Chacun cherche son chat : Forums du site oedipe
Je rajoute à mon message de ce matin : il n'y pasque la présence charnelle de l'analyste qui "signe" la vraie psychanalyse, mais aussi la présence charnelle de la voix du patient, et son "dit".
Ecrire en ligne n'a rien à voir avec le fait de parler allongé sur un divan, avec quelqu'un derrière soi qui écoute. Parler dans ce silence donne parfois l'impression d'un "risque", de quelque chose de décisif qui se joue, quelque chose d'incontrolable. Mais ce "risque", quelle aventure prodigieuse !
S'entendre soi-même parler, tout en étant silencieusement écouté par un tiers est une expérience très singulière, unique, et des confidences par écrit ne me semble pas relever du même enjeu.
Voix charnelle, présence charnelle, argent déposé sur un bureau, porte à franchir, main à serrer (bonjour, au revoir), regard à échanger, etc... : selon moi, la psychanalyse est du côté de la vie et de la rencontre concrète..., avec un analyste et avec soi-même.
A-t-on les même chances de se confronter vraiment à soi-même en écrivant à travers un écran d'ordinateur, j'en doute fort...Nathalie Cappe.
psychanalyse en ligne
Envoyé par: Charles (---.cpe.netcabo.pt)
Date: Sun 9 July 2006 00:39:00
Je cherche un psychanalyste francophone compétent. Comme je vis et voyage dans des pays qui ne sont pas francophones, il m'est très difficile d'initier une démarche dont j'ai besoin depuis longtemps. Est-ce que la psychanalyse à distance c'est sérieux? Qu'en pensez-vous? Je cherche une solution plus simple que celle de déménager dans un pays francophone!
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: oedipe@noos.fr (Modérateur)
Date: Sun 9 July 2006 16:47:46
la question soulevée par votre message est interesante et sera sûrement reposée à l'avenir de nombreuses fois. Aux Etats Unis , cette pratique est courante, la question que l'on peut se poser est : est-ce de la psychanalyse ou une sorte d'ersatz? quel travail analytique est possible dans de telles conditions ?. certains points sont abordés dans un livre dont je vous conseille la lecture :"e-therapy Robert C Hsiung." mais le livre est loin de faire l'unanimité ni d'aborder les questions spécifique à l'approche psychanalytique. En tout état de cause, avant de vous engager prenez le temps de rencontrer durant un certain temps un psychanalyste en chair et en os!
cordialement
Laurent Le Vaguerèse
cordialement
Laurent Le Vaguerèse
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: markou (---.dsl.club-internet.fr)
Date: Mon 10 July 2006 21:49:43
Indépendamment de la question générale de la "psychanalyse virtuelle", je voudrais attirer votre attention sur le fait qu'on peut entamer une analyse avec un analyste qui ne partage pas la même langue maternelle avec l'analysant, pourvu qu'ils peuvent communiquer dans une autre langue. Les exemples existent et sont très nombreux, à commencer par l'époque de Freud, je crois. Cela n'écarte pas la question des préférences personnelles mais relativise, me semble-t-il, l'urgence de l'option "internet".
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: Xenos (---.77-90-202.mana.pf)
Date: Tue 11 July 2006 08:48:06
Charles,
Tout cela est déjà très difficile avec le dispositif habituel. Alors par "e-mails" ou par "chat"...
A moi, qui n'ai je vous rassure aucune qualité pour affirmer cela, il semble que c'est parfaitement impossible, de l'ordre de la pure escroquerie - si on appelle cela psychanalyse.
Au passage, cela pose la question de savoir ce qu'est une présence.
-R.
Tout cela est déjà très difficile avec le dispositif habituel. Alors par "e-mails" ou par "chat"...
A moi, qui n'ai je vous rassure aucune qualité pour affirmer cela, il semble que c'est parfaitement impossible, de l'ordre de la pure escroquerie - si on appelle cela psychanalyse.
Au passage, cela pose la question de savoir ce qu'est une présence.
-R.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: Nathalie Cappe (---.w83-199.abo.wanadoo.fr)
Date: Tue 11 July 2006 12:37:16
J'espère que vous ne prendrez pas "mal" cette suggestion de ma part : Comme vous êtes un "globe-trotter", et que donc votre "symptôme" semble s'exprimer dans une vie structurée dans l'"impossibilité" de vous "poser" (et vous reposer ?) quelque part :
Et bien, commencez par drastiquement vous refuser (j'ai bien dit : vous "refuser", c'est à dire vous poser une limite...) toute psychanalyse à "distance",(jouissance de l'immédiateté, et de l'absence d'effort des déplacement à des rendez-vous, etc...: trop de "facilités", anti-thétique il me semble avec une reflexion sur votre "désir"). "Psychanalyse à distance" qui ne ferait que vous enfermer dans une problématique que vous connaissez déjà.
Il me semble que la démarche que vous devez faire est au contraire de choisir un lieu fixe assez "équidistant" de vos divers déplacements, un psychanalyste non moins "fixe" géographiquement, et de "tourner" autour de ces 2 pôles"stables" le temps que durera votre vie professionnelle "mouvementée". Les psychanalystes comprennent ce genre de contraintes professionnelles, et savent adapter leur pratique. Tout se négocie...!
Bref, il me semblerait judicieux que vous "ancriez" votre travail sur votre inconscient quelque part, mais surtout pas dans le no man's land du virtuel!
Cordialement. Nathalie Cappe.
