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L'Homme à l'imparfait
Envoyé par: Marie-noëlle h Marie-noelle (---.w92-143.abo.wanadoo)
Date: Wed 25 November 2009 11:31:20
Suite aux différentes polémiques du moment, je lance ce fil sur l'imperfection humaine..
L'Homme est imparfait.. faut-il le rendre parfait à tout prix ?? Veut-on des robots à la place des hommes pour obéir au doigt et à l'oeil à nos désirs ?? qu'est-ce que l'imperfection ??
Qu'est-ce que l'humanité sinon de l'imperfection ??
Jusqu'où tolérer cette imperfection ??
Qu'est-ce que la faute ?? quelle sanction pour quelle faute ?? qui doit sanctionner ?? qui doit juger ?? qui a tort qui a raison ??
De quel droit jugeons-nous l'Autre ?? en jugeant l'Autre, qui condamnons-nous réellement ?? que condamnons-nous ??
La pensée unique est-elle Humaine ??
Marie-Noelle
L'Homme est imparfait.. faut-il le rendre parfait à tout prix ?? Veut-on des robots à la place des hommes pour obéir au doigt et à l'oeil à nos désirs ?? qu'est-ce que l'imperfection ??
Qu'est-ce que l'humanité sinon de l'imperfection ??
Jusqu'où tolérer cette imperfection ??
Qu'est-ce que la faute ?? quelle sanction pour quelle faute ?? qui doit sanctionner ?? qui doit juger ?? qui a tort qui a raison ??
De quel droit jugeons-nous l'Autre ?? en jugeant l'Autre, qui condamnons-nous réellement ?? que condamnons-nous ??
La pensée unique est-elle Humaine ??
Marie-Noelle
Re: L'Homme à l'imparfait
Envoyé par: Caicedo Henri (---.fbx.proxad.net)
Date: Wed 25 November 2009 21:30:06
Je me demandais pour quoi et l’homme imparfait et l’homme sans symptômes ne font pas recette sur le forum.
L’homme parfait n’existe pas et l’homme sans symptômes non plus.
On ne peut pas dire que l’homme imparfait serait un homme sans symptômes, pas plus qu’un homme sans symptômes serait imparfait.
Alors c’est le chat qui se mord la queue ?
On ne peut pas dire que parce que chacun cherche son chat, que chacun cherche sa queue.
Il reste donc à pardonner l’homme imparfait et à écouter l’homme sans symptômes (il a certainement beaucoup à dire)
Je ne pense pas qu’on juge particulièrement l’autre : l’autre se laisse juger car il donne à voir et pas toujours le mieux de lui-même.
La faute, ça peut être une sorte d’entorse qui ne demande pas de sanction.
C’est peut être et juste l’état d’âme de trop, valable autant pour celui qui « faute », que pour celui qui se sent devoir le juger.
La pensée n’est pas qu’humaine (l’animal, ça pense aussi à sa façon) mais la pensée unique fait consensus chez eux qui croient encore à la perfectibilité de leurs défauts.
Cordialement
Henri
L’homme parfait n’existe pas et l’homme sans symptômes non plus.
On ne peut pas dire que l’homme imparfait serait un homme sans symptômes, pas plus qu’un homme sans symptômes serait imparfait.
Alors c’est le chat qui se mord la queue ?
On ne peut pas dire que parce que chacun cherche son chat, que chacun cherche sa queue.
Il reste donc à pardonner l’homme imparfait et à écouter l’homme sans symptômes (il a certainement beaucoup à dire)
Je ne pense pas qu’on juge particulièrement l’autre : l’autre se laisse juger car il donne à voir et pas toujours le mieux de lui-même.
La faute, ça peut être une sorte d’entorse qui ne demande pas de sanction.
C’est peut être et juste l’état d’âme de trop, valable autant pour celui qui « faute », que pour celui qui se sent devoir le juger.
La pensée n’est pas qu’humaine (l’animal, ça pense aussi à sa façon) mais la pensée unique fait consensus chez eux qui croient encore à la perfectibilité de leurs défauts.
