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Ce forum a pour objet de permettre un débat autour du projet de loi sur le titre de psychothérapeute et, plus largement, d'ouvrir une discussion autour du positionnement de la psychanalyse dans la cité
La « Campagne dépression »
Envoyé par: JAM (---.clients.easynet.fr)
Date: Fri 12 October 2007 08:03:35


La « Campagne dépression » a pour but de substituer quelques leurres dociles à ce que, pour le meilleur et pour le pire, nous représentons en ce monde, et qui dérègle toute machine à calculer. Cette opération suppose l'éradication des psychanalystes (et celle des psychothérapeutes relationnels), et l’accomplit comme par anticipation. C’est la reprise tranquille, par la voie des médias, de ce qui fut raté en 2003 par la voie parlementaire.

Qui est à l’origine de cette campagne inédite ? Qui ameute les populations contre « la dépression, une maladie » comme auparavant contre le tabac ? Avec un faux nez (l’INPES), c’est notre vieille connaissance, la Direction générale de la Santé. Le plan n’est pas secret : déclencher sur commande, à l’heure dite, une lame de fond médiatique, qui produira des raz de marée de bla-bla, des pluies torrentielles d’images, et nous serons noyés sans phrase. C’est « SOS, météores ! »

Le cher Accoyer, franc comme l’or, c’était l’adjudant, il nous interpellait, nous houspillait, il voulait nous mettre au pas : c’était le bon temps, quoi. Les nouveaux maîtres du climat idéologique ne sont pas des autoritaires, ce sont des sournois : ils nous ignorent. Silence. Qui consulter en cas de dépression ? Le généraliste, le psychiatre : ils donnent des médicaments ; le psychologue : tests et questionnaires . Le psychiatre et le psychologue sont polyvalents, ils assurent aussi des « psychothérapies », entendez TCC. Quant à nous, c’est bien simple : nous ne satisfaisons pas aux critères d’existence en vigueur dans l’univers parallèle DGS. Nous n’existons pas, nous n’avons jamais existé. Ce n’est plus la trique, c’est la gomme à effacer.

La DGS a entrepris l’endoctrinement massif du public ("l'éducation à la santé") afin de lui régénérer le mental, si je puis m’exprimer ainsi. Les nouveaux « ingénieurs de l’âme » veulent visiblement changer l’homme dans ce qu’il a de plus profond par un usage méthodique et très précis de signifiants-maîtres, et ici, tout se fait au nom de « la santé ». Pourquoi donc ce signifiant-maître est-il aujourd’hui incontesté, tout-puissant, médusant ? C’est que, dans le désastre des idéologies induit par le discours de la science, la vie est désormais une valeur ultime et l’enjeu polarisant de débats fondamentaux, tandis que le pouvoir s’affirme corrélativement comme « bio-pouvoir » (Foucault).

Donc, pas d’illusion, et pas d’inflation non plus : ce sera une lutte prolongée, ce n’est pas la lutte finale, cent fois sur le métier il faudra remettre l’ouvrage. Il faudra anticiper en permanence le prochain assaut. Cela deviendra presque une routine.

Le « Guide » de la campagne est déjà sur Internet, à www.info-depression.fr

Jacques-Alain Miller




Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: didier.kuntz@club-internet.fr (---.d4.club-internet.fr)
Date: Fri 12 October 2007 19:56:28

Campagne répression:

j'ai été d'ores et déjà m'informer sur le site d'information pour prendre connaissance des derniers progrès en matière de communication de la dépression; je dois dire que j'ai été satisfait au delà de mes attentes, avec toute cette science, la déflation de la dépression suivra, parce qu' enfin, c'est une vraie maladie, et non plus un problème d'adaptation des structures d'expressions politiques à l'animal humain; celui-ci est enfin reconnu par celles-là pour ce qu'il est, pas moins que dans ses nouveaux droits à la reconnaissance de l'insignifiance, enfin prise en compte, de sa souffrance, là où la psychanalyse ne fait qu'échouer à méconnaître la spécificité de la souffrance qui exsude de son manque à savoir. Chapeau l'INPES!

DK


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: F. D. (---.d4.club-internet.fr)
Date: Fri 12 October 2007 23:45:48

Consacré au plan de santé mentale, et de cette campagne contre la dépression qui en serait l'une des composantes, un entretien de Roland Sicard avec Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, peut encore être écouté pendant quarante-huit heures sur le site de l'émission "Les Quatre vérités" de France 2. Lien:

[les-4-verites.france2.fr]

La ministre annonce:
"Je souhaite booster encore mieux ce plan de santé mentale -- par exemple dans la lutte contre la dépression."