Et bien, commencez par drastiquement vous refuser (j'ai bien dit : vous "refuser", c'est à dire vous poser une limite...) toute psychanalyse à "distance",(jouissance de l'immédiateté, et de l'absence d'effort des déplacement à des rendez-vous, etc...: trop de "facilités", anti-thétique il me semble avec une reflexion sur votre "désir"). "Psychanalyse à distance" qui ne ferait que vous enfermer dans une problématique que vous connaissez déjà.
Il me semble que la démarche que vous devez faire est au contraire de choisir un lieu fixe assez "équidistant" de vos divers déplacements, un psychanalyste non moins "fixe" géographiquement, et de "tourner" autour de ces 2 pôles"stables" le temps que durera votre vie professionnelle "mouvementée". Les psychanalystes comprennent ce genre de contraintes professionnelles, et savent adapter leur pratique. Tout se négocie...!
Bref, il me semblerait judicieux que vous "ancriez" votre travail sur votre inconscient quelque part, mais surtout pas dans le no man's land du virtuel!
Cordialement. Nathalie Cappe.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: claire michaud (---.dragonrouge.com)
Date: Tue 11 July 2006 16:15:36
va, vis, deviens
et entre-temps
..psychanalyse...
un nouveau scénario ?
on croit rêver : que veut-on au juste ?
la psychanalyse à distance
à distance, à distance, à distance...
la psychanalyse : un nouvel art de la litote ?
et entre-temps
..psychanalyse...
un nouveau scénario ?
on croit rêver : que veut-on au juste ?
la psychanalyse à distance
à distance, à distance, à distance...
la psychanalyse : un nouvel art de la litote ?
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: Ingrid (---.net-712.magic.fr)
Date: Wed 12 July 2006 14:00:02
Bonjour Charles
Je me souviens que c’est un sujet qui avait été discuté.
Je reste dans le doute que ça soit possible et je ne trouve pas que ça soit rassurant une personne qui propose une psychanalyse sur internet.
Je trouve qu’il manque la présence réelle de l’autre.
Je me rends compte par exemple au combien la présence de ma psychanalyste est importante, et pourtant je ne la vois pas et ne l’entend pas une fois et le temps que je suis sur le divan, mais elle est là.
Amitiés et bonne journée
Ingrid
Je me souviens que c’est un sujet qui avait été discuté.
Je reste dans le doute que ça soit possible et je ne trouve pas que ça soit rassurant une personne qui propose une psychanalyse sur internet.
Je trouve qu’il manque la présence réelle de l’autre.
Je me rends compte par exemple au combien la présence de ma psychanalyste est importante, et pourtant je ne la vois pas et ne l’entend pas une fois et le temps que je suis sur le divan, mais elle est là.
Amitiés et bonne journée
Ingrid
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: stephanos (---.fbx.proxad.net)
Date: Tue 19 September 2006 11:14:38
bonjour à tous
eh bien moi, cela ne me parait pas du tout absurde cette idée de psychanalyse par internet; le point décisif étant la disposition du patient et la compétence du psychanalyste: on imagine mal un travail sérieux commencer sans une "rencontre" conséquente entre les deux pour s'entendre sur la relation à établir.
De plus, la relation par internet offre une possibilité nouvelle: celle de revenir sur ce qui est dit ou écrit, par toutes les fonctions enregistrements de l'ordinateur.
La "présence" du psychanalyste étant pardoxale, elle me paraît tout à fait compatible avec internet.
Ceci dit, vu l'offre actuelle, il semble effectivement y avoir surtout des escrocs cachant leurs formations et compétences.
Les réactions sur ce forum témoignent selon d'une méconnaissance profonde des possibilités d'échanges, de transfert et contre transfert via internet, et d'un attachement sans doute problématique au cabinet de consultation dont l'histoire est dépassable.
La solution passerait elle par l'expérimentation et l'abandon de jugements a priori?
cordialement
stephanos
eh bien moi, cela ne me parait pas du tout absurde cette idée de psychanalyse par internet; le point décisif étant la disposition du patient et la compétence du psychanalyste: on imagine mal un travail sérieux commencer sans une "rencontre" conséquente entre les deux pour s'entendre sur la relation à établir.
De plus, la relation par internet offre une possibilité nouvelle: celle de revenir sur ce qui est dit ou écrit, par toutes les fonctions enregistrements de l'ordinateur.
La "présence" du psychanalyste étant pardoxale, elle me paraît tout à fait compatible avec internet.
Ceci dit, vu l'offre actuelle, il semble effectivement y avoir surtout des escrocs cachant leurs formations et compétences.
Les réactions sur ce forum témoignent selon d'une méconnaissance profonde des possibilités d'échanges, de transfert et contre transfert via internet, et d'un attachement sans doute problématique au cabinet de consultation dont l'histoire est dépassable.
La solution passerait elle par l'expérimentation et l'abandon de jugements a priori?
cordialement
stephanos
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: Nathalie Cappe (---.w83-199.abo.wanadoo.fr)
Date: Wed 20 September 2006 06:47:25
Stéphanos dit :
"...offre une possibilité nouvelle: celle de revenir sur ce qui est dit ou écrit, par toutes les fonctions enregistrements de l'ordinateur.
La "présence" du psychanalyste étant pardoxale, elle me paraît tout à fait compatible avec internet."