Cordialement
Henri
Re: L'Homme à l'imparfait
Envoyé par: Cappe Nathalie (---.edu.nerim.net)
Date: Thu 26 November 2009 13:22:30
C'est le réel, me semble-t-il. Soit : Il faut faire avec le réel, l'imperfection.
La psychanalyse, enfin le fait de s'engager dans une analyse,
aboutit en principe à mieux supporter l'imperfection, soit le réel.
Ca commence par la sienne propre(d'imperfection).
Dans "Le triomphe de la religion"(1974, Rome), Lacan fait allusion à ça, supporter le réel.
Et "La Femme (qui n'existe pas) à l'imparfait", vous en diriez quoi ?
Ca donnerait "les femmes", peut-être...
Imparfaitement vôtre. Nath.Cappe.
La psychanalyse, enfin le fait de s'engager dans une analyse,
aboutit en principe à mieux supporter l'imperfection, soit le réel.
Ca commence par la sienne propre(d'imperfection).
Dans "Le triomphe de la religion"(1974, Rome), Lacan fait allusion à ça, supporter le réel.
Et "La Femme (qui n'existe pas) à l'imparfait", vous en diriez quoi ?
Ca donnerait "les femmes", peut-être...
Imparfaitement vôtre. Nath.Cappe.
Re: L'Homme à l'imparfait
Envoyé par: Marie-noëlle h Marie-noelle (---.w92-157.abo.wanadoo)
Date: Thu 26 November 2009 15:31:19
Henri, vous écrivez :
"Je ne pense pas qu’on juge particulièrement l’autre : l’autre se laisse juger car il donne à voir et pas toujours le mieux de lui-même."
Vous pensez vraiment que parce que l'on donne à voir on se laisse juger ??? Je marche dans la rue, donc je me laisse juger ??
La nuance serait plutôt de dire "on se donne en spectacle donc on se laisse juger".. OK, mais doit-on faire de son jugement la Vérité ?? et proclamer notre Vérité comme la seule et l'unique ?? Notre jugement est-il le bon ?? On peut donner un avis..., mais un jugement....
A Nathalie,
Il y a des réalités insupportables... Je ne pense pas que l'on doive tout accepter et supporter du réel..
Tout est dans le mesure... Aussi bien le jugement que la réalité...
Quant à la citation qui dit que la Femme n'existe pas, elle me fait bondir !!
Très imparfaitement réelle
Marie-Noelle
"Je ne pense pas qu’on juge particulièrement l’autre : l’autre se laisse juger car il donne à voir et pas toujours le mieux de lui-même."
Vous pensez vraiment que parce que l'on donne à voir on se laisse juger ??? Je marche dans la rue, donc je me laisse juger ??
La nuance serait plutôt de dire "on se donne en spectacle donc on se laisse juger".. OK, mais doit-on faire de son jugement la Vérité ?? et proclamer notre Vérité comme la seule et l'unique ?? Notre jugement est-il le bon ?? On peut donner un avis..., mais un jugement....
A Nathalie,
Il y a des réalités insupportables... Je ne pense pas que l'on doive tout accepter et supporter du réel..
Tout est dans le mesure... Aussi bien le jugement que la réalité...
Quant à la citation qui dit que la Femme n'existe pas, elle me fait bondir !!
Très imparfaitement réelle
Marie-Noelle
Re: L'Homme à l'imparfait
Envoyé par: Cappe Nathalie (---.w82-124.abo.wanadoo.fr)
Date: Fri 27 November 2009 10:16:09
Donc, Lacan, 1974, à Rome, il dit ça
cf page 93 et 94 du "Triomphe de la religion" au Seuil)
"Le symptôme ce n'est pas encore vraiment le réel. C'est la manifestation du réel à notre niveau d'êtres vivants. Comme êtres vivants, noys sommes rangés, mordus par le symptôme. Nous sommes malades, c'est tout. L'être parlant est un anaimal malade. "Au commencement était le verbe" dit la même chose.
