinique.
Par ailleurs, Filigrane a pour
politique éditoriale de questionner les problématiques sociétales
qui ont un impact sur le fonctionnement
psychique des individus et, donc,
sur la pratique quotidienne du clinicien. Cela l'amène à
rechercher pour chaque dossier, au Québec et ailleurs, la
collaborationde non-cliniciens spécialistes de la problématique étudiée,
en plus de celle de cliniciens aux prises avec cette problématiqueet ayant
développé des outils théoriques et techniques
pour y faire face. Filigrane est, en effet, placée devant le fait
que les phénomènes cliniques nouveaux
associés àl'évolution sociétale de cette fin de siècle posent
problème au clinicien moyen et sont actuellement l'occasion d'une
activité intense de
réflexion, de remise en question, liée
à la nécessité de renouveler ou d'adapter les outils
techniques d'écoute clinique.
Le contenu des parutions,est le
suivant. À ce jour, Filigrane a publié huit numéros.
Les thèmes des dossiers spéciaux ont été les suivants.
1992 : Le blues du psychothérapeute;
1993 : La cliniqueau quotidien à la fin du XXe siècle;
1994 : Vieillissementet capacité thérapeutique;
1995 : a) Rupture, continuité et situation thérapeutique et b), Communauté thérapeutique et psychose;
1996 : Un étranger sur mon divan:
différences linguistiques, culturelles et situation thérapeutique;
Printemps 1997 : «Dis-moi qui tuer?» Violence dans le social et en
situation thérapeutique;
Automne 1997 : Migration, culture et psychothérapie;
Printemps 1998 : Nouvelles sexualités?
L'automne 1998 sera consacréeà La bisexualité psychique.
Printemps 1999 : Malaise dans la clinique I
Automne 1999 : Malaise dans la clinique II
Printemps 2000 : Dossier Coq Héron ; François Peraldi : portrait
Automne 2000 : Rêver l'enfance : les discours actuels sur l'enfance ; Julien Bigras :portrait
Printemps 2001 :Si l'Histoire de la psychanalyse m'était contée... I
Automne 2001 :Si l'Histoire de la psychanalyse m'était contée... II
Printemps 2002, « Tout sur mon`père... »; Jean-Louis Langlois : portrait
Ces huit dossiers ont étéréalisés grâce à la collaboration d'auteurs
principalement québécois et français auxquels se sont
ajoutés des collègues
israéliens, argentins et algériens.
Pour les années 1999 et 2000, les dossiers suivants sont en chantier: Malaise dans la clinique.
Cadre, éthique et
déontologie I et II et L'enfance et l'avenir de la psychanalyse. Les discours
de la psychanalyse sur l'enfance.
1- Politique éditoriale de filigrane
- Filigrane est une revue de psychanalyse clinique. Elle est semi-thématique
et publie dans chacun de ses numéros un dossier thématique, préparé
par le rédacteur en chef ou un rédacteur
associé, de même que des textes non thématiques.
- Filigrane se veut un lieu d'échange et de réflexion:
- pour le clinicien du secteur privé,
- pour le clinicien du secteur public,
- pour le jeune clinicien désirant poursuivre sa formation.
- Filigrane est revue internationale. Ses collaborateurs sont des psychothérapeutes/psychanalystes
en provenance de différents pays
majoritairement francophones. Filigrane
encourage l'accès à l'écriture des jeunes cliniciens.
Elle les encadre et, dans la mesure du possible, met à
leur disposition
tous les services techniques pouvant faciliter l'apprentissage de l'écriture
clinique et l'amélioration de leurs textes.
- Filigrane est une revue psychanalytique "décloisonnée".
Elle privilégie l'éclectisme face aux différentes
écoles psychanalytiques. Ce principe
se reflète dans le choix
des différentes personnes ressources : auteurs, membres de comités, etc.
- Filigrane est une revue ouverte à l'interdisciplinarité.
Elle cherche à jeter un regard nouveau, différent, sur des
problématiques cliniques et pour
ce faire, sollicite des textes
auprès de théoriciens et de praticiens d'autres professions
et champs disciplinaires (arts, sciences sociales, etc.).
- Compte tenu de ce pluralisme d'approches théoriques et dedisciplines,
Filigrane exige des textes:
- Qu'ils soient de facture claire,
facilement lisible, c'est-à-dire
tenant compte du lecteur dans leur style d'écriture, et qu'ils utilisent
un minimum de jargon technique.
-
Elle privilégie les textes où l'auteur est sujet de son
énonciation, c'est-à-dire où est identifiable on contre-transfert,
sa position personnelle
face à la problématique étudiée
et les matériaux utilisés (auteurs, vignettes cliniques,etc.),
suscitant ainsi les associations du lecteur. Elle
privilégie ces textes à ceux écrits dans une position de maîtrise, didactique, pédagogique.