Que tout soit possible est aujourd'hui le maître mot, et un certain homme politique français dit ces jours-ci admirer les Etats-Unis pour ce caractère du "tout possible", et la "fluidité" qui va avec../ Mais revenons à notre mouton :
Effectivement, le propre d'Internet est que tout y est "possible": Préparation d'attentats meurtriers par des intégristes habiles en technologies ultra-modernes, pornographie, prostitution infantile, propagande nazie, mercantilisme divers...Quel joli monde !!!
Il faut quand même se rappeler qu'Internet est à l'origine un outil de guerre et de surveillance de l'armée américaine.
La présence du psychanalyste n'a rien de paradoxale : elle prend justement sa valeur dans cette retenue, et cette aimable distance. Mais cette valeur existe du fait même de la présence charnelle de l'analyste : être là, mais savoir laisser la place à la parole du patient.
Non, "revenir sur ce qui est dit ou écrit", cela ne me semble pas être du registre de la psychanalyse : c'est justement le fait de rester sur votre "faim"...en fin de séance qui vous fait revenir à la séance suivante. Le discours ne se fabrique pas ainsi de façon maîtrisée...("ah tiens, j'ai oublié ça, je lui écrit, etc.."). Ce que vous proposez est autre chose, c'est une méthode x ou y, mais ce n'est pas la psychanalyse. Ce serait de L'"Internethérapie", par exemple.../ Il me semble que cela existe déjà sous une appelation moins directe, ou ironique, mais des sites "psys" se font des sous avec ce genre de démarche "facile, rapide, et sans effort". Y a juste à payer....
Le psychanalyste est-il "compatible" avec le Macintosch ou le P.C. ...? Je vous le donne en mille....Cordialement. Nathalie C.
"...offre une possibilité nouvelle: celle de revenir sur ce qui est dit ou écrit, par toutes les fonctions enregistrements de l'ordinateur.
La "présence" du psychanalyste étant pardoxale, elle me paraît tout à fait compatible avec internet."
Que tout soit possible est aujourd'hui le maître mot, et un certain homme politique français dit ces jours-ci admirer les Etats-Unis pour ce caractère du "tout possible", et la "fluidité" qui va avec../ Mais revenons à notre mouton :
Effectivement, le propre d'Internet est que tout y est "possible": Préparation d'attentats meurtriers par des intégristes habiles en technologies ultra-modernes, pornographie, prostitution infantile, propagande nazie, mercantilisme divers...Quel joli monde !!!
Il faut quand même se rappeler qu'Internet est à l'origine un outil de guerre et de surveillance de l'armée américaine.
La présence du psychanalyste n'a rien de paradoxale : elle prend justement sa valeur dans cette retenue, et cette aimable distance. Mais cette valeur existe du fait même de la présence charnelle de l'analyste : être là, mais savoir laisser la place à la parole du patient.
Non, "revenir sur ce qui est dit ou écrit", cela ne me semble pas être du registre de la psychanalyse : c'est justement le fait de rester sur votre "faim"...en fin de séance qui vous fait revenir à la séance suivante. Le discours ne se fabrique pas ainsi de façon maîtrisée...("ah tiens, j'ai oublié ça, je lui écrit, etc.."). Ce que vous proposez est autre chose, c'est une méthode x ou y, mais ce n'est pas la psychanalyse. Ce serait de L'"Internethérapie", par exemple.../ Il me semble que cela existe déjà sous une appelation moins directe, ou ironique, mais des sites "psys" se font des sous avec ce genre de démarche "facile, rapide, et sans effort". Y a juste à payer....
Le psychanalyste est-il "compatible" avec le Macintosch ou le P.C. ...? Je vous le donne en mille....Cordialement. Nathalie C.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: M. Garcia (---.adsl.proxad.net)
Date: Wed 20 September 2006 10:07:10
Etant donné que la relation transférentielle s'inscrit principalement dans le domaine fantasmatique, peut-être que la présence physique de l'analyste n'est pas rigoureusement nécessaire, cependant, il me semble que toutes les règles du jeu doivent être prises en compte de part et d'autre et qu'à aucun moment l'analyste ne doit "manquer" à son analysant (pour cela, il existe la camera, le micro, le casque... Pas seulement le moyen de l'écrit, qu'en pensez-vous?) cela dit, un entretien préalable paraît nécessaire, pourvu que les circonstances le permettent.
je me serais volontiers livrée à l'analyse internaute si j'avais été moi-même en position d'effectuer ce choix, lorsque j'ai commencé mon analyse. A cause des circonstances. Ce pourrait être une solution à envisager pour certains cas particuliers (enfermement, phobie sociale extrême...). Mais seulement en tenant compte d'un maximum de paramètres, je pense.
Les problèmes posés sont:
- La rigueur du lieu de cure (peut-on symboliquement l'établir par un horaire, ou par la manifestation de la présence de l'analyste -photo, caméra?-)
- L'établissement du pare-angoisse: il faudrait que soit fondé entre les deux membres de la relation transférentielle un accord de transparence totale, j'imagine, pour que l'analyste n'ignore absolument rien de l'état de l'analysant (l'usage des smilies, à ce sens, pourrait être une alternative).
- L'habitude de l'outil internaute et du moyen choisi pour la cure, par l'analyste autant que par l'analysant. Ceci pour faciliter la perception des subtilités dde l'élaboration.