Mais le réel réel, si je puis dire, le vrai réel, c'est celui auquel nous pouvons accéder par une voie tout à fait précise qui est la voie scientifique. C'est la voie des petites équations. Ce réel est celui justement qui nous manque complètement. pourquoi ? a cause d'une chose dont nous ne viendrons jamais à bout. Du moins est-ce ce que je crois, encore que je n'aie jamais pu absulument le démontrer. Nous ne viendrons jamais à bout du rapport entre ces parlêtres que nous sexuons du mâle et ces parlêtres que nous sexuons de la femme. Là, les pédales sont radicalement perdues. C'est même ce qui spécifie ce que l'on appelle l'être humain. Sur ce point, il n'y a aucune chance que ça réussisse jamais, c'est-à-dire que nous ayons une formule, une chose qui s'écrive scientifiquement. d'où le foisonnement de symptômes, parce que tout s'accroche là. C'est en cela que Freud avait raison de parler de ce qu'il appelle la sexualité. Disons que, pour le parlêtre, la sexualité est sans espoir.
Mais le réel auquel nous accédons avec des petites formules, le vrai réel c'est tout à fait autre chose. Jusqu'à présent, nous n'en avons encore comme résultat que des gadgets. On envoie une fusée dans la lune, on a la télévision, etc. Ca nous mange, mais ça nous mange par l'intermédiate de choses que ça remue en nous. Ce n'est pas pour rien que la télévision est dévoreuse. C'est parce que ça nous intéresse, tout de même. ".
Vous avez remarqué ? Il dit "mâle", mais pas "femelle". Il dit "la femme" (pourtant il énoncera aussi que ça n'existe pas, "La femme". ). Galant homme ? (ne pas dire "femelle"...).
Parlêtrement vôtre. Nath.Cappe.
cf page 93 et 94 du "Triomphe de la religion" au Seuil)
"Le symptôme ce n'est pas encore vraiment le réel. C'est la manifestation du réel à notre niveau d'êtres vivants. Comme êtres vivants, noys sommes rangés, mordus par le symptôme. Nous sommes malades, c'est tout. L'être parlant est un anaimal malade. "Au commencement était le verbe" dit la même chose.
Mais le réel réel, si je puis dire, le vrai réel, c'est celui auquel nous pouvons accéder par une voie tout à fait précise qui est la voie scientifique. C'est la voie des petites équations. Ce réel est celui justement qui nous manque complètement. pourquoi ? a cause d'une chose dont nous ne viendrons jamais à bout. Du moins est-ce ce que je crois, encore que je n'aie jamais pu absulument le démontrer. Nous ne viendrons jamais à bout du rapport entre ces parlêtres que nous sexuons du mâle et ces parlêtres que nous sexuons de la femme. Là, les pédales sont radicalement perdues. C'est même ce qui spécifie ce que l'on appelle l'être humain. Sur ce point, il n'y a aucune chance que ça réussisse jamais, c'est-à-dire que nous ayons une formule, une chose qui s'écrive scientifiquement. d'où le foisonnement de symptômes, parce que tout s'accroche là. C'est en cela que Freud avait raison de parler de ce qu'il appelle la sexualité. Disons que, pour le parlêtre, la sexualité est sans espoir.
Mais le réel auquel nous accédons avec des petites formules, le vrai réel c'est tout à fait autre chose. Jusqu'à présent, nous n'en avons encore comme résultat que des gadgets. On envoie une fusée dans la lune, on a la télévision, etc. Ca nous mange, mais ça nous mange par l'intermédiate de choses que ça remue en nous. Ce n'est pas pour rien que la télévision est dévoreuse. C'est parce que ça nous intéresse, tout de même. ".
Vous avez remarqué ? Il dit "mâle", mais pas "femelle". Il dit "la femme" (pourtant il énoncera aussi que ça n'existe pas, "La femme". ). Galant homme ? (ne pas dire "femelle"...).
Parlêtrement vôtre. Nath.Cappe.