Rien ne semble avoir été négligé pour la promotion de cette campagne: site web, spot publicitaire et même "mallette d'information des professionnels". Madame Bachelot semble avoir un peu manqué de temps pour assimiler elle-même l'ensemble ces informations.
Le site web comporte ainsi un chapitre "Déprime ou dépression?" ("On est fatigué, on n’éprouve plus de plaisir, on est triste… mais pas triste comme d’habitude, non, ça n’a rien à voir avec un « coup de déprime »", etc). Pourtant la ministre semble confondre "dépressif" et "déprimé", dans la description qu'elle fait de la "maladie" en question:

"C'est une maladie qui est méconnue, qui touche trois millions de Français. Deux populations sont particulièrement concernées: c'est-à-dire les jeunes et les personnes de plus de quatre-vingt ans. Entre cinquante et soixante-quinze ans, disons, cela va mieux, on est moins atteint par la dépression. Il y a deux fois plus de femmes déprimées que d'hommes et soixante-dix pour cent des suicides dans notre pays sont dûs à un état de dépression..."

Actualité oblige, l'entretien se conclut à propos du la Coupe du monde de rugby, permettant à la ministre un mot de la fin sur un ton enjoué:

"Faire du sport, c'est la meilleure façon de lutter contre la dépression, contre le cancer, contre la maladie d'Alzheimer. Donc c'est vraiment une stratégie gagnant-gagnant!"

---



Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: Véronique Hervouët (---.ppp.tiscali.fr)
Date: Sat 13 October 2007 10:51:47

La logique et la configuration ad hoc se confirment : biopolitique, propagande, homo sacer.

Véronique Hervouët


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: Jean-Michel LOUKA (---.w90-2.abo.wanadoo.fr)
Date: Tue 16 October 2007 10:47:15

Eh bien,...oui, ça recommence, ça repart ou ça se poursuit !

Sur un autre mode, en effet: non plus la "trique", mais la "gomme à effacer", comme dit JAM.

Si vous êtes "dé-primé", il faudra vous "ré-primer", à moins que vous acceptiez d'être "sup-primé". Cela vise les psychanalystes et la psychanalyse, ça c'est la "sur-prime" !

La "gomme à effacer" efface-t-elle aussi un certain article 52 d'une loi de 2004 ?

JML.


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: I. D. (---.ornis.fr)
Date: Tue 16 October 2007 11:05:11

I. Discours du 9 octobre 2007 de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports devant la conférence-débat « Comment passer des recommandations aux pratiques », organisé par l’association France dépression à l’occasion de la journée européenne de la dépression.

« Longtemps la dépression, comme d’autres troubles psychiques, a échappé à l’investigation médicale. Objet d’étonnement, de réprobation, condamnées avant d’être soignées, craintes et parfois tournées en dérision, ces pathologies assimilées au vice plutôt qu’à la maladie, ont été jugées bien avant que d’être comprises.
Ces temps sont révolus. Nous pouvons l’espérer. Mais il reste encore beaucoup à faire si nous voulons nous assurer que l’histoire jamais ne se répète. Certes, le regard social a changé. Les traitements se sont perfectionnés. Les derniers développements des sciences humaines, les contributions croisées de la philosophie,

de la psychanalyse

et des sciences ont favorisé l’émergence de nouvelles problématiques. Les méthodes de la psychiatrie se sont affinées. La prise en charge des malades souffrant de pathologies psychiques a clairement bénéficié des avancées de la médecine."

[www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr]


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: marc bonnet (---.fbx.proxad.net)
Date: Tue 16 October 2007 14:56:09

En bon dépressif (et non déprimé, quoique peut-être aussi, à force) je me permets une remarque. Alors comme ça c'est l'institution, Direction générale de la Santé, qui est responsable de ses stratégies, de sa propre initiative !!? Pas de projet, pas de concordance, pas de penseurs dans un certain entourage supérieur… vous avez eu la dissolution, puis la castration (mentale comme dirait Bernard Noël) maintenant vous avez le gommage (comme dirait un certain vieux Robbe-Grillet). Ha oui et l'INTER, ça en est où?
Une question: Savez-vous vraiment lire… tous les "petits" discours?
Il faudra bien un jour déshabiller le Roi. C’est un moment délicat, je le reconnais. Mais les Français l’ont déjà fait.
cordi@lement,
MB


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: J.P.M. (---.w86-211.abo.wanadoo.fr)
Date: Tue 16 October 2007 18:38:57