- Le cas précis du parlêtre: - Ce à quoi, par contre, je suis farouchement opposée, c'est à la "relecture" des séances. Si l'analysant ne présente aucun trouble majeur de surdité, rien n'exige qu'on utilise le moyen écrit. Et si jamais ce moyen devait être utilisé en dernier recours, il ne faudrait surtout pas que l'analysant puisse reprendre ses séances et les relire car ceci entraverait ou annulerait après coup, à mon sens, toute la spontanéité nécessaire à l'élaboration et le caractère instantané qui la caractérise, la signification de la scansion en serait certainement altérée, voire détournée ou ineffective. Et tout le travail serait gâché et inutile.
Je vais tout de même réfléhir plus avant à cela et même si rien ne m'oppose d'emblée, à ce moyen nouveau qui, dans des cas extrêmes, pourrait peut-être s'avérer un pis-aller intéressant, je vous conseille à mon tour, Charles, de vous montrer prudent quant au choix de votre analyste, dans ces conditions.
Et surtout de bien définir à l'avance les choses à faire et à ne pas faire.
Si la rigueur du lieu de cure ne peut être respectée, il me semble qu'il conviendrait de la définir le plus strictement possible par d'autres moyens.
Je vais tout de même me renseigner sur ces psychanalyses online made in USA.
je me serais volontiers livrée à l'analyse internaute si j'avais été moi-même en position d'effectuer ce choix, lorsque j'ai commencé mon analyse. A cause des circonstances. Ce pourrait être une solution à envisager pour certains cas particuliers (enfermement, phobie sociale extrême...). Mais seulement en tenant compte d'un maximum de paramètres, je pense.
Les problèmes posés sont:
- La rigueur du lieu de cure (peut-on symboliquement l'établir par un horaire, ou par la manifestation de la présence de l'analyste -photo, caméra?-)
- L'établissement du pare-angoisse: il faudrait que soit fondé entre les deux membres de la relation transférentielle un accord de transparence totale, j'imagine, pour que l'analyste n'ignore absolument rien de l'état de l'analysant (l'usage des smilies, à ce sens, pourrait être une alternative).
- L'habitude de l'outil internaute et du moyen choisi pour la cure, par l'analyste autant que par l'analysant. Ceci pour faciliter la perception des subtilités dde l'élaboration.
- Le cas précis du parlêtre: - Ce à quoi, par contre, je suis farouchement opposée, c'est à la "relecture" des séances. Si l'analysant ne présente aucun trouble majeur de surdité, rien n'exige qu'on utilise le moyen écrit. Et si jamais ce moyen devait être utilisé en dernier recours, il ne faudrait surtout pas que l'analysant puisse reprendre ses séances et les relire car ceci entraverait ou annulerait après coup, à mon sens, toute la spontanéité nécessaire à l'élaboration et le caractère instantané qui la caractérise, la signification de la scansion en serait certainement altérée, voire détournée ou ineffective. Et tout le travail serait gâché et inutile.
Je vais tout de même réfléhir plus avant à cela et même si rien ne m'oppose d'emblée, à ce moyen nouveau qui, dans des cas extrêmes, pourrait peut-être s'avérer un pis-aller intéressant, je vous conseille à mon tour, Charles, de vous montrer prudent quant au choix de votre analyste, dans ces conditions.
Et surtout de bien définir à l'avance les choses à faire et à ne pas faire.
Si la rigueur du lieu de cure ne peut être respectée, il me semble qu'il conviendrait de la définir le plus strictement possible par d'autres moyens.
Je vais tout de même me renseigner sur ces psychanalyses online made in USA.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: I. D. (---.ornis.fr)
Date: Wed 20 September 2006 12:43:58
Fantastique ! On pourra même éditer le manuscrit numérique à quatre nains euh je veux dire mains, et les évaluateurs experts auront le loisir de s’en emparer pour : y passer leur nuits… alors au petit matin, les yeux glauques, la main gauche sur une tasse de café réchauffée au micro-ondes et la main droite sur …la souris ou le contraire, ils feront leur rapport, car au moins celui-ci ils le tiennent, quant à l’autre qui échappe, c’est toute la nuit qu’ils l’avaient poursuivi. Pour un peu, que cela leur aurait plu, ils pourraient même s’en taper une d’analyse sur l’internet.
Même éditer
Méditer
.
.
.
Médésirer
Médire
Même dire
( accrostiche signifiant la parole exprimée les lèvres closes)
I. D.
Même éditer
Méditer
.
.
.
Médésirer
Médire
Même dire
( accrostiche signifiant la parole exprimée les lèvres closes)
I. D.
Re: psychanalyse en ligne - Interdit
Envoyé par: Ingrid (---.net-712.magic.fr)
Date: Wed 20 September 2006 13:20:08
Bonjour toutes et tous
Je trouve qu’il manque l’interdit dans ces « psychanalyses » on line.
En psychanalyse, sachant que le/la psychanalyste est présent(e) réellement (présence réelle qui n'existe pas dans les "psychanalyses" on line), nous pouvons par exemple imaginer son contact, si nous en avons le désir, mais nous ne nous pouvons pas nous toucher réellement parce que c’est interdit.
Je ne sais pas si c’est clair ce que j’essaye de dire?
Amitiés
Ingrid
Je trouve qu’il manque l’interdit dans ces « psychanalyses » on line.
En psychanalyse, sachant que le/la psychanalyste est présent(e) réellement (présence réelle qui n'existe pas dans les "psychanalyses" on line), nous pouvons par exemple imaginer son contact, si nous en avons le désir, mais nous ne nous pouvons pas nous toucher réellement parce que c’est interdit.