- Filigrane est intéressée à lier le sociétal et le clinique.
Elle porte attention aux problématiques sociétales
en ce qu'elles ont une incidence sur le
fonctionnement individuel et donc sur le travail clinique.
De la même façon, elle s'intéresse aussi à la manière dont une individualité peut
marquer le social.
-
Filigrane est intéressée à présenter
dans un dossier des points de vue différents sur une même
problématique, de façon à offrir au lecteur un
débatautour de cette problématique.
2- Structures des dossiers spéciaux
À l'intérieur d'un dossier, selon la nature de la problématiqueexaminée et le choix du responsable de dossier, on peut retrouverdes textes
appartenant aux catégories suivantes qui constituentici une "boîte à outils" où puiser :
- Une entrevue auprès d'une personne -psy ou non psy- reconnue
pour son expérience dans la problématique à l'étude.
- Un texte théorique présentant "L'état de la question".
- Des textes cliniques.
- Un texte sociopsychanalytique permettant au lecteur d'approfondir
sa compréhension d'un des aspects sociétaux de la problématique étudiée.
- Un texte écrit par des praticiens du domaine artistique
(littérature, théâtre, cinéma, etc.) jetant
un regard autre sur la problématique étudiée. Le
"texte"devrait relever du médium dans lequel l'artiste est expérimenté
et reconnu. Ex. : fiction, poésie (littérature), photographie,
reproduction de
peinture, de sculpture, etc. (arts visuels). Une photographie
est l'équivalent d'un texte.
-
Les recensions. Elles sont en lien avec le thème du dossier
et portent non seulement sur des oeuvres psychanalytiques mais aussi
cinématographiques,littéraires, théâtrales. Le nombre d'articles compris
dans un dossier spécial -de même que le choix de leur contenu-doit
laisser place au caractère semi-thématique de la revue
et à sa vocation clinique. En ce sens, seuls les rubriques "Textes
cliniques" et "État de la
question" sont parties intégrantes de tout dossier.
3- Politique éditoriale à l'endroit des dossiers
Les textes de ces dossiers sont habituellement sollicités. La
revue s'engage donc à les "porter" jusqu'au bout, dans la mesure
où ceux-ci répondent
aux exigences de sa politique d'évaluation
des textes. Le rédacteur en chef/rédacteur associé
répond de la qualité des auteurs qu'il/elle sollicite.
Il/elle les encadre et les accompagne au long de leur démarche d'écriture.
Le comité de rédaction, pour sa part, favorise, dans la mesure du possible,
la publication de ces textes en offrant le support de moyens techniques :
commentaires structurants et précis, suggestions clairesde réécriture,
services de réviseurs et, s'il y alieu, de traducteurs, etc. Le comité de
rédaction a le derniermot sur le choix final des textes. Il rend sa décision en
s'appuyantsur les commentaires des évaluateurs externes et la politique d'évaluation
des textes de la revue.
4- Choix des thèmes et des titres des dossiers
Le contenu du thème peut être purement clinique s'il s'agit
d'un sujet de préoccupation relevant du quotidien du travailclinique ou d'une
problématique d'actualité. Autant que faire
se peut cependant, le contenu du thème fait le lien entre un phénomène sociétal et une problématique
clinique. Le libellé
du titre d'un dossier est simple, percutant, plus proche de la vie quotidienne
du clinicien que des concepts théoriques que la
problématique implique. politique d'évaluation des textes
-
- Un texte sollicité porte sur le thème demandé.
- Un texte soumis sur initiative de l'auteur porte sur :
un sujet de préoccupation pour le clinicien-lecteur,
un sujet ayant une incidence sur le travail clinique,
un sujet d'actualité à incidence psy.
- Le propos d'un texte peut être litigieux, subversif, dans la
mesure où il se situe clairement dans une position de questionnement.
- Filigrane encourage la publication de jeunes auteurs cliniciens.
Elle les encadre et, dans la mesure du possible, met à leur disposition les
services techniques pouvant faciliter l'amélioration de leurs textes.
- Un texte présente une structure cohérente : début, corps, conclusion.
Il est d'une longueur approximative de quinze feuillets (quinze pages à
double interligne).
- La problématique du texte est facilement identifiable, annoncée
en introduction et reprise en conclusion.
- Cette problématique est documentée avec des auteurs pertinents.
- L'auteur est sujet de son énonciation. Son contre-transfert,
sa position personnelle face à la problématique et aux matériaux utilisés (auteurs,
vignette clinique, etc.) est identifiable.
- Le propos d'un texte est écrit dans une langue correcte; le
style est clair, le jargonnage minimal.
- Le comité de rédaction a le dernier mot sur le choix
des textes mais appuie son jugement sur l'avis des évaluateurs externes.
Il prend en compte leurs opinions et peut justifier sa divergence avec celles-ci.
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