A Jacques Alain Miller


De votre intervention nous ne retiendrons pour l’instant que la première phrase.
« La « Campagne dépression » a pour but de substituer quelques leurres dociles à ce que, pour le meilleur et pour le pire, nous représentons en ce monde, et qui dérègle toute machine à calculer. », pour en pointer trois termes : « Substituer », « représentons » et « machine à calculer ».
Le premier, « substituer », semble montrer l’incidence de la visée d’une « Campagne » qui pour n’être pas Napoléonienne n’en a pas moins l’envergure de l’Aigle qui serait là comme en train de tournoyer.
« Substituer », c’est tout de même un terme fort dans le champ de la psychanalyse, puisqu’il articule en celui-ci « la structure métaphorique ». Or, si nous vous suivons bien c’est à « ce que nous représentons » qu’il s’agirait, par cette « Campagne », de troquer « du signifiant au signifiant » et de rendre par cet échange, pourquoi pas, la « dépression » plus poétique sinon plus supportable, à ceci près tout de même que métaphore de ceux qui représentent la psychanalyse, voilà que la dépression en campagne, vient à faire de ces représentants, des « êtres » symptôme, qu’ils veuillent ou non se le dire.
Le second terme maintenant : « Représentons ». Substituer à « ce que nous représentons », bon gré mal gré, une autre forme sans doute, qui se montrerait plus gouvernable. Mais que représentons-nous, si nous ne représentons pas l’inconscient ? N’a-t-on pas lu quelque part, que les psychanalystes en étaient même, de cet inconscient, « l’adresse », à savoir que non seulement ils le représentent, « pour le meilleur et pour le pire », mais en plus ils en constituent l’indication du lieu où il demeure soit, le représentant le plus représentatif, ce qui veut dire que si c’est bien à eux qu’il faut s’adresser en matière d’inconscient, on ne s’y adresse jamais autant qu’avec, si on peut dire, cette matière c'est-à-dire en la mettant en fonction dans un champ de langage, sinon en fonctionnement de celui-ci, puisqu’on le sait maintenant l’inconscient en est, de cette matière, tout structuré comme ledit langage, et aussi bien, comme on le sait moins, ledit langage lui, s’en trouve tout retourné, d’en être là, condition de structure.
Troisième terme : « machine à calculer ». Est-ce là, la substitution ou bien ce que nous représentons qui vient cette belle machine « à penser comme les hommes », la troubler ?
Il semblerait, là encore, que ce soit ce que nous représentons, si tant est que, ce que nous représentons, nous le représentions d’une façon qui soit pour la machine représentable, car si nous ne le représentons pas ainsi, cela revient à en représenter l’absence, l’absence de représentabilité et que c’est bien peut être là une difficulté pour notre représentation, mais pas pour la machine qui elle, s’en moque. Et non seulement cela peut être une difficulté pour notre représentation, mais cela peut être aussi son tort, tort qui lui fait aujourd’hui, si on peut dire, rétorsion plutôt retorse, pour ne pas dire qu’il lui fait « Campagne » de mauvaise compagnie.
Si malgré tout cela, c’est bien à ce que nous représentons qu’il s’agirait avec elle de nuire, alors il convient d’en prendre acte, non pour, avec cet acte, en dérégler machinalement quelque machine macaronique, mais bien pour en régler celle de l’inconscient, machine autrement machinée puisque machin ne calculant pas, ne jugeant pas, ne pensant pas, et n’en portant pas moins, vous le savez mieux que quiconque, « effet de travail ».
Retour à l’envoyeur donc, que cette « Campagne », c’est là du moins tout l’effet de travail dont elle peut faire impression, encore qu’en cet effet, ne visant pas l’imprécision, il se pourrait qu’elle y atteigne, et très précisément, d’y conjuguer l’effort et les forces. « Français, encore un effort… » et vous en connaîtrez la suite.
« Dépresser », après tout ça pourrait faire verbe à rejoindre impressionner. « Dépressionnez-vous les uns les autres ! ». Plût au ciel que cette « Campagne » n’en vienne pas aux pressions, comme on en vient aux mains, pour réclamer précisions et impressions que là-dessus la psychanalyse aurait peut-être bien du mal à lui fournir, car là n’est pas, ni ce qu’elle a de meilleur, ni ce qu’elle a de pire. Ce n’est pas qu’elle néglige l’affect, mais qu’elle le reconsidère depuis l’inconscient et le trouve cet affect, plutôt déplacé.
Arrêtons ici, si vous nous le permettez, nos remarques internautes et notons cependant qu’une lettre suffirait à les rendre, ces remarques, « internautres ». Encore que cette lettre, à se glisser ici et prendre l’ « r » d’une autre, d’une autre lettre, ne se montrera pas pour autant « lettre volée », pas même « lettre en souffrance », ni mise de côté voire à gauche, mais bien plutôt lettre arrivée, comme il se doit, à destination.

Cordialement à vous.

J.P.M.