Je ne sais pas si c’est clair ce que j’essaye de dire?
Amitiés
Ingrid
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: C.B. (199.64.72.---)
Date: Wed 20 September 2006 17:00:13
Bonjour,
Je pense qu'il faut bien definir ce que l'on fait en ligne. Si c'est du "chat" ou des emails alors c'est vraiment pas de la psychanalyse car il n'y a pas de parole. Le seul dispositif qui se raprocherait de la psychanalyse serait la webcam avec le micro. A mon avis seule une approche qui maintient la parole en temps reel garde une lien avec la psychanalyse, comme par exemple mener une psychanalyse par telephone. Le reste ca n'a rien a voir.
C.B.
Je pense qu'il faut bien definir ce que l'on fait en ligne. Si c'est du "chat" ou des emails alors c'est vraiment pas de la psychanalyse car il n'y a pas de parole. Le seul dispositif qui se raprocherait de la psychanalyse serait la webcam avec le micro. A mon avis seule une approche qui maintient la parole en temps reel garde une lien avec la psychanalyse, comme par exemple mener une psychanalyse par telephone. Le reste ca n'a rien a voir.
C.B.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: Nathalie Cappe (---.w83-199.abo.wanadoo.fr)
Date: Wed 20 September 2006 17:48:34
Je rajoute à mon message de ce matin : il n'y pasque la présence charnelle de l'analyste qui "signe" la vraie psychanalyse, mais aussi la présence charnelle de la voix du patient, et son "dit".
Ecrire en ligne n'a rien à voir avec le fait de parler allongé sur un divan, avec quelqu'un derrière soi qui écoute. Parler dans ce silence donne parfois l'impression d'un "risque", de quelque chose de décisif qui se joue, quelque chose d'incontrolable. Mais ce "risque", quelle aventure prodigieuse !
S'entendre soi-même parler, tout en étant silencieusement écouté par un tiers est une expérience très singulière, unique, et des confidences par écrit ne me semble pas relever du même enjeu.
Voix charnelle, présence charnelle, argent déposé sur un bureau, porte à franchir, main à serrer (bonjour, au revoir), regard à échanger, etc... : selon moi, la psychanalyse est du côté de la vie et de la rencontre concrète..., avec un analyste et avec soi-même.
A-t-on les même chances de se confronter vraiment à soi-même en écrivant à travers un écran d'ordinateur, j'en doute fort...Nathalie Cappe.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: M. Garcia (---.adsl.proxad.net)
Date: Thu 21 September 2006 17:59:05
J'avoue, Ingrid, que je suis moi-même plutôt axée vers le rapport humain "traditionnel"et je pense (j'espère, mais si je me trompe, vous me corrigerez) avoir saisi le sens de votre intervention.
Il me semble que ce que vous évoquez relève de la fonction symbolique. Effectivement, il y a un interdit de jouissance entre l'analysant et l'analyste et je pense que, peut-être, vous évoquez l'idée que l'on peinerait à "désirer" quelqu'un qui n'est pas présent en chair et en os et donc, que l'on perdrait cette notion d'interdit symbolique.
Votre point de vue est très intéressant pour moi et je vais y réfléchir d'avantage. il est vrai qu'une fonction serait là manquante. Reste à savoir si ce serait une impression générale ou quelque chose de plus personnel. Mais dans tous les cas, si une seule personne en mentionne la gêne, c'est une question qu'on ne peut pas contourner.
Cependant, il est vrai que l'Internet est désormais incontournable et que nous souffrons d'un nombre croissant de névroses phobiques jusque dans les campagnes. Cependant et quoi que je finisse par en déduire, il me semble que ce système serait un pis-aller. La contact humain ne peut être remplacé. Merci beaucoup, Ingrid, pour cette précision.
Il me semble que ce que vous évoquez relève de la fonction symbolique. Effectivement, il y a un interdit de jouissance entre l'analysant et l'analyste et je pense que, peut-être, vous évoquez l'idée que l'on peinerait à "désirer" quelqu'un qui n'est pas présent en chair et en os et donc, que l'on perdrait cette notion d'interdit symbolique.
Votre point de vue est très intéressant pour moi et je vais y réfléchir d'avantage. il est vrai qu'une fonction serait là manquante. Reste à savoir si ce serait une impression générale ou quelque chose de plus personnel. Mais dans tous les cas, si une seule personne en mentionne la gêne, c'est une question qu'on ne peut pas contourner.
Cependant, il est vrai que l'Internet est désormais incontournable et que nous souffrons d'un nombre croissant de névroses phobiques jusque dans les campagnes. Cependant et quoi que je finisse par en déduire, il me semble que ce système serait un pis-aller. La contact humain ne peut être remplacé. Merci beaucoup, Ingrid, pour cette précision.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: oedipe@noos.fr (Modérateur)
Date: Fri 22 September 2006 08:37:21
Bonjour,
à mon avis , nous ne pourrons échapper au débat sur cette question des demandes opérant par un mode different de communication et qui se constituent entre une personne qui demande de l'aide et un autre qui se propose d'y répondre. On a vu avec le téléphone, au fil des années, la multiplication des "numéros verts" pour ceci ou cela. Le développement de ce type d'échange sur le net aux USA nous oblige à la réflexion car il est quasiment inévitable que le phénomène se produise également en Europe dans les années avenir en prenant appui sur le développement et l'accessibilité croissante d'Internet. Cependant si nous pouvons développer notre réflexion à ce propos -notamment parce qu'il y a forcément du transfert en oeuvre- je pense que c'est plomber la discussion que d'appeler cela "psychanalyse" car les analystes à bon droit diront que ce n'est pas de la psychanalyse et ils auront raison. Ce qui ne nous empèche pas d'en parler et d'y réflechir.