Re: L'Homme à l'imparfait
Envoyé par: Enid (---.rev.libertysurf.net)
Date: Sun 29 November 2009 19:46:14
Chère Nathalie,
je ne comprends pas l'association faite du réel avec l'imperfection
dans votre post de Thu 26 November 2009 13:22:30
- Je ressens quelque chose de spécieux dans cette vision.
alors, la perfection, où est-elle ?
imperfection / perfection, implique perfectible / imperfectible, et les valeurs.
il y a d'imperfection et de perfection à partir de ce qui est fait - ou de ce qui se fait. Ensuite, par-fait, ou im-par-fait... en tous les cas il faut un acteur qui agit, qui fait - qui donc fait des choix de faire, avec une matière - et manière. Que les choix sont volontaires ou non, en tout cas le "faire ceci" implique "ne pas faire cela, soit autre chose que le faire ceci".
si on dit que le réel rime avec perfection par l'opposé de ce dernier... jusqu'où va qu'il y a un réel à façon ? Et qu'est ce qui est à façon ? Faire aller le réel jusqu'au bout au delà de quoi il n'y a pas à aller plus loin dans l'acte du faire - impliquant que ce soit alors le contraire qui se passe ?
inachevé incomplet... le réel... ?
et comment agit-on avec le réel ?
N'y faudrait-il pas d'autres instances pour l'infléchir ? et ces instances ? comment sont-elles concernées par le parfait, l'imparfait... ?
Par rapport à quoi le réel est dans l'imperfection ou la perfection ?
Remarque :
perfection vient du latin per - ficio, ficio venant du verbe facere : faire et per signifiant littéralement jusqu'au bout.
Parfait signifie donc ce qui est fait jusqu'au bout, totalement. [wapedia.mobi]
imperfection / perfection, perfectible / imperfectible, parfait / imparfait, partiel / total, finalité / temporalité, a-temporalité / terme, moyen / fixité, mouvement / mortalité
faire / ne pas faire
(PS : j'ai écrit ceci avant l'édition des posts qui suivent celui que j'interroge)
Cordiale,
Idelette
je ne comprends pas l'association faite du réel avec l'imperfection
dans votre post de Thu 26 November 2009 13:22:30
- Je ressens quelque chose de spécieux dans cette vision.
alors, la perfection, où est-elle ?
imperfection / perfection, implique perfectible / imperfectible, et les valeurs.
il y a d'imperfection et de perfection à partir de ce qui est fait - ou de ce qui se fait. Ensuite, par-fait, ou im-par-fait... en tous les cas il faut un acteur qui agit, qui fait - qui donc fait des choix de faire, avec une matière - et manière. Que les choix sont volontaires ou non, en tout cas le "faire ceci" implique "ne pas faire cela, soit autre chose que le faire ceci".
si on dit que le réel rime avec perfection par l'opposé de ce dernier... jusqu'où va qu'il y a un réel à façon ? Et qu'est ce qui est à façon ? Faire aller le réel jusqu'au bout au delà de quoi il n'y a pas à aller plus loin dans l'acte du faire - impliquant que ce soit alors le contraire qui se passe ?
inachevé incomplet... le réel... ?
et comment agit-on avec le réel ?
N'y faudrait-il pas d'autres instances pour l'infléchir ? et ces instances ? comment sont-elles concernées par le parfait, l'imparfait... ?
Par rapport à quoi le réel est dans l'imperfection ou la perfection ?
Remarque :
perfection vient du latin per - ficio, ficio venant du verbe facere : faire et per signifiant littéralement jusqu'au bout.
Parfait signifie donc ce qui est fait jusqu'au bout, totalement. [wapedia.mobi]
imperfection / perfection, perfectible / imperfectible, parfait / imparfait, partiel / total, finalité / temporalité, a-temporalité / terme, moyen / fixité, mouvement / mortalité
faire / ne pas faire
(PS : j'ai écrit ceci avant l'édition des posts qui suivent celui que j'interroge)
Cordiale,
Idelette
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