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: F.D. (---.d4.club-internet.fr)
Date: Thu 3 January 2008 02:15:57

• Sur site Rue89, en date du 2 janvier 2008, article multimédia consacré aux réactions des psychanalystes à cette campagne. Avec prises de position de Colette Soler, Marie-Jean Sauret, Lilia Mahjoub, etc.

[rue89.com]





Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: Berlin Michel (---.w86-209.abo.wanadoo.fr)
Date: Mon 7 January 2008 10:17:20


Une "campagne dépression" ou une campagne des pressions?

La campagne dépression serait-elle le prétexte de la belle âme pour une campagne des pressions?

Des pressions médicalisantes tendant à annexer, pour les paramédicaliser dommageablement de fait, l'originalité différente et l'indépendance de l'approche et du traitement clinique psychologique ou psychanalytique du mal être et du "mal à dire" qui peuvent, on le sait, s'exprimer parfois sous forme de symptômes dépressifs?

Mais souffrance du "mal à dire", propre au fait que l'Homme parle et que le sujet n'est qu'effet de langage, est-elle pour autant à ranger et détourner dans le domaine médical "réservé" et "préservé" du "marché" de la maladie et de son traitement médical?

Il semble que c'est ce que tendent à faire la direction générale de la santé et l'INEPS à lire la brochure de soi-disant information qui vient de sortir à grand tapage médiatique à titre de campagne contre la dépression. Ce terme militaro-commercial de campagne semble bien signer en effet que sous couvert de prévention charitable c'est du principa actif d'une véritable campagne de médicalisation des souffrances de l'âme qu'il s'agit.


J'avais parlé dans un précédent article de "main-basse sur la parole" au temps du rapport du bon Docteur Cléry-Melin. En voilà le prolongement en une suite logique. Il s'agit certes comme on l'a dit d'effacer la psychanalyse et la psychologie clinique comme approches singulières et indépendantes mais c'est pour les détourner comme activités paramédicales sous contrôle et logique médicale du monopole de ce qui est devenu dans l'idéologie néolibérale "un marché" à conquérir.

D'où la "campagne" de reconquête pour la suprémacie en effet dont cette brochure est un des éléments de la stratégie.

Mais, à travers ce détournement médical monopolisant et asservissant, il setrouve que ce sont non seulement les praticiens de ces activités, psychanalystes, psychologues cliniciens, psychothérapeutes relationnels, qui sont détournés dans leur indépendance et l'intérêt pluraliste de leur logique professionnelle propre, mais surtout c'est le sujet, englué dans l'étroitesse d'un uniforme maladif de dépressif qui est en risque d'en être muselé et voué à un fatalisme biologique médicamenteux.

En effet, si cette brochure se voulait vraiment informer le public pour lutter contre "la dépression", elle pourrait ne pas manquer de préciser comme elle le fait pourtant, en ne cessant se souligner que le psychologue (entendez aussi au sens large pourquoi pas le psychanalyste et le psychothérapeute) n'est pas médecin, que réciproquement le médecin fut-ce dans son diagnostic n'est pas ... psychologue.

Par cette information tronquée cette campagne depression devient alors une campagne des pressions. Des pressions pour faire croire et laisser entendre, sans la moindre idée de la possible basse existence dommageable d'un quelconque conflit d'intérêt, que seul le médecin peut diagnostiquer ce que par ailleurs il est le seul à réduire à une maladie.

Alors qu'il existe des approches de psychologie cliniques et de psychanalyse, différentes de l'approche médicale, qui sont pourtant susceptibles de produire leur propre "diagnostic" et leur propre traitement en fonction des theories psychologiques de référence qui les sous-tendent, bien différentes de "celles" pourtant par définition inexistantes du DSM .

Ne serait-ce pas, pour les rédacteurs et les commanditaires de cette brochure biaisée, au public, reconnu dans sa dimension de sujet et de citoyen responsable, de choisir selon sa demande et le travail d'analyse pour la mettre à jour qui peut en être fait dans les rencontres préliminaires?

Michel Berlin


Re: La « Campagne dépression »
Envoyé par: Berlin Michel (---.w86-209.abo.wanadoo.fr)
Date: Mon 7 January 2008 11:17:44

Enfin pour amorcer une dépressurisation et un redressement du détournement de cette campagne, il eut été sans doute utile et de surcroît honnête d'ajouter sur la brochure pour en informer en toute clarté le public destinataire que bien évidemment pour un diagnostic et un traitement proprement psychologiques on peut continuer de s’adresser librement et directement au psychologue (psychanalyste, psychothérapeute) de son choix sans pour cela devoir passer ni par le psychiatre ni par le médecin traitant ou référent et leur "diagnostic".

Michel Berlin




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