Laurent Le Vaguerèse
à mon avis , nous ne pourrons échapper au débat sur cette question des demandes opérant par un mode different de communication et qui se constituent entre une personne qui demande de l'aide et un autre qui se propose d'y répondre. On a vu avec le téléphone, au fil des années, la multiplication des "numéros verts" pour ceci ou cela. Le développement de ce type d'échange sur le net aux USA nous oblige à la réflexion car il est quasiment inévitable que le phénomène se produise également en Europe dans les années avenir en prenant appui sur le développement et l'accessibilité croissante d'Internet. Cependant si nous pouvons développer notre réflexion à ce propos -notamment parce qu'il y a forcément du transfert en oeuvre- je pense que c'est plomber la discussion que d'appeler cela "psychanalyse" car les analystes à bon droit diront que ce n'est pas de la psychanalyse et ils auront raison. Ce qui ne nous empèche pas d'en parler et d'y réflechir.
Laurent Le Vaguerèse
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: M. Garcia (---.adsl.proxad.net)
Date: Fri 22 September 2006 10:01:12
Oui, monsieur Le Vaguerèse, ce que nous faisons ici est pure théorie, c'est aussi pour cela, me semble-t-il, qu'il est intéressant de "frotter nos esprits".
Il est évident que la cure analytique impose un cadre particulier. La question que je me pose, moi, depuis que les psychanalystes spécialisés dans l'urgence n'ont le droit de se déplacer que la nuit est: doit-on laisser à la seule médication psychiatrique les gens qui souffrent de ne pas être secourus alors qu'ils sont seuls, enfermés chez eux?
J'ignore ce qu'il en est dans les villes, mais en zone rurale, je l'ai déjà mentionné,les névroses phobiques sont de plus en plus nombreuses et des gens qui vivent seuls tout le temps dans ces conditions peuvent avoir besoin d'un soutien.
Vous avez raison, cependant, quand vous dites qu'il ne saurait être question de psychanalyse, je me pose la question (et je me permets de vous la poser à tous, puisque je suis encore très jeune dans le métier): jusqu'où la psychanalyse peut-elle aller et à partir de quand peut-on dire qu'il n'est plus question de psychanalyse?
Est-ce une question de "pureté" de la technique employée?
Si, par exemple, l'un de mes analysants devait rencontrer un trouble très important mais qu'à cause de cela, il ne puisse se rendre à mon cabinet, que ferais-je en lui répondant au téléphone pour tenter de l'aider à rattacher à sa chaîne symbolique un élément peu assimilable?
Il me semble que je ne ferais rien d'autre que mon devoir d'analyste et, au regard de la déontologie que je respecte de tout mon coeur et que j'entends observer le plus rigoureusement possible, il me serait permis de ne pas abandonner mon analysant dans une situation plus que déstabilisante (voire dangereuse, suivant le cas...)
Il est évident que la cure analytique impose un cadre particulier. La question que je me pose, moi, depuis que les psychanalystes spécialisés dans l'urgence n'ont le droit de se déplacer que la nuit est: doit-on laisser à la seule médication psychiatrique les gens qui souffrent de ne pas être secourus alors qu'ils sont seuls, enfermés chez eux?
J'ignore ce qu'il en est dans les villes, mais en zone rurale, je l'ai déjà mentionné,les névroses phobiques sont de plus en plus nombreuses et des gens qui vivent seuls tout le temps dans ces conditions peuvent avoir besoin d'un soutien.
Vous avez raison, cependant, quand vous dites qu'il ne saurait être question de psychanalyse, je me pose la question (et je me permets de vous la poser à tous, puisque je suis encore très jeune dans le métier): jusqu'où la psychanalyse peut-elle aller et à partir de quand peut-on dire qu'il n'est plus question de psychanalyse?
Est-ce une question de "pureté" de la technique employée?
Si, par exemple, l'un de mes analysants devait rencontrer un trouble très important mais qu'à cause de cela, il ne puisse se rendre à mon cabinet, que ferais-je en lui répondant au téléphone pour tenter de l'aider à rattacher à sa chaîne symbolique un élément peu assimilable?
Il me semble que je ne ferais rien d'autre que mon devoir d'analyste et, au regard de la déontologie que je respecte de tout mon coeur et que j'entends observer le plus rigoureusement possible, il me serait permis de ne pas abandonner mon analysant dans une situation plus que déstabilisante (voire dangereuse, suivant le cas...)
Re: psychanalyse en ligne - Interdit
Envoyé par: Ingrid (---.53.100-84.rev.gaoland.net)
Date: Fri 22 September 2006 10:16:13
Bonjour M. Garcia
Oui M.Garcia, j'ai l'impression que dans ces "psychanalyses" sur internet l'interdit ne peut malheureusement pas se poser contrairement en psychanalyse, puisque nous ne voyons pas le corps de l'autre ainsi d'emblée le contact est de toute manière impossible pour moi.
En tout cas, c'est comme ça que je le ressens
Sinon, je rejoins aussi ce que dit Nathalie.
Bonne journée à vous
Ingrid
Oui M.Garcia, j'ai l'impression que dans ces "psychanalyses" sur internet l'interdit ne peut malheureusement pas se poser contrairement en psychanalyse, puisque nous ne voyons pas le corps de l'autre ainsi d'emblée le contact est de toute manière impossible pour moi.
En tout cas, c'est comme ça que je le ressens
Sinon, je rejoins aussi ce que dit Nathalie.
Bonne journée à vous
Ingrid
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: markou (---.dsl.club-internet.fr)
Date: Fri 22 September 2006 11:07:14
Bonjour,
Je pense que pour discuter il faut avoir une idée précise du dispositif. Certaines assertions sur les messages qui précédent me font penser qu’il n’est pas toujours ainsi. Un tour sur le net peut faire comprendre, par exemple, qu’il ne s’agit pas, au moins dans la plupart des cas, d’écrire ni de faire du chat mais bien de parler, avec un dispositif qui essaie d’imiter le dispositif classique de la cure.
Voici la description sur le site d’un « cyberpsy ». Il y a un tas d’exemples comme cela sur le net, qui proposent à peu près la même procédure et les mêmes tarifs, ce qui montre une certaine banalisation de la chose.
J'ai choisi celui qui suit a l’air argumenté. Il propose également d’autres dispositifs (par écrit, sans vidéo, etc.) mais qu’il les nomme psychothérapies, donc je ne les reproduit pas.
« Psychanalyse avec caméra vidéo 3 séances hebdomadaires
Il est maintenant possible, à des personnes familières avec l’ordinateur, de faire une psychanalyse sans divan avec un analyste quel que soit l’endroit où elles se trouvent.
Cette analyse a les mêmes principes théoriques : la démarche est clairement identifiée, il y a un cadre, une règle et la dimension de l’inconscient.
Le cadre, c’est le rendez-vous sur Internet à jour et heure précis, la fréquence hebdomadaire et la durée de la séance.
La règle fondamentale est la même que dans la cure classique : le patient est invité à dire tout ce qui lui vient à l’esprit spontanément et à raconter ses rêves.
L’inconscient est au premier plan puisqu’il s’agit de retrouver le désir inconscient à l’origine du symptôme ou du conflit intra psychique dont il est la cause.
Le transfert sur l’analyste, c’est à dire la répétition et la mise à jour de comportements et d’émotions infantiles liés aux parents, se met en place comme dans la situation classique du divan ainsi que l’apparition des résistances, pour ne pas voir ou admettre certains faits ou sentiments gênants pour la conscience et l’image de soi.
Comme dans la cure classique, après avoir revécu et analysé, entre autres, le transfert et les résistances, il est possible au patient de réinvestir le réel en faisant des projets pour l’avenir, signe incontestable de son désinvestissement progressif de la situation psychanalytique et la fin proche de celle-ci.
Cette analyse est accessible à tous et plus particulièrement à des personnes habitant des régions isolées ou des pays francophones lointains ainsi qu’à des personnes handicapées ou malades dont la mobilité se trouve réduite.
Toutefois, il existe une condition préalable très importante à l’analyse en ligne ; la localisation de l’ordinateur au domicile doit permettre un isolement et une confidentialité absolue, ce qui n’est pas toujours facile dans un cadre familial.
Les avantages d’une analyse par le net sont très importants.
Il y a tout d’abord l’absence de déplacements ; c’est donc moins de fatigue, moins de stress, moins de perte de temps et une économie financière. D’autre part, le contact par le net est beaucoup plus familier ; on est chez soi tranquillement installé, ce qui permet à certains patients de se sentir moins intimidés par la personne de l’analyste.
Il existe aussi une plus grande souplesse dans le cours de l’analyse, par exemple, à un moment délicat de la cure, le patient peut souhaiter ne pas être vu et débrancher sa caméra ou préférer pendant quelques séances écrire à son analyste plutôt que de lui parler.
Enfin une analyse par le net n’exclut pas la possibilité d’une rencontre au domicile de l’analyste à certains moments même pour des personnes éloignées.
La confidentialité est assurée par les 2 parties d’un commun accord par l’engagement écrit de ne pas enregistrer les séances afin d’éviter tout risque d’indiscrétion ou toute utilisation abusive.
Du point de vue matériel, il est indispensable d'avoir Windows XP, une Webcam et l'ADSL.
[…]
Tarifs
Psychanalyse par webcam 3 fois par semaine, séance de 3/4 d’heure, forfait par 12 séances payables d’avance soit un mois de séances : 480 euros soit 40 euros la séance.
[…]
Quand une prise en charge débute en cours de mois il convient de régler les séances jusqu’à la fin du mois puis d’effectuer un nouveau règlement en début de mois (entre le 1er et le 5 du mois) et de renouveler de mois en mois.
Le chèque doit être libellé au nom de […].
Aucun traitement ne peut commencer avant la réception du règlement.
Toute séance d’analyse ou de psychothérapie en ligne non décommandée 48 h à l’avance est due. »
[begue1.chez-alice.fr]
Après, à titre personnel, il me semble qu'une des questions que pose ce type de cures est la place accentuée de l'imaginaire.
Je pense que pour discuter il faut avoir une idée précise du dispositif. Certaines assertions sur les messages qui précédent me font penser qu’il n’est pas toujours ainsi. Un tour sur le net peut faire comprendre, par exemple, qu’il ne s’agit pas, au moins dans la plupart des cas, d’écrire ni de faire du chat mais bien de parler, avec un dispositif qui essaie d’imiter le dispositif classique de la cure.
Voici la description sur le site d’un « cyberpsy ». Il y a un tas d’exemples comme cela sur le net, qui proposent à peu près la même procédure et les mêmes tarifs, ce qui montre une certaine banalisation de la chose.
J'ai choisi celui qui suit a l’air argumenté. Il propose également d’autres dispositifs (par écrit, sans vidéo, etc.) mais qu’il les nomme psychothérapies, donc je ne les reproduit pas.
« Psychanalyse avec caméra vidéo 3 séances hebdomadaires
Il est maintenant possible, à des personnes familières avec l’ordinateur, de faire une psychanalyse sans divan avec un analyste quel que soit l’endroit où elles se trouvent.
Cette analyse a les mêmes principes théoriques : la démarche est clairement identifiée, il y a un cadre, une règle et la dimension de l’inconscient.
Le cadre, c’est le rendez-vous sur Internet à jour et heure précis, la fréquence hebdomadaire et la durée de la séance.
La règle fondamentale est la même que dans la cure classique : le patient est invité à dire tout ce qui lui vient à l’esprit spontanément et à raconter ses rêves.
L’inconscient est au premier plan puisqu’il s’agit de retrouver le désir inconscient à l’origine du symptôme ou du conflit intra psychique dont il est la cause.
Le transfert sur l’analyste, c’est à dire la répétition et la mise à jour de comportements et d’émotions infantiles liés aux parents, se met en place comme dans la situation classique du divan ainsi que l’apparition des résistances, pour ne pas voir ou admettre certains faits ou sentiments gênants pour la conscience et l’image de soi.
Comme dans la cure classique, après avoir revécu et analysé, entre autres, le transfert et les résistances, il est possible au patient de réinvestir le réel en faisant des projets pour l’avenir, signe incontestable de son désinvestissement progressif de la situation psychanalytique et la fin proche de celle-ci.
Cette analyse est accessible à tous et plus particulièrement à des personnes habitant des régions isolées ou des pays francophones lointains ainsi qu’à des personnes handicapées ou malades dont la mobilité se trouve réduite.
Toutefois, il existe une condition préalable très importante à l’analyse en ligne ; la localisation de l’ordinateur au domicile doit permettre un isolement et une confidentialité absolue, ce qui n’est pas toujours facile dans un cadre familial.
Les avantages d’une analyse par le net sont très importants.
Il y a tout d’abord l’absence de déplacements ; c’est donc moins de fatigue, moins de stress, moins de perte de temps et une économie financière. D’autre part, le contact par le net est beaucoup plus familier ; on est chez soi tranquillement installé, ce qui permet à certains patients de se sentir moins intimidés par la personne de l’analyste.
Il existe aussi une plus grande souplesse dans le cours de l’analyse, par exemple, à un moment délicat de la cure, le patient peut souhaiter ne pas être vu et débrancher sa caméra ou préférer pendant quelques séances écrire à son analyste plutôt que de lui parler.
Enfin une analyse par le net n’exclut pas la possibilité d’une rencontre au domicile de l’analyste à certains moments même pour des personnes éloignées.
La confidentialité est assurée par les 2 parties d’un commun accord par l’engagement écrit de ne pas enregistrer les séances afin d’éviter tout risque d’indiscrétion ou toute utilisation abusive.
Du point de vue matériel, il est indispensable d'avoir Windows XP, une Webcam et l'ADSL.
[…]
Tarifs
Psychanalyse par webcam 3 fois par semaine, séance de 3/4 d’heure, forfait par 12 séances payables d’avance soit un mois de séances : 480 euros soit 40 euros la séance.
[…]
Quand une prise en charge débute en cours de mois il convient de régler les séances jusqu’à la fin du mois puis d’effectuer un nouveau règlement en début de mois (entre le 1er et le 5 du mois) et de renouveler de mois en mois.
Le chèque doit être libellé au nom de […].
Aucun traitement ne peut commencer avant la réception du règlement.
Toute séance d’analyse ou de psychothérapie en ligne non décommandée 48 h à l’avance est due. »
[begue1.chez-alice.fr]
Après, à titre personnel, il me semble qu'une des questions que pose ce type de cures est la place accentuée de l'imaginaire.
Re: psychanalyse en ligne
Envoyé par: markou (---.dsl.club-internet.fr)
Date: Fri 22 September 2006 11:19:48
Cher Laurent Le Vaguerèse,
Quand vous dites "les analystes à bon droit diront que ce n'est pas de la psychanalyse et ils auront raison", vous omettez le fait que ceux qui proposent les analyses via Internet, se disent eux-même psychanalystes, et ils se croient, et ils s'autorisent, très probablément. On revient à la question qui est psychalalyste et selon quels critères.
Et puis, l'essentiel de la discussion est quels sont les arguements qui les font juger "à bon droit" que ce n'est pas une analyse.
Quand vous dites "les analystes à bon droit diront que ce n'est pas de la psychanalyse et ils auront raison", vous omettez le fait que ceux qui proposent les analyses via Internet, se disent eux-même psychanalystes, et ils se croient, et ils s'autorisent, très probablément. On revient à la question qui est psychalalyste et selon quels critères.
Et puis, l'essentiel de la discussion est quels sont les arguements qui les font juger "à bon droit" que ce n'est pas une analyse